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Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!
          
San Finna N°510 du 13 au 19 Avril 2009
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

UN BIEN CERTAINEMENT BIEN ACQUIS
PAS DE JALOUSIE DEPLACEE, S’IL VOUS PLAIT !

Le « château » dont la photo est publiée ci-contre a certainement été acquis dans le respect de la légalité. Ne soyons pas mauvaise langue au point de croire que tout ce qui est beau est forcément acquis par la magouille, la rouerie et non pas la sueur du front. Son propriétaire, on pourra le croire sur

Le petit joyau construit à Zagtouli

parole, a construit ce bien immobilier en usant de l’huile de coude pour parvenir à laisser quelque chose à sa progéniture. A Ouagadougou, on est vite parti pour accuser à tort et à travers ceux qui investissent dans leur pays sans la moindre preuve parce que tout simplement, on n’a pas su faire montre de courage, d’imagination, d’ardeur, pour réaliser la même chose. Nous, nous

sommes resté émerveillés, en allant à Bobo-Dioulasso le vendredi 20 mars dernier, de voir à Zagtouli un joyau dont on dit appartenir, et cela après renseignement, à Monsieur Johanny Ouédraogo 1er adjoint au Maire de Boulmiougou, à quelques dizaines de mètres de la route. Si l’investissement est une garantie pour la famille de Johanny Ouédraogo qui serait natif de Zagtouli (et issue certainement d’une puissante famille), c’est aussi une œuvre d’art qui embellit la ville. Cela est tout à l’honneur de celui qui préfère le réaliser chez lui que dans quelques paradis fiscaux.



S’il y en a qui pensent que nous ne sommes pas dans le vrai, qu’un adjoint au maire ne peut pas construire un château de cette valeur, qu’il nous apporte la preuve contraire ou alors comme on le dit à l’occasion des mariages, qu’il se taise à jamais !

Aristide Ouédraogo


BILLET
CONFERENCE SUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE A COTONOU
TROIS PETITES REMARQUES


En novembre 2008, s’est tenue à Cotonou, une grande conférence sur l’alternance démocratique. En attendant de revenir sur cette importante rencontre qui tombait à point nommé avec tous les reculs démocratiques que nous connaissons sur le continent, une citation de l’Institut pour la Démocratie et l’Assistance Électorale (IDEA) relative à une étude menée il y a déjà pas mal de temps au Burkina Faso, a été reprise lors de la conférence et on la retrouve beaucoup sur la Toile : « Il faut qu’il y ait une alternative crédible avec une opposition crédible et significative» ! On peut se demander pourquoi on n’entend jamais parler d’une majorité crédible ! Il faudrait creuser le sujet. Pour ce qui est de l’opposition significative, l’Institut serait bien avisé de demander aux Salif Diallo (qui au moins l’a reconnu) et aux gouvernants au Faso de ne plus diviser les partis avec les putschs qu’on a connus sinon effectivement les risques d’une opposition non significative sont réels !

Lors de la rencontre, il a été félicité cet article de la Constitution béninoise qui dit en substance que toute réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir qu’avec l’accord d’une large majorité des acteurs politiques. Bien, mais on se demande ce qu’on peut bien faire si le pouvoir crée des partis à tour de bras pour avoir le maximum de formations qui le soutiennent ! Mais cet article de la même Constitution, qui prévoit en son article Article 42 que « Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels », est vraiment à féliciter et à suivre car voici une parade réellement utile pour les traficoteurs de lois fondamentales !

Enfin, voici deux des recommandations tout à fait intéressantes pour la Mauritanie (mais qui peuvent servir dans tout le continent) prodiguées par le Professeur Stéphane BOLLE, constitutionnaliste : le président de la République doit s’engager « à respecter la limitation du mandat lors de sa prestation ». Eh oui, il fallait y penser. Par ailleurs, s’il soumet à référendum tout amendement à la constitution visant l’allongement de la durée du mandat présidentiel, il ne saurait « pouvoir en tirer avantage ». C’est dire que la mesure ne pourra s’appliquer qu’à quelqu’un d’autre après la fin de son ou de ses mandats. Bravo !

Si cela peut aider un tant soit peu à mieux comprendre la problématique de l’alternance démocratique, tant mieux.

CY




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