San
Finna N°489 du
17 au 23 Novembre 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
COMITE CONSULTATIF INTERNATIONAL DU COTON
APRES IZMIR EN TURQUIE,
OUAGA REÇOIT LA 67EME PLENIERE
En
accueillant la 67ème plénière
du Comité consultatif international du
coton (CCIC) à Ouagadougou, le Burkina
Faso montre certainement son poids dans la balance
de la production et de la commercialisation du
coton dans le monde. La rencontre est prévue
pour se tenir du 17 au 21 novembre au Centre international
de conférence de Ouaga 2000 sous le haut
patronage de Blaise Compaoré, président
du Faso, Président du conseil des Ministres,
et sera
Coton
d’Afrique
certainement
une occasion pour de passionnantes joutes oratoires
autour du coton.
L’ordre
du jour de chaque réunion plénière
étant ambitieux, les séances sont
organisées de façon à traiter
une large gamme de sujets. Ceux-ci peuvent concerner
le pays hôte et les autres membres affiliés
aux organisations faisant la promotion du coton.
Face à la crise financière et maintenant
économique qui se profile à l’horizon,
cette 67ème plénière aura à
faire face à plusieurs défis. La 66ème
plénière qui s’est tenue à
Izmir a eu à traiter de thèmes aussi variés
tels que : la stratégie pour la compétitivité
nationale dans les industries du textile et des vêtements
; la compétitivité nationale dans le domaine
de la production cotonnière ou la performance
sociale, environnementale et économique de la
production cotonnière ; le coton et les négociations
commerciales multilatérales et enfin les effets
du réchauffement planétaire sur la production
cotonnière. La session de Ouagadougou devrait
réfléchir sur la problématique
du coton en temps de crise généralisée.
Et comme les thèmes des plénières
ne sont pas encore connus, il est certain que tous voudront
qu’on inscrive cela à l’ordre du
jour.
Une invitation faite par le Burkina Faso pour accueillir
la 67ème Réunion plénière
avait été acceptée déjà
à Goiânia, au Brésil, à l’occasion
de sa 65ème Réunion plénière
qui s’était tenue du 11 au 15 septembre
2006. Ainsi donc après Izmir en Turquie, voici
Ouagadougou au Burkina Faso.
Comme à la 67ème plénière,
certainement que l’achèvement du cycle
des négociations de Doha reviendra dans les débats.
Les gouvernements membres avaient réaffirmé
que les subventions, les tarifs et les quotas provoquaient
des distorsions sur la production et sur les échanges
du coton, ce qui faisait baisser les prix et provoquait
des répercussions négatives pour les producteurs
de coton et les économies nationales, tout particulièrement
dans les pays en développement et les pays les
moins développés. Les baisses successives
des prix internationaux du coton ont réduit la
rentabilité du secteur au cours des années
récentes et ont provoqué une baisse de
la production dans certains pays. Le Comité avait
donc lancé un appel à l’OMC et à
ses Etats membres pour achever dans les plus brefs délais
les négociations commerciales multilatérales
du cycle de Doha. Une conclusion équilibrée,
ambitieuse et rapide des négociations de Doha,
avait conclu le Comité, contribuerait à
la prospérité de l’économie
mondiale, à la lutte contre la pauvreté,
et au renforcement d’un cadre d’échange
multilatéral permettant le respect des règles
commerciales. Celui-ci avait noté qu’il
serait impossible de réaliser des progrès
à moins que les membres de l’OMC, qu’ils
soient développés ou en voie de développement,
ne soient prêts à arriver à un compromis
sur certaines questions essentielles, notamment la réduction
des appuis directs à l’agriculture et le
renforcement de l’accès aux marchés
de produits agricoles et non agricoles.
Une observation avait par ailleurs été
faite sur les résultats de la Séance au
sommet sur le coton qui s’est tenu en 2007 dans
le cadre de l’OMC. Cette réunion avait
notamment conclu que « le coton reste l’une
des épreuves décisives pour que le cycle
de Doha favorise le développement ». Le
Comité avait donc estimé qu’il était
improbable que le cycle de Doha aboutisse sans trouver
de solutions à la situation du coton et que le
coton ne peut trouver de solution sans qu’aboutisse
la table ronde de Doha.
Peut être que Ouagadougou fera mieux que des déclarations
pour l’avenir de nos cotonculteurs qui vont certainement
ressentir durement la crise financière et peut-être
économique.