DES
LECTEURS DE SAN FINNA S’INSURGENT CONTRE LA
FORME ET LE CONTENU DE L’INTERVIEW DU SP PDDEB
Depuis
nos derniers éléments sur le PDDEB,
notamment « Le PDDEB est-il dans un coma irrésistible
? » et l’interview accordée par
le SP PDDEB de la semaine passée, nous avons
relevé au moins deux réactions négatives
sur notre site. L’une envoyée avant l’interview
et l’autre, après. N’ayant pas
pu entrer physiquement en contact avec ces Internautes
pour assurer la publication in extenso de leurs écrits,
nous le faisons de façon résumée,
promettant de revenir après enquête sur
les points qu’ils ont soulevés et que
nous avons inventoriés.
La
réaction avant l’interview porte sur
la responsabilité personnelle de Ibrahima Kaboré
dans la stagnation du PDDEB. En renfort à cette
allégation, l’Internaute donne les éléments
suivants : «le véritable destructeur
du PDDEB, c’est le secrétaire permanent
du PDDEB, monsieur Ibrahima KABORE.A certain moments
de la vie, il faut oser appeler le chat par son vrai
nom. Tel que vous avez écrit, ça donne
l’impression que tout le MEBA actuellement avec
tous ses cadres n’est pas à mesure de
pouvoir continuer le PDDEB dans ses différentes
phases. Si la stagnation du PDDEB peut vous donner
raison, n’oubliez pas que si au niveau de la
structure de pilotage qu’est le secrétariat,
les ambitions sont autres, ça ne peut pas aller
». Il relève, toujours à l’encontre
du SP «Il adopte une grille salariale qui
ne respecte aucune procédure légale
au Burkina ». Ensuite, il s’interroge
sur la régularité des salaires arbitrairement
fixés, des allocations de carburant de 200.000
fcfa par mois, de l’achat de « véhicules
rares » de fonction, cependant qu’
« il dispose déjà d’une
Land Cruiser et d’une 307 comme véhicules
de fonction sans compter les autres véhicules
qu’il a commandés ».
De façon définitive, il est relevé
que si le PDDEB stagne comme l’eau de mare,
c’est depuis l’arrivée de l’actuel
SP PDDEB !
L’autre
écrit, envoyé après l’interview,
s’indigne de celle-ci dont il estime qu’elle
ressemble à une prestation arrangée
: « Si vous vous promenez dans la ville
et surtout dans le monde de l’éducation,
vous vous rendrez compte que les gens pensent que
l’entretien que vous avez accordé à
monsieur KABORE Ibrahima, SP.PDDEB est un entretien
arrangé ». Il regrette que les questions
pertinentes aient été évitées
pour ne pas gêner Ibrahima Kaboré, ce
qui risque, pour lui, de discréditer le journal.
Il poursuit : « Des pratiques pareilles
pour discréditer votre journal, que dire notre
journal, car vous n’avez pratiquement pas posé
les questions dont les réponses étaient
attendues par beaucoup ». Ces questions
sont énumérées : ce sont les
« agents qui prennent les véhicules
du PDDEB, qu’ils donnent à leurs amis
pour qu’ils voyagent, le moteur fracassé
et remplacé à 700.000 fcfa… ;
le cas de ces innombrables fournitures scolaires que
le SP PDDEB a commandées depuis le début
d’année et qui sont restées non
distribuées… ; le cas des matériels
informatiques décimés dans les flammes
dans un contexte où plusieurs structures de
l’Etat et du MEBA en manquent, le cas des volontaires
de l’éducation dont celui qui les a escroqués
et recruté sans test comme comptable…
». Il poursuit en demandant des sondages pour
connaître la réalité au PDDEB,
pour savoir si pour « des pavages à
des centaines de millions sans appel d’offres
…, d’où est sorti cet argent
» ? Le deuxième Internaute poursuit en
révélant que le PDDEB, « en
tant que programme et non un projet, n’est pas
habilité à passer des marchés
et des commandes, eh bien… le SP PDDEB commande
ce qu’il veut, quand il veut… ».
Enfin, il relève qu’il y a eu effectivement
des licenciements abusifs au PDDEB : « ma
propre sœur en a été victime».
Voilà des réactions
courroucées, très remontées,
et qui nécessitent que nous fassions, comme
annoncé plus haut, notre petite enquête
sur les points suivants :
-
la responsabilité du SP PDDEB dans la stagnation
de la structure depuis son arrivée en octobre
2006
- les véhicules utilisés indûment
et qui occasionnent des frais supportés par
le PDDEB
- les fournitures scolaires commandées depuis
le début d’année et non distribuées
- les matériels informatiques décimés
dans des flammes et non distribués dans les
structures de l’Etat et du MEBA
- des cas d’escroquerie et de recrutement sans
test les concernant
- l’origine des sommes ayant servi au pavage
- la passation de marchés sans habilitation
par le SP PDDEB
- les licenciements abusifs
TN