Mise à jour le 25/07/2010



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San Finna N°575 du 26 Juillet au 01 Août 2010
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

BAISSE DES FINANCEMENTS EN FAVEUR DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA
POURRAIT-ON NOUS EN CACHER LES VRAIES RAISONS ?

A l’occasion de la 18e conférence mondiale sur le Sida qui s’est tenue à partir du 18 juillet 2010 à Vienne et qui a regroupé plus de 20.000 chercheurs, médecins et membres d’associations intervenant dans le domaine de la lutte contre le Sida, on a appris que deux projets présentés par le Burkina Faso et le Cameroun ont été rejetés. La nouvelle a sonné comme un quasi-tonnerre aux oreilles de nombreux observateurs qui n’imaginaient pas que notre pays puisse écoper d’une telle mesure.
La lutte contre le Sida au Faso est présentée comme un modèle du genre au niveau international et l’on attribue notamment ce succès au fait que le Comité national de lutte contre le VIH soit logé à la Présidence du Faso. On se souviendra que la femme de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, avait même fait le déplacement de Ouagadougou, s’émerveillant du travail accompli sur le front du combat contre le fléau.


Pourquoi donc aujourd’hui une telle sanction ? Si cette interrogation peut tarauder des observateurs internationaux, en interne, ce n’est certainement pas le cas car les critiques n’ont pas manqué au niveau de l’organisation de la lutte contre le Sida.

Des journaux comme San Finna se sont illustrés dans ce domaine. On se souvient des demandes d’explication, des pieds de grue faits à la Direction du Comité de lutte pour en savoir plus sur la transparence au niveau des fonds alloués, sans aucun succès.

Des partis politiques comme l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) ont même officiellement demandé la déconnexion du Comité de lutte contre le Sida de la Présidence du Faso. En vain.

Tout dernièrement, l’Observateur Paalga dans un article retentissant, a écrit ceci : « … Un autre virus fait des ravages : celui du détournement, de la prédation et de l’enrichissement illicite et immoral. En effet, depuis plus de 20 ans, à quoi ont donc servi certains des milliards de francs de subventions à nous octroyés si ce n’est d’avoir permis à des marmites de bouillir, d’ériger des bunkers ou encore d’acheter des véhicules 4/4 ? Et dès lors, il s’est développé une sorte d’économie noire du Sida avec des passations de marchés, des prestations de services et des contrats de fournitures de biens matériels et immatériels tout aussi brumeux. Au point que d’aucuns n’ont même pas hésité à penser que le Sida nourrit actuellement plus qu’il ne tue ».  (N° 7677 du 20 juillet 2010).

Il faut croire que tous ces intervenants n’avaient pas tort de tirer la sonnette d’alarme.

C’est vrai qu’on entend dire que ces difficultés viendraient du fait qu’on impose aux pays de  formuler leurs demandes de financement en anglais. Mais cet argument a été royalement minimisé par le Fonds mondial, preuves concrètes à l’appui de ce que sa politique n’est nullement guidée par la « francophobie ». Il vient d’ailleurs de signer un chèque de 10 milliards de FCFA au Sénégal.

En fait, ce qui retient ici l’attention, c’est que même discret sur les raisons profondes de ce rejet, le Fond  est clair : « les pays qui n’ont pas rempli leurs obligations lors des deux programmes d’aide précédents deviennent inéligibles pour un an » (Dépêche AFP).

Chez nous, en tout cas, on n’est donc pas étonné. Quasiment au même moment d’ailleurs, la Coordination provinciale de la Comoé du Réseau africain des jeunes contre le Sida (RAJS) traverse une grave crise. La démission de sa coordonatrice, qui n’aurait pas tenu d’assemblée générale depuis 2006,  est exigée pour des raisons multiples et notamment une gestion en solo et gabégique de la structure.  Et ce ne sont pas les Internautes qui s’en laissent conter, eux qui en général, reprennent le propos d’un d’entre eux que nous répercutons ici : « Que celui qui n’a pas détourné à RAJS lui jette la première pierre ! Faut pas se leurrer, on n’est pas au RAJS pour mener des activités au profit des personnes infectées, affectées, exposées au SIDA. Si tu as faim et que tu veux manger, vas au RAJS. Et si tu sais fermer ta gueule, tu auras à manger ».


En conclusion, on pourra chercher au niveau des autorités à noyer le poisson mais on n’y parviendra pas, surtout pas en chercher à cogner la tête entre francophones et anglophones. Le mieux serait de regarder les choses en face car l’opprobre qu’on sent dans cette décision ne peut pas ne pas tâcher la Présidence qui a donné à croire qu’elle  assumait la gestion de la lutte contre le Sida pour plus de responsabilité, de transparence, bref de bonne gouvernance. Une enquête internationale, en ce domaine, ne ferait pas de mal.

CY


CRI DE CŒUR DES POPULATIONS DE NAMSIGUI/KAYA

Ce cri de cœur nous est parvenu, au moment de boucler, par Internet.  Lisez-le donc !

« NAMSIGUI, chef de lieu du Canton de KIRGOUTENGA, est un village situé à vingt cinq (25) km de KAYA, chef lieu du dit département. Chaque année, et cela depuis bientôt une décennie, ce village est totalement isolé de son chef lieu de commune en saison hivernale.

Chaque saison pluvieuse est vécue avec  anxiété par les populations de NAMSIGUI. La raison est l’état très défectueux de la voie car plusieurs malades en évacuation  du CSPS du village en direction de CHR de KAYA meurent en cours de route.

Ce tronçon de la voie de six (06) km qui relie NAMSIGUI à la route KAYA-KONGOUSSI au niveau du Lac Dem n’a jamais connu une bonne réparation.

Chaque saison pluvieuse, les populations de NAMSIGUI vivent dans un mécontentement général au regard des décès enregistrés lors des évacuations.

A quand une réaction urgente des autorités locales du Centre Nord pour mettre fin à ce calvaire qui a encore enregistré son premier décès dans ce mois de juillet 2010 ?

Vivement que la commune, la région s’emploient à trouver une issue heureuse pour le bien être de tous.

Ce cri de cœur est un appel aux autorités locales compétentes à trouver une solution heureuse dans les meilleurs délais pour les populations meurtries du village de NAMSIGUI ».

 






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