San
Finna N°515 du
18 au 24 Mai 2009 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
10 ANS DE SAN FINNA RÉACTIONS CROISÉES
Voici la suite des réactions relatives au dixième anniversaire de notre canard, le 14 mai 2009. Un grand merci à tous ceux qui ont accepté de répondre.
Evariste Konsimbo, Président du CERCLE D’EVEIL
Dix ans d’existence, il faut féliciter San Finna parce que ce n’est pas facile pour un journal qui a un éditorial très, très indépendant. Arriver à faire dix ans, à décrire les réalités, c’est vraiment difficile. Deux ans même, c’est trop. Alors il faut féliciter les acteurs qui animent San Finna, qui sont très professionnels. De temps en temps, votre journal donne des informations très pointues. C’est un très bon journal quicontribue à l’éveil des consciences des Burkinabè. Donc moi, je vous tire vraiment mon
chapeau parce que moi-même j’ai eu à diriger un organe de presse ; malheureusement, on a arrêté parce que ce n’est pas facile. Donc je félicite San Finna. Cependant, je sais que vous ne faites pas tout cela sans difficulté. Mais il faut continuer dans la lancée. Je souhaite que San Finna continue à garder sa ligne éditoriale. Peut-être faire un peu de l’investigation parce que depuis la mort de Norbert Zongo, il n’y a plus d’investigation sauf l’Indépendant qui a continué un peu tant bien que mal. Quand je parle d’investigation, je fais allusion aux questions traitées dans les hautes sphères de l’Etat. Parce que souvent il y a des non-dits, des choses cachées. En tout cas, ce sont ces genres d’informations qui peuvent alimenter les discussions des citoyens moyens. Je vous souhaite plein d’autres anniversaires et beaucoup de courage.
Armand Ouali Député RDB à l’Assemblée nationale, ancien maire de Gaoua
Le pluralisme et le dynamisme dont fait montre notre presse, est la preuve que nous évoluons dans le bon sens même si beaucoup de choses restent à faire. Je voudrais d’abord observer que dans les pays en développement surtout ceux comme les nôtres, un nombre très important de la population ne sait ni lire, ni écrire, c’est la preuve que le journal San Finna, malgré tout, a trouvé sa place dans le paysage médiatique de notre pays ; aussi il fait son petit bonhomme de chemin plutôt bien. Cepoint de vue là, je dois vous avouer que je lis l’ensemble des hebdomadaires quiparaissent dans notre pays
mais la qualité tant du journal telle qu’elle se présentait et celui que je viens d’acheter (NDLR : entretien réalisé le mardi 12 mai derniers) de retour du village et qui marque le 10ème anniversaire avec des changements importants, disais-je, la qualité donc de la présentation du journal, des articles et des réflexions ont beaucoup évolué et je ne peux que souhaiter tout le bien à San Finna. Il est toujours difficile de conseiller des gens qui travaillent plutôt bien. Il est plus facile de conseiller un élève qui est moyen ou qui est médiocre, mais dans le cas de San Finna, c’est simplement souhaiter que le nombre de vos lecteurs augmente. Le journal c’est d’abord un lectorat d’abonnés, un lectorat de personnes qui lisent régulièrement le journal, qui contribue à le faire vivre. C’est également vous encourager à aller de l’avant avec des lecteurs de plus en plus interactifs qui vous écrivent pour améliorer, faire des suggestions afin de vous permettre d’avancer. Je saisis l’occasion pour souhaiter beaucoup de courage aux journalistes et dont j’ai lu dans votre dernier numéro qu’ils travaillent dans des conditions très difficiles, mais ces conditions se retrouvent peut-être dans les autres organes de presse. Je leur souhaite beaucoup de courage, beaucoup d’abnégation et surtout que de plus en plus comme vous le savez dans les écoles de sociologie, on tend à dire que la presse est devenue le premier pouvoir. Dans un monde où l’information va à la vitesse du son, c’est instantané, alors le rôle et la place d’un journal comme San Finna sont capitaux. Et comme San Finna, c’est des hommes et des femmes qui y travaillent, votre rôle est également capital. Je ne peux que vous souhaiter beaucoup de courage dans le contexte difficile qui est le nôtre et que vous puissiez toujours faire votre travail avec la pondération qui vous qualifie, avec la vision que vous avez surtout avec le patriotisme, l’amour de ce pays qui semble guider la ligne éditoriale de San Finna. Joyeux anniversaire.
Désiré Yaméogo Administrateur Général de la troupe ‘‘Gens du wisga’’ et président de l’association ‘‘wisga.’’
Je souhaite joyeux anniversaire à San Finna. 10 ans ce n’est pas 10 jours, dix ans ça correspond à un âge en tout cas, même s’il s’agissait d’un être humain, tous les acquis sont déjà consolidés pour ainsi dire. Il ne reste plus qu’à faire comme tout ce qui existe, c’est toujours donner du meilleur de vous-même afin de pouvoir traverser les différentes époques qui viennent et qui passent sous des formes suffisamment diversifiées. Je crois beaucoup au journal San Finna, à sa ligne éditoriale parce que de toutes les façons,le journal fait
quand même l’exclusivité. Vous arrivez à proposer un regard tout a fait différent, nouveau, critique sur les différentes situations que vit notre société. Conseil ! Je n’ose pas parce que vous êtres des spécialistes dans votre domaine. Mais je crois qu’avec l’avènement de la carte de presse, eh bien, toutes les questions relatives à votre ligne éditoriale vont peut-être se renforcer. Cela va pouvoir faciliter grandement votre tâche. Pour cela, vive la Presse et vive la liberté pour nous tous de nous exprimer et joyeux anniversaire à San Finna.
Lazare Banssé DG de la CAMEG
San Finna participe de la diversité de la Presse au Burkina Faso. C’est un journal qui a su se faire une place de choix, c’est peut-être l’occasion de féliciter toute la Direction du journal pour la bonne tenue de cet organe, qui je pense est une référence au Burkina et dans la sous région. Je pense que San Finna fait très bien son travail ; alors côté conseil, rien de particulier. Mais ce que je peux dire, c’est que je souhaite à San Finna de travailler dans la durée et de continuer à exister parce que ce n’est pas facile pour la Presse. Je sais que les coûts de production, les coûts
de fonctionnement aujourd’hui sont élevés alors que les prix côté ventes n’évoluent pas. De façon générale, le souci de la Presse écrite aujourd’hui c’est pouvoir rester accessible à l’ensemble de la population du Burkina Faso. Il serait peut-être souhaitable que San Finna évolue vers ce que je peux appeler un groupe de presse pour élargir la gamme des activités. Je pense à une télévision, une radio comme ça se fait en Europe.
Emile René KABORE Ancien Ministre
Mai 1999- Mai 2009 : Dix ans
Dix ans pendant lesquels il a fallu tenir bon malgré les vicissitudes de toutes sortes.
Dix ans d’un combat quotidien pour résoudre les problèmes économiques et sociaux propres à toute entreprise.
Dix ans pour tenir une ligne éditoriale, garder le cap du professionnalisme et conserver l’indépendance du journal.
Dix ans de labeur, de soucis, de peine mais aussi de joie partagée, avec une équipe et avec les lecteurs.
Bravo à l’initiateur qui a osé inventer.
Bravo au directeur de publication qui tient la barre.
Bravo à toute l’équipe du journal.
Bravo à toutes les femmes, à tous les hommes qui par leur geste d’acheter, de lire, d’écrire et (ou) de critiquer ont contribué à façonner le journal.
Me Prosper FARAMA, Avocat à la Cour :
« SAN FINNA c’est pour moi un journal qui incarne des symboles forts.
C’est d’abord un journal qui symbolise les années chaudes de lutte du Collectif contre l’impunité ; sauf erreur de ma part je pense d’ailleurs que les premières parutions datent de cette époque-là. Ensuite, c’est à mon avis un journal symbole d’un engagement militant ; sa ligne éditoriale autant que l’engagement personnel de ses principaux animateurs sont sans équivoque sur ses choix.
Sur un plan purement professionnel, il y a lieu de féliciter les animateurs du journal ; en effet bien qu’étant supposés être proches de l’UNDD,
le journal a, dix années durant, su adopter une ligne professionnelle et déontologique remarquable, ce qui est loin d’être évident, quand on sait la difficulté qu’il peut y avoir entre la nécessité de concilier l’esprit objectif qui incombe à tout journaliste et le devoir de son engagement pour un journalisme utile à la démocratie.
Dix années de journalisme au Burkina dans le contexte de notre pseudo-démocratie…, j’imagine bien ce que cela peut être pour un journal comme SAN FINNA ! Mais je pense bien que SAN FINNA sait bien ce qu’il veut et dans ce sens je ne peux que lui souhaiter de la persévérance et encore de la persévérance et toujours de la persévérance…en restant bien concentrée sur son noble objectif qui me semble être d’ailleurs l’objectif commun de tous les Burkinabè : la démocratie.
Joyeux anniversaire à tout le personnel de SAN FINNA ».
Bala S. Sibiri
Aristide Ouédraogo
Swonty Koné
Issouf Sidibé