San
Finna N°515 du
18 au 24 Mai 2009 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
SONAPOST DES REFORMES OU LA MORT
La SONAPOST est l’une des nombreuses sociétés d’Etat ayant fait l’objet d’observations de la part de la Cour des Comptes notamment pour certaines maladresses et manquements de la structure dans les procédures d’appel à candidature. La structure dirigée par M. Arthur
La SONAPOST
KAFANDO semble depuis lors avoir pris le taureau par les cornes en se remettant en cause par la formation de ses agents aux procédures de passation des marchés et en mettant au point des manuels de procédure. Mais au-delà de ces mesures, la Poste doit faire également face à un environnement fait de concurrence et de mutations technologiques. Tout cela doit interpeller les premiers responsables à être innovant. C’est le choix qui semble s’imposer ces derniers temps !
A la lecture du rapport de la Cour des Comptes, il ressort que la SONAPOST n’a pas toujours su s’ajuster aux procédures concernant la règlementation des marchés publics. Aussi, le contrôle exercé par les sages de la Cour a alors permis de dégager en amont et en aval les vrais maladresses qui ont émaillé l’approche de l’institution dans sa stratégie d’acquisition de produits consommables et d’exploitation : le manque de manuels de procédure ; les états de paiement des indemnités pour les heures supplémentaires qui ne sont pas suffisamment renseignés puisque sur les fiches signalétiques, on a du mal à savoir pour quel type de travail chaque agent bénéficie de ces heures supplémentaires. Ces indemnités sont arrêtées forfaitairement par une décision du Directeur Général sans un échelonnement par catégorie d’agents bénéficiaires et sans précision du nombre d’heures supplémentaires effectuées et du taux horaire, ce qui est contraire aux dispositions des articles 147 et 148 du Statut du personnel en vigueur dans notre pays. Chose que la Cour des Comptes a relevée. Les heures supplémentaires ne seraient pas soumises à l’impôt sur le traitement des salaires (IUTS) de l’article 55 du code des impôts. Il y a aussi les prêts et avances accordés au Personnel de la SONAPOST qui ne tenaient pas compte de la quotité cessible.
Donc le contrôle interne de la Cour des Comptes, consigné dans le rapport 2007, parle des conflits de compétence, d’immixtions de certains agents dans d’autres compétences que les leurs, des risques d’oubli ou de méconnaissance des attributions (pour être poli) du Personnel. Dans une sorte de mémoire en défense adressée par le Directeur Général, Arthur P. Kafando le 12 mai 2008, au Président de la Cours des Comptes, la SONAPOST se justifie : ‘‘L’observation par la Cour des Comptes est réelle car le manuel existant est incomplet. En effet, le prestataire qui était retenu a été défaillant et la SONAPOST s’est vue obligée de résilier le contrat. Dans le budget exercice 2008, l’élaboration du manuel de procédure a fait l’objet de dotation budgétaire. Les termes de référence pour une manifestation d’intérêt sont en cours d’élaboration et l’appel à candidature pour le recrutement d’un cabinet sera lancé courant 2ème trimestre 2008.’’
Du côté de la Direction Générale, l’échéancier a été respecté mais compte tenu de la volonté du gouvernement d’opérer des réformes profondes au sein de la structure et pour une meilleure définition du genre de services qu’offrira dorénavant la SONAPOST, il a été décidé de suspendre momentanément les travaux. Concernant le non respect des quotités cessibles dans l’octroi des prêts aux agents, Monsieur Kafando dira dans le rapport 2007 de la Cour des Comptes : ‘‘L’observation est réelle. La Direction Générale de la SONAPOST travaille en ce moment à corriger cette situation préoccupante de surendettement de certains agents. C’est aussi que la contribution des structures de la SONAPOST a été sollicitée. Quant aux prêts des établissements de crédit, ils font l’objet d’un suivi particulier’’, et plus loin on peut lire : ‘‘Les agents qui sollicitent des emprunts multiples voient systématiquement leur dossier rejeté par la Direction Générale.’’
L’Etat burkinabè va engager incessamment une vaste réforme de la Poste, ce qui bien entendu, commande que l’on arrête momentanément la mise en œuvre de certaines recommandations de la Cour des comptes. Même si à la date d’aujourd’hui, cette société n’a pas encore recouvré des créances importantes dues par des administrations postales des pays partenaires, ce n’est plus le cas pour le Mali, la Centrafrique, le Niger. La Côte d’Ivoire, à la date du 31/12/2005, devait la rondelette somme de 3 253 871 489 FCFA au titre de la couverture des mandats et virements postaux au Burkina. Un échéancier avait été donné par la Cour des Comptes pour le recouvrement de la somme due par la Côte d’Ivoire, pour la fin du 1er trimestre de 2008. Cette question, nous dira la Direction Générale, a été évacuée par la rencontre bilatérale Burkina-Côte d’Ivoire. Dans le communiqué conjoint, la RCI promettait de payer la somme au niveau étatique. ‘‘…quant à l’appui financier au Ministère de tutelle technique et pour lequel la Cour des comptes estime qu’il n’est pas ‘l’objet de la SONAPOST ni de sa compétence’, il relève d’une pratique courante et apparaît tel quel au budget de la SONAPOST.’’ Ce point laconique qui suscitait des interrogations a été purement et simplement suspendu. Il n’y aura plus d’appui technique. Il ressort clairement que cette boîte a besoin d’une sérieuse thérapie même dans ses fondements. Notre point de vue est que la SONAPOST doit se préparer à affronter la crise économique internationale dans toute sa rigueur. Si la Poste de l’ancienne métropole, la France, a du opérer des réformes, ce ne sont pas les pays pauvres d’Afrique comme nous qui devront faire autrement. Il n’est nul besoin de rappeler que la récession économique qui va frapper nos Etats suites à la crise financière n’épargnera personne et le peu de concession de souveraineté que nous avons, doit être géré par des hommes intègres et des patriotes. La souveraineté doit rester le maître-mot chez nous.
Aristide Ouédraogo
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le mercredi 13 mai 2009, le Gouvernement a été informé de la désignation du nouvel archevêque de Ouagadougou en la personne de Monseigneur Philippe OUEDRAOGO précédemment évêque de Ouahigouya en remplacement de Monseigneur Jean Marie Untani COMPAORE admis à la retraite après de grands et loyaux services rendus à l’Eglise famille et au Burkina tout entier.
Le Gouvernement se réjouit de cette nomination et renouvelle sa volonté de poursuivre le travail de développement social avec l’Eglise dans tous les secteurs de la société dans notre pays ; notamment celui de l’éducation, pour l’atteinte de nos objectifs communs.
Il lui renouvelle toute sa reconnaissance pour ses efforts inlassables en vue du maintien de la stabilité et de la paix dans notre pays.
Le Gouvernement félicite le nouvel archevêque de Ouagadougou et lui souhaite pleine réussite dans sa nouvelle mission.