Mise à jour le 11/05/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N° 463
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives


DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter


SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos


 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

 
 

 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°463 du 12 au 18 Mai 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

Tribune de la femme

* On commence à remplacer les feux tricolores, suite aux dernières émeutes, dans notre capitale. Des gens ont remarqué qu’on le faisait de façon alternée : un feu sur deux est remplacé. Manque de moyens ? Peut-être mais bizarrement, il en découlerait une conséquence positive : une circulation beaucoup plus fluide dans les endroits de forte affluence. Comme quoi, à quelque chose, malheur peut être bon !

* Le riz du Burkina que San Finna a préparé, comme annoncé la semaine dernière pour donner son avis -même de profane- était correct comme on dit, avait un bon goût. Nous avons préparé un riz en sauce et un riz au gras : nous avons tous constaté qu’il est nettement moins fin que le riz asiatique. La conclusion est que pour les personnes qui veulent du riz « costaud » (et c’est l’immense majorité au Faso), y a pas de débat : le riz burkinabé fait parfaitement l’affaire !

* Justement, toujours sur le sujet du riz, au Sénégal, le pouvoir a promis que d’ici 2015, le pays serait autosuffisant en matière alimentaire, notamment au niveau de sa production rizicole qui devrait donc passer de 100.000 tonnes par an à 700.000 tonnes. Mais selon les experts, ce n’est pas évident car pour réussir, il faut vraiment que l’Etat crée les conditions. Selon le site IRIN, « Amadou Tidiane Wane, ingénieur agronome, estime qu’il faut 335 millions de dollars américains pour atteindre une production de riz de 534 000 tonnes par an, une somme équivalente au budget total consacré à l’agriculture au cours des cinq dernières années. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a annoncé qu’une subvention de 23,7 millions de dollars pour venir en aide aux populations rurales vulnérables, mais il n’a pas indiqué combien il comptait investir dans son plan global de développement à long terme de l’agriculture. S’il est vrai qu’il y a beaucoup de terrains disponibles, il faudrait investir jusque 7 181 dollars pour rendre cultivable un hectare de ces terres, selon M. Gaye, sans compter les coûts futurs, liés à l’entretien de cette superficie ». Donc, au Faso, on risque de connaître les mêmes problèmes. Alors, soyons prudent et n’axons pas tout sur l’autosuffisance en riz mais bien sur l’autosuffisance alimentaire en général, ce d’autant qu’on vient juste d’apprendre que la dégradation préoccupante des berges du Kou constitue « une sérieuse menace pour la production du riz local » (in Sidwaya du 09 mai 2008).

* Que devient l’homme politique tchadien Ngarlejy Yorongar, miraculé des geôles de Déby, au lendemain de la tentative de putsch sur N’Djamena ? Les nombreux amis qu’il compte en Afrique et notamment au Burkina Faso devraient se remuer pour ne pas que le célèbre opposant qui a réchappé à la mort se retrouve coincé comme un rat dans un exil où il est tombé comme dans une trappe, sans secours, lui à qui tout aurait été promis. N’oublions pas aussi que sans cette aide de la France qui a remis d’aplomb Déby, il n’aurait pas été arrêté et torturé !

* On va apporter sous peu une aide extérieure, aux villes touchées par les émeutes contre la faim. Il serait bon, chez nous, de faire le point financier des dégâts (tant au niveau public que privé) et de le publier, pour permettre aux gens de juger de la qualité de ce bilan.

* Dans le quotidien français Libération du 07 mai 2008, sous le titre « Sarkozy maladroit, c'est Kouchner qui le dit », on apprend ceci : «Le ministre des Affaires étrangères a réagi ce jour même sur France Inter, suite à la déclaration du président de la République affirmant que ‘l’espace des libertés progresse» en Tunisie’. ‘Cette phrase fut maladroite’, a dit Bernard Kouchner, en réponse à une question de la radio. ‘En dehors de cette phrase, oui, par rapport aux autres pays, en particulier dans la région, ça va bien mieux’ en Tunisie’, a-t-il ajouté. ‘Mais c’est insuffisant et il fallait le souligner’ ». Nicolas Sarkozy avait prévenu que le prochain ministre qui se permettrait d’avoir des réflexions personnelles contraires à la position officielle serait limogé. On attend donc de voir s’il va se séparer de Kouchner ! Et pour finir sur le sujet, sachez que Kouchner a tout de même essayé de rattraper les choses avec le grand quotidien pour ne pas trop se faire taper sur les doigts, on imagine. Il a ajouté à ses propos que les atteintes aux droits de l’Homme en Tunisie étaient « vraiment des péchés véniels comparés à l’état du monde. Il y a un gros livre de (l’organisation de défense des droits de l’Homme) Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’Homme dans le monde : la Tunisie n’y figure même plus ». Mais il aurait mieux fait de se taire car cette affirmation a été aussitôt démentie par l'ONG auprès de Libération.fr : «La Tunisie figure bien toujours dans notre rapport mondial 2008». Dur, dur, pour un French Docteur d’être un Foreign Minister de Nicolas Sarkozy !

* Chez nous, le samedi 10 mai 2008, à Gaoua, suite à la révocation du maire Farayéri Frédéric Da par des populations en furie qui ont même attaqué son domicile, il y a eu une rencontre pour analyser la situation. Etaient notamment conviés les partis politiques. On a noté la présence des représentants du FFS, de l’ADF/RDA, de l’UNDD, du CDP. Il a été proposé une dame, Nathalie Somé, pour remplacer le maire. Elle vient d’être nommée à Bobo-Dioulasso à la RTB Ouest et elle demanderait à réfléchir. Lors de la rencontre de ce samedi, un appel au calme a été lancé à la population. Une mission du Ministère de l’Administration territoriale est arrivée de Ouaga pour voir exactement la situation. Affaire à suivre !

* Le Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali vient d’appeler les pays nantis de la richesse pétrolière à prélever 1 dollar par baril pour soutenir le Fonds Mondial de Solidarité mis en place en 1999. Bonne idée a priori mais il aurait pu exiger 2 dollars car le prix du baril flambe comme jamais, ayant atteint plus de 125 dollars cette semaine !

* Sur RFI, la semaine écoulée, on a pu entendre que l’épidémie de méningite au Faso était à son stade terminal. Bien vrai mais dommage qu’on n’ait pas précisé que c’est une chose normale et qui n’est pas le fait des pouvoirs publics : partout où la saison des pluies arrive, l’épidémie disparaît. Mais nous reconnaissons, pour être juste, que l’épidémie semble avoir fait moins de dégâts par rapport à ce qu’on voyait venir !

* Barack Obama, qui a remporté les primaires de la Caroline du Nord et qui est très en avance sur Hillary Clinton qu’il a d’ailleurs failli battre dans l’Indiana réputée pro-Hillary, vient de parler d’un ticket gagnant contre Mac Cain, entre lui et elle : lui président et elle, vice-présidente. Selon une enquête CBS News/New York Times publiée la semaine dernière, une majorité des partisans d'Obama comme de Clinton serait favorable à ce "Dream Ticket" ("ticket de rêve"). Mais le porte-parole de la Sénatrice Howard Wolfson a jugé la discussion prématurée, assurant qu'il n'avait jamais entendu Hillary Clinton exprimer un quelconque intérêt pour la vice-présidence. Bref, c’est la présidence ou rien, et tintin pour les souhaits des militants démocrates !

* En Birmanie, la junte au pouvoir refuse la venue du personnel humanitaire pour aider les populations suite au cyclone Nargis qui aurait fait dans les 100.000 morts et amené plus d’un million de personnes à fuir leurs habitations. Pourquoi ? Parce qu’elle ne veut pas que des gens de l’extérieur, libres, puissent venir constater les dégâts causés par cette terrible dictature et surtout qu’ils mettent dans leurs crânes la graine de la contestation. Mais la junte accepte l’argent, le matériel et la nourriture. Pourtant, elle sait pertinemment qu’elle ne pourra remplir la tâche titanesque qui s’annonce pour secourir les blessés, enterrer les morts, reconstruire.... On sait que les détournements seront légion et que ne seront aidés que ceux qui feront des salamalecs à la Junte. Des militants luttant pour l'avènement de la démocratie en Birmanie viennent de supplier la communauté internationale : "Pour sauver des milliers de vies avant qu'il ne soit trop tard, nous voudrions demander expressément aux Nations unies et aux gouvernements étrangers d'intervenir en Birmanie immédiatement pour fournir de l'aide humanitaire directement au peuple birman, sans attendre la permission de la junte militaire". Comme ils ont raison. Seront-ils entendus ? Il faut l’espérer. Les populations du Myanmar (nouveau nom de la Birmanie choisi par la Junte et qui veut dire « pays merveilleux » !!! alors qu’on sait que c’est le pays de l’horreur) le méritent tant.

* On écrivait la semaine dernière que le Burkina Faso pourrait se lancer peut-être avec bonheur dans la culture de ce féculent délicieux qu’est la pomme de terre. San Finna n’avait pas lu un article que la FAO a consacré sur le sujet, et qui va dans le même sens. Il semble, selon l’organisation, que bien de pays africains sont passés d’une consommation de pommes de terre de 5 à plus de 25 %. Et bien vrai que même dans nos brousses, elle commence à être très appréciée. Mais attention, pour que cette culture marche bien, non seulement il faut baisser les coûts de production mais surtout trouver les moyens adéquats de conservation car la pomme de terre ne supporte guère la chaleur. A défaut, on pourrait se rabattre sur les patates douces qu’on peut préparer de multiples façons et qui se conservent longtemps.

* Est-ce un coup d'Etat en marche contre le Liban auquel on assiste en ce moment même par le Hezbollah ? En tout cas, le processus semble engagé. Pendant ce temps, les forts en thème de la communauté internationale continuent à gesticuler, tout en révélant (comme en Birmanie, au Zimbabwe, en Georgie... et nous en passons) leur impuissance !

* Le président Hugo Chavez aurait tenté d’acheminer des armes pour les rebelles colombiens du FARC via le Belarus. L’ordinateur du numéro 2 des FARC, Paul Reyes, le prouverait. La nouvelle, même si elle est démentie, fait scandale !


DERNIERE MINUTE

EXTRAORDINAIRE ATTAQUE DE KHARTOUM PAR LE JEM :
DEBY TIRERAIT-IL SEUL LES FICELLES ?


Incroyable mais vrai : des rebelles jusqu’alors contenus à la frontière soudano-tchadienne, ont parcouru plus de 1.000 kilomètres pour venir faire tonner le canon ce 10 mai 2008 jusque dans les faubourgs de Khartoum. Ca, c’est bon pour le régime bringuebalant de Déby mais pour celui pur et dur du Soudan d’el Béchir, les bras vous en tombent ! Alors, on comprend le coup de tonnerre que constitue cette attaque, et les commentaires qui gonflent déjà. Assurément, c’est comme un mythe qui tombe, une banquise qui s’écroule. Un doigt accusateur est porté contre N’Djamena suivi immédiatement de la rupture des relations diplomatiques. Idriss Déby, sans doute pince-sans-rire, se retrouve dans le rôle supérieur de el Béchir qui n’a jamais manqué de démentir, du haut de sa superbe, d’être à l’origine des sempiternelles chevauchées des rebelles tchadiens sur la capitale tchadienne à partir de la frontière soudano-tchadienne.

Eh bien aujourd’hui, il ne sera plus dit que ce sera uniquement N’Djamena qui vivra dans l’anxiété d’attaques. Ca, c’est nouveau, ça donne de l’allure, de la puissance à Déby. Mais ça nous amène à nous poser bien de questions. L’attaque est-elle de son seul fait ou Kadhafi aurait-il les doigts mouillés ? Les USA, qui n’ont pas tardé à réagir, ne verseraient-ils pas ici des larmes de crocodile ? Pourquoi la France, jusqu’à présent, la première à réagir quand il s’agit d’un cas intéressant e son pré-carré, garde-t-elle bouche cousue ? Y aurait-il une relation de cause à effet entre le récent déploiement de l’EUFOR (tant craint par Khartoum et pour cause !) et cette descente du diable sur la capitale soudanaise ? Voilà un panel de questions parmi tant d’autres sans compter celle de savoir si après cette « baffe » retentissante donnée au président soudanais, ce dernier ne va pas, histoire de faire vite oublier cet épisode, entreprendre une réplique des plus vigoureuses. Affaire forcément à suivre !

VT





Site réalisé par Come Tell The World