San
Finna N°521 du 29 Juin au 05 Juillet 2009 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
La semaine dernière, s’est tenue à Ouagadougou, la 17e conférence de la région Afrique de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires. Le mardi 23 juin 2009, la salle d'audiences du Tribunal de grande instance de Ouagadougou a servi de cadre, pour une remise d'ouvrages juridiques au ministère de la Justice, Garde des Sceaux. 41 conseillers municipaux du parti de Vla Sanogo ont réclamé cette semaine sa démission et exhorté le SG du parti à organiser une réunion extraordinaire du BEN du RPP/Gwasigi. Des développements dans la présente rétrospective de la semaine écoulée.
RETROSPECTIVE SUR LA SEMAINE ECOULEE
Tuberculose et maladies respiratoires Les systèmes de santé auscultés
La 17e conférence de la région Afrique de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires s’est ouverte le mercredi 24 juin dernier à Ouagadougou en présence du président du Faso, Blaise Compaoré. Experts, professionnels de la santé, religieux et politiques se donnent 3 jours pour ausculter les systèmes de santé dont la performance détermine le succès de la lutte. Véritable problème de santé dans la plupart des pays du monde, la tuberculose revient au-devant de l’actualité avec ses formes résistantes et la coïnfection (tuberculose/VIH). Son incidence est de 41 nouveaux cas pour 100 000 habitants dans le continent américain, 50 en Europe et 356 cas en Afrique. Cette maladie guérissable continue de tuer plus de 1 600 000 personnes par an. Au Burkina Faso, l’incidence annuelle pour toutes les formes de tuberculoses (qui touchent les personnes âgées de 15 à 49 ans donc les plus actives) est de 248 cas pour 100 000 habitants, soit au total 36 952 cas. Au vu de ces chiffres, les experts, les politiques, les professionnels de la santé s’interrogent aujourd’hui sur la prise en charge de la maladie. Pour le secrétaire exécutif de l’Union, le succès de la lutte dépend en grande partie de la qualité des ressources humaines. C’est ce qui justifie le thème de la 17e conférence de la région Afrique, à savoir "Santé respiratoire et renforcement des systèmes de santé en Afrique". Les communications et les discussions permettront aux 500 participants venus de 33 pays, de mettre sur la table, les pathologies telles l’asthme, les pneumonies chez l’enfant, le tabagisme dans la région Afrique mais aussi les stratégies pour la qualité des soins, le rôle des communautés, la problématique de la coïnfection tuberculose/VIH, l’accès aux médicaments, les problèmes de la recherche, etc.
Des ouvrages pour le ministère de la Justice
La salle d'audiences du Tribunal de grande instance de Ouagadougou a servi de cadre, le mardi 23 juin 2009, pour une remise d'ouvrages juridiques au ministère de la Justice. Ces ouvrages juridiques relatifs au droit des affaires, sont une contribution de la Coopération française à l'enracinement et à l'amélioration du droit des affaires dans les Etats membres de l'OHADA. L'ambassadeur de France au Burkina Faso, François Goldblatt, a remis mardi 23 juin 2009 en fin d'après-midi, des ouvrages au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Zakalia Koté. Ces ouvrages relatifs au droit des affaires sont un appui de la Coopération française au Burkina pour l'amélioration et l'enracinement du droit des affaires dans les Etats membres de l'Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires (OHADA). Les ouvrages remis font partie d'une acquisition de quelque 24 000 livres divers ainsi que 5 000 CD-ROM que la France vient de mettre à la disposition des Etats membres de l'OHADA
La démission de Vla Sanogo souhaitée
Dans une lettre ouverte publiée courant cette semaine dans la presse, quarante et un élus conseillers municipaux du Rassemblement pour la prospérité populaire (RPP-Gwasigi) désapprouvent la gestion du parti par le président Vla Sanogo. Ils réclament donc son départ. Ils s’adressent vertement au Président du parti. Morceaux choisis :
« …Nous profitons vous signaler qu'au moment de la bataille électorale de 2006, nous n'avions reçu de la part du Parti que la somme de (400 000) francs CFA pour conquérir (274) sièges dans (137) villages... Depuis trois (3) ans, nous, les élus RPP-Gwasigi de la Province de la Bougouriba, sommes abandonnés à nous- mêmes.
Nous sommes privés d'appuis de tous genres : manque d'informations, de séminaires de formation à l'instar des autres partis politiques de la localité. Pourtant, les subventions annuelles de l'Etat existent en la matière, afin d'aider les partis à assurer l'animation de la vie politique au Burkina Faso. A quoi ont servi ses fonds, puisque depuis lors, nous n'en avons pas écho ? En outre, nous nous démenons pour rester en cohésion face aux différentes difficultés d'ordre social ou professionnel que traversent certains camarades, tout cela au nom d'un parti qui semble être en perte de vitesse face aux autres partis politiques qui, eux, respectent, ne serait-ce que de peu, leurs règlements.
Notre constat est simple: le RPP-Gwasigi se résume à son Président Trésorier Général, Monsieur Vla Sanogo. Puisque depuis les élections municipales, vous êtes le seul à gérer les affaires du parti sans en rendre compte aux autres, bien que les textes soient clairs… » ; « … Pire, vous êtes allé vous inscrire sur la liste de l'ADF-RDA, lors des législatives de 2007, sans pour autant être élu. De ce fait, nous sommes en droit de nous demander si toutefois vous n'avez pas signé une clause avec celui-ci… » ; « …Au vu de tous ces manquements graves au règlement intérieur et aux statuts du Parti, le Collectif de la Bougouriba vous invite à vous expliquer sur vos agissements, qui sont de nature à nuire au parti, et par ailleurs, exhorte le Secrétaire général du RPP-Gwasigi à la convocation d'ici à 14 jours d'une réunion extraordinaire du Comité Exécutif National, afin de prendre les mesures qui s'imposeront. ». Affaire donc à suivre.
La lutte contre la corruption par une dénonciation responsable
Comme il est dans ses habitudes, le député Mahama Sawadogo est intervenu cette semaine dans la presse autour d’un sujet toujours d’actualité : la lutte contre la corruption. Il a invité les responsables de structures de luttes contre la corruption à faire preuve de responsabilité dans la dénonciation. Lisez ce passage : « En ce qui concerne particulièrement l'action des structures organisées (les médias, les partis politiques, le RENLAC.) Il est souhaitable qu'elle soit suffisamment pertinente pour obliger le gouvernement à prendre ses responsabilités. Il en sera ainsi si ces structures parviennent à fournir des indications précises sur les objets de leurs interpellations en lieu et place des généralités qui les caractérisent très souvent. C'est là une exigence de leur conviction et de leur responsabilité. Sans l'observation de cette exigence, on est fondé à croire que l'attitude de ces structures procède davantage de la propagande politique que du véritable souci de participer à la lutte contre la corruption et les délits voisins tels que le trafic d'influence, l'enrichissement illicite. En effet, si on se contente de faire des affirmations du genre: ‘la corruption est le sport favori au pays des Hommes intègres’, ‘les villas de Ouaga 2000 et les grosses voitures sont l'expression arrogante de la corruption de certaines personnes’, ‘il existe de nombreuses surfacturations dans les administrations’, alors on fait surtout de la délation plutôt que de la dénonciation responsable ». Attendons les réactions maintenant.
Cette année, on va bien manger
Le ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques (MAHRH) a animé, le 24 juin 2009 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la campagne agricole 2009-2010. Il y est ressorti que si toutes les conditions étaient réunies, le Burkina Faso pourrait réaliser un excédent céréalier Du 1er avril au 20 juin 2009, 19 mm d'eau sont tombés à Zitenga (Oubritenga) et 335 mm à Kampti (Poni), selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques (MAHRH). Se fondant sur ces deux extrêmes (19 mm, plus basse quantité d'eau tombée et 335 mm, plus haute), le directeur général des productions végétales, Robert Ouédraogo, a indiqué que la campagne agricole s'installe lentement au Burkina, mais qu'il n'y a pas de retard notable. Selon M. Ouédraogo, les semis sont entrepris dans toutes les régions (taux de réalisation de 40 %), la situation phytosanitaire est calme et la levée est bonne dans les régions des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Sud-Ouest, du Centre-Ouest, de l'Est et du Sahel. Il rassure les producteurs qu'ils peuvent continuer à semer jusqu'en fin juin, voire mi-juillet. Pour le DG de la production végétale, toute une batterie de mesures ont été prises pour mener à bien la campagne agricole 2009-2010 et si tout se passe comme prévu, le Burkina peut espérer réaliser un excédent céréalier. L'objectif du gouvernement est d'accroître les productions agricoles cette année. Il compte augmenter la production céréalière de 20 %, soit 5 220 890 tonnes. A l'occasion de la campagne agricole 2009-2010, le gouvernement a pris cinq mesures pour accroître la production. Il s'agit de la subvention en engrais, de semences améliorées, d'équipements agricoles, d'appui-conseil et de gestion des risques.
PROJECTION SUR LA SEMAINE A VENIR
Pour la semaine prochaine, on annonce la conférence de presse du Maire de notre capitale au sujet des maisons closes. Il y aura également les épreuves relatives à la deuxième partie du baccalauréat.