San
Finna N°515 du
18 au 24 Mai 2009 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
ATTENTION ROUGEOLE !
A l’annonce de la grippe mexicaine, tous ‘‘les bons pays’’ avaient déjà leurs
indicateurs au rouge. Les médias nationaux et internationaux n’avaient plus que ça comme sujet premier. Les morts afghans et autres irakiens n’avaient plus les caméras à leurs trousses et les rebelles tamoules n’avaient plus d’audience. Même au Burkina on n’avait cesse de parler de la grippe A H1N1, quasi sosie du H5N1 de la grippe aviaire. Pendant ce temps, l’épidémie de la méningite continuait à faire rage et la rougeole faisait son petit bonhomme de chemin pendant que personne n’en parlait.
Plus de 32.000 cas et pratiquement 300 décès, c’est ce qui était annoncé il y a de cela un mois. C’est cette petite note salée que la rougeole a posé sur notre table. Enfin ! La « boucherie » n’est pas encore à sa fin. Aujourd’hui encore elle menace, affaiblit et tue. Sur les 57 districts sanitaires que compte le pays, 36 sont des foyers épidémiques depuis belle lurette. Et qu’est-ce qu’on fait ? Basta ! On préfère parler d’autre chose et convoquer, lorsque le désir est là, une conférence de presse où on fait comprendre qu’on a des cas innombrables et de nombreux décès, mais aussi où on précise qu’on n’a pas assez de moyens pour y faire face. Question peut-être de solliciter les largesses de ceux qui comme d’habitude, n’hésitent pas à mettre la main à la poche. Entre le 20 et le 26 avril, on a répertorié 4 372 cas et 24 décès des suites de rougeole. Et on parle de vaccination de plus de 3 millions de Burkinabé. On attend de voir.
Les causes de la maladie et les symptômes
Elle se caractérise par des éruptions virales contagieuses, touchant les enfants surtout. Le virus se transmet par les gouttelettes de salive ou les sécrétions du nez et de la gorge de personnes atteintes. La période contagieuse est la période d’incubation, qui peut varier entre 5 et 21 jours, et le tout premier jour de l’apparition des lésions.
Une éruption accompagnée de fièvre, de nausée, de vomissements de difficultés respiratoires. Dès leur apparition, une consultation immédiate s’avère nécessaire.
Comment gérer une personne atteinte ? Quel traitement ?
Il faut isoler la personne atteinte pendant quelques jours. S’alimenter et s’hydrater convenablement. Le paracétamol sert à soulager les symptômes. Il est important de bien se laver les mains, de ne pas toucher la peau du malade (porter des gants), ne pas boire au même verre que le malade.
Habituellement, aucun traitement spécifique n’est nécessaire. La prise en charge vise seulement à faire baisser la fièvre avec du paracétamol. Le médecin peut également prescrire des antibiotiques pour éviter d’autres infections.