Mise à jour le 29/08/2010
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San Finna N°580 du 30 Août au 05 Septembre 2010
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"


Deux sons de cloche

PEUT-ON OU NON TROUVER A REDIRE
A LA FACILITATION DE BLAISE COMPAORE
DANS LA LIBERATION DES OTAGES ESPAGNOLS ?

Dans les médias, on ne parle que de cette intervention heureuse de Blaise Compaoré dans la libération des deux otages espagnols. Mais s’il y en a qui n’ont pas de mots assez forts pour louer la contribution du chef de l’Etat dans cette issue heureuse, il en est aussi qui restent plus que sur la réserve, la suspectant de calculs dangereux. Deux sons de cloche.

SOYONS DE BONNE FOI ET RECONNAISSONS QUE BLAISE COMPAORE A ENCORE BIEN JOUE

Il y a des Burkinabé qui sont tellement de mauvaise foi qu’il ne faut même pas chercher à les convaincre de ce que Blaise Compaoré peut être aussi capable de bonnes actions. Ce n’est pas à ceux-là qu’il faut essayer de démontrer que cette médiation  n’aurait pas pu aboutir si le chef de l’Etat n’y avait pas apporté son expertise. Il faut passer outre et s’en tenir à l’immense majorité des observateurs qui ne manquent pas de félicitations à l’endroit de cette nouvelle facilitation.  Il y a des chefs d’Etat qui ne font pas qu’être chef d’Etat : Blaise Compaoré s’est découvert des talents dans l’intermédiation, et si aujourd’hui des Etats, des institutions internationales, ne manquent pas de faire appel à lui pour dénouer certaines situations bloquées, il faut avoir l’humilité de lui reconnaître des qualités. Les otages espagnols ne  remercient pas pour rien le chef de l’Etat burkinabé, avec la même reconnaissance que leur propre pays. Ils savent qu’ils auraient pu laisser la vie dans les sables chauds du désert comme l’otage français Michel Germaneau pour lequel on a préféré passer par la méthode forte plutôt que par celle de la négociation. Alors, arrêtons de voir le diable partout, même là où il ne voudrait pas y être. Ce ne sont pas les parents des  otages qui actuellement vont trouver à redire pour l’issue heureuse de cette crise. La politique, c’est les mains sales pour reprendre le célèbre philosophe français Jean-Paul Sartre ! C’est dire que, même si quelque part il a fallu faire des compromis à la limite de la compromission, rien ne vaut de sauver des vies humaines. Et c’est quand même une marque de fierté pour notre pays de voir que dans l’histoire, pour le règlement d’un certain nombre de crises, on en reviendra toujours à notre premier responsable qui a su, certes, polir son image par des initiatives opportunes mais dans le même temps, rehausser celle du pays dont il a su porter haut le nom dans le concert des nations. Et puis, comme a écrit un Internaute du quotidien Le Pays, « Il faut savoir se vendre. Á quelque chose malheur est bon, s’il faut que nous nous  illustrions de cette façon, pourquoi pas, de toute façon, les autres n’hésitent jamais á saisir les occasions pour se mettre en valeur ». Un seul mot pour terminer : bravo à Blaise Compaoré !

 


TOMI

ECOUTEZ, DANS CETTE FACILITATION, IL Y A DES DANGERS POUR LE FUTUR

Pourquoi c’est toujours celui qui a les meilleures relations avec les opposants, avec les rébellions, qui arrive toujours à les amadouer dans des questions de prises d’otages ? La réponse est claire : c’est un jeu de rôles par lequel chacun y trouve son compte. Les amis de Blaise Compaoré prennent des gens en otage, lui il accourt pour demander de les libérer, et les pays d’origine des otages se rabattent sur le chef de l’Etat burkinabé avec le pactole ! Les preneurs d’otages gagnent le « quinquin » pour continuer à s’armer en attendant d’autres prises d’otages et Blaise Compaoré apparaît comme le grand sauveur auquel, à ce rythme-là, on finira si on n’y prend garde, à décerner le Prix Nobel. Mais pour que cette catastrophe arrive, il faut effacer totalement l’Histoire, l’Histoire qui porte des faits si graves qu’on ne pourrait même pas imaginer qu’on reçoive sa candidature au Nobel. D’ailleurs, les Internautes ne s’y trompent pas. Un exemple tiré du quotidien Le Pays : «Dire que cette libération est la preuve d un rayonnement diplomatique, c’ est avoir la mémoire courte. Souvenez vous que ce même Burkina avait nié en bloc la présence de ce mauritanien Mohamed shafi sur le sol burkinabé au temps d Ould Taya qui nous accusait d’ être derrières ses opposants. Il a donc fallu cette libération pour que le peuple burkinabé se rende compte que le monsieur est bel et bien au Burkina ; PIRE IL EST PRESENTE COMME UN CONSEILLER TRES PROCHE DE BLAISE. Ce rappel pour que le peuple sache quel est le vrai visage de celui qui nous gouverne. On appelle pas cela diplomatie mais de L’ INGERENCE PURE ».  Le danger dans tout cela, c’est qu’en faisant ami-ami avec les terroristes, on contribue à la propagation du terrorisme et on met le pays en danger car si demain, un président arrive et refuse de s’inscrire dans cette même dynamique, c’est fini pour lui ; il sera « bombé » et c’est terminé ! Et les terroristes, pour bien montrer qu’ils n’en finiront pas avec les crimes, que ce n’est que le début de la violence et de leur règne, viennent, au lendemain de la libération des otages espagnols, d’exécuter un douanier algérien et de tenter un acte kamikaze en Mauritanie qui a heureusement échoué ! Arrêtons de nous mêler de ces médiations. C’est tout à fait honteux pour notre pays.

 

TOZI

Citation de la semaine

«Fermetures d’usines, chômage des jeunes, programme public de relance sans grands résultats pour le moment… La capitale économique du Burkina Faso accueille sans passion la célébration du cinquantenaire de l’indépendance… La majorité des jeunes voit plutôt dans les travaux en cours une opération de charme du pouvoir en place pour préparer la réélection de son candidat ».

Nourou-Dhine Salouka (Syfia Burkina)






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