Mise à jour le 18/05/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°464
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°464 du 19 au 25 Mai 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

Tribune de la femme

* L’Ambassade de Cuba au Burkina Faso (et sans doute les autres Ambassades du pays des Castro) enverraient aux partis politiques, des lettres très personnalisées pour transmettre des discours et autres documents et avec des formules de politesse qui ne peuvent que toucher les personnes qui les lisent. Si c’est le cas, c’est pas mal joué car du coup, les partis qui n’avaient pas forcément l’habitude de s’intéresser aux questions abordées, risquent de le faire maintenant, ne serait-ce que par la teneur de ces mots avenants. Serait-ce la nouvelle formule « Raul Castro » ? Il faut croire !

* Justement, sur Cuba, même s’il y a encore beaucoup de choses qui ne vont pas, on note une évolution positive car des condamnés à mort ont vu tout récemment leurs peines commuer en peines de détention à perpétuité ou à plusieurs années. C’est déjà un premier pas ! Espérons que le régime verra avec mansuétude le cas de ces Dames en blanc qui sollicitent depuis tant de temps la libération de leurs maris, fils, frères… opposants ! C’est tout de même pas la mer à boire ! Et Raul Castro sortirait vraiment grandi s’il le faisait.

* La Poste centrale de Ouagadougou avance avec son temps : des travaux de modernisation des bureaux et d’embellissement à l’extérieur lui donnent un tout nouveau cachet : elle est devenue un petit bijou dans sa partie centrale tant à l’entrée avec ces magnifiques masques qu’à l’intérieur avec ces bureaux nickels et fonctionnels qui permettront aux clients mais surtout aux employés, de bien s’y sentir. Mais il faudrait penser, quand la galère des Burkinabé sera derrière eux, à arranger aussi, même petit à petit, le reste car l’ensemble fait bien dépareillé !

* On se souvient que Blaise Compaoré avait dit, lors de sa conférence de presse de septembre 2007 à son Palais de Kossyam, qu’on ne pouvait pas augmenter les salaires qui grevaient lourdement le budget. La question avait été la suivante : « Face au pouvoir d’achat des Burkinabè, qui est bas, certains syndicats suggèrent que le salaire soit doublé. Que pensez-vous de tout cela ? ». Réponse : «Rien du tout. Si avec une recette de 200 milliards, la moitié est utilisée pour les salaires du personnel de l’Etat et que vous voulez doubler, c’est de la folie». Réponse pour le moins sibylline mais qui semblait bien confirmer que la moitié des recettes était utilisée pour le paiement des fonctionnaires, sous entendu «Ah ces vilains qui grèvent ainsi le budget » ! Or, à l’occasion de la conférence donnée au Centre de Presse Norbert Zongo à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la Presse, le Professeur Claude Wetta a fait état de ce que « Avant 1991, l’Etat consacrait 64 % de ses ressources aux salaires des fonctionnaires. Aujourd’hui, c’est 37 % des ressources qui vont dans les salaires des fonctionnaires ». Ce serait donc bien moins que la moitié dont parlait le numéro un burkinabé ! Alors, qui faut-il croire ?

* Extraits édifiants d’un article sur la drogue au Burkina Faso lu sur le site d’ AgoraVox, sous le titre « Le Burkina Faso, plaque tournante de la drogue » :
« On fume des joints à moins de cinquante mètres de nos commissariats. Aux alentours des salles de cinéma (tampouy, wemtenga) des repris de justices vendent ces drogues et ces médicaments de la rue. N’importe quel nouveau venu du village fait de ce commerce -terme non adapté- sa première activité. La lutte anti-drogue au Faso ressemble fort à une plaisanterie malsaine qui ferrait rire si on ne pensait pas aux nombreuses victimes. C’est pourquoi, on est enclin à ne voir que connivence et à douter de la volonté des autorités d’enrayer ce mal. La société elle même reste inconsciemment latente face à ce défi. Déjà en 1990, une enquête du Dr Christan Brule révélait qu’au Burkina, sur 37 élèves de la classe de 5ème (12 à 14 ans), 27 enfants avaient déjà fait l’expérience de la drogue et 90 enfants de la rue sur 100 absorbaient des amphétamines ou inhalaient de la colle ». Ah, on peut dire que ça nous en bouche un coin mais quelquefois, c’est nécessaire pour le sursaut. Espérons qu’il sera au rendez-vous !

* Le conseiller de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a dit sur RFI le mardi 6 mai 2008, pour justifier le changement de Jean-Marie Bockel que « ses déclarations ont suscité de l’émotion en Afrique ». Mais il faut bien se comprendre : de quelle émotion s’agit-il ? De celle négative de quelques capitales bien connues ou de l’émotion positive des millions d’Africains et notamment de jeunes, qui ont vu une promesse de retour à la ligne anti françafrique de Cotonou ? C’est là toute la question. Le même Claude Guéant déclare qu’à son avis, le problème pour la diplomatie française, c’est d’augmenter le nombre de ses amis et pas de les amoindrir. Là encore, l’appréciation dépend du plan plan dans lequel on se place : amis dictateurs ou amis des peuples ? Mais on sait de quel côté le conseiller en chef se situe ! Il préfère, contrairement à ce que quelqu’un a dit, faire 1000 pas avec des dictateurs qu’1 pas avec un peuple d’Afrique !

* En ce moment chez nous, le barrage de Mogtedo connaît un assèchement total de son plan d’eau d’irrigation. Une des conséquences est que sur la plaine rizicole de Mogtédo où on espérait près de 332 tonnes de production, il a été enregistré 85% de pertes ; sans compter les pertes pour tous les maraîchers ! Le premier Ministre réussira-t-il son pari de faire passer la production annuelle de riz qu’il dit de plus de 120.000 tonnes, à près de 250.000 tonnes ? Dur, dur ! Il faut en tout cas lutter le plus rapidement possible contre l’ensablement du barrage de Mogtedo !

* Qu’attendent les Kadhafi et autres patrons de pays exportateurs de pétrole pour faire des dons de carburant aux pays pauvres, ou à tout le moins des ristournes conséquentes ? Ils s’en mettent plein les poches, actuellement : alors, c’est le moment pour eux d’aider les autres qui sont dans le malheur, surtout si comme le Guide, on prétend aimer l’Afrique jusqu’à vouloir même les Etats-Unis d’Afrique !

* Il semble qu’à peine rentré au Faso, Blaise Compaoré doive effectuer un nouveau déplacement en Asie qui doit durer jusqu’à la fin du mois. Quelles sont les raisons de ce périple ?


* La nouvelle n’a pas fait grand bruit (et on peut le comprendre : il ne faut pas que les bonnes choses se sachent au risque d’entraîner des énervements voire plus) mais on apprend par une dépêche qu’au Niger, pour faire face à la flambée des prix, les agents de la fonction publique ont bénéficié d’une augmentation allant de 12.500 à 32.000 FCFA sur leurs indemnités salariales !

* A priori, l’hypocrisie ne semble pas être le fort de Ban Ki Moon. C’est peut-être aussi ça qui fera sa différence en tant que Secrétaire général (SG) des Nations Unies avec les anciens SG. Tenez, au sujet des relations difficiles avec les autorités de Birmanie, il n’a pas fait dans la langue de bois, dans le « diplomatiquement correct ». Face aux difficultés d’entrer en contact avec le président birman Than Shwe, ses prédécesseurs auraient fait dans le nébuleux ou même auraient évité d’en parler mais lui, il décide d’en parler comme il le ferait à un ami ou à son épouse, avec un naturel et une sincérité renversante : « J’ai essayé plusieurs fois de l’appeler au téléphone aujourd’hui. En vain ! Comme c’était impossible, je me suis résolus à lui envoyer une lettre ». Ca a l’avantage de ne plus prendre les citoyens du monde pour des imbéciles, de leur faire voir les choses telles qu’elles sont mais surtout, de renvoyer bien de puissants de ce monde à leur hypocrisie et à leurs responsabilités !

* Après Bobo-Dioulasso, les refondateurs étaient à Kombissiri le week-end écoulé. Ils devraient continuer en début de semaine sur Koudougou, Ouahigouya...

* L’opposant le plus célèbre de Russie, Garry Kasparov, l’ex-champion du monde d’échecs, a osé créer un Parlement alternatif au pays de Staline et malgré un Poutine hyper puissant. Ce parlement alternatif réunit des opposants de tout bord y compris les défenseurs des droits de l'Homme. Ils ont « juré de ne pas ménager leurs forces et leur vie pour rétablir en Russie la souveraineté et le pouvoir du peuple » ! Idée qui a déjà été prospectée au Burkina Faso par l’UNDD.

* La virée de Blaise Compaoré en Israël aurait déplu à certains de ses amis et en particulier à ce qu’on dit, à Kadhafi qui, après avoir convaincu, paraît-il, Faure Eyadema, de ne pas faire le voyage, aurait échoué à persuader le chef de l’Etat burkinabé d’en faire de même. L’émissaire venu à cet effet serait reparti bredouille.


On se serait attendu, suite à la décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies au sujet du dossier Thomas Sankara, assimilée par beaucoup comme un enterrement en grande pompe, à ce que le ban et l’arrière ban des Hoirs, des amis et sympathisants de Thomas Sankara se mobilisent comme jamais, ici et ailleurs, pour dénoncer l’imposture. Sauf erreur ou omission, on ne sent pas venir cette réaction. Plus grave, une certaine polémique semble naître entre ceux qui estiment que toutes les voies juridiques ne sont pas fermées (Me Dieudonné Nkounkou, avocat de la famille Sankara a estiqué sur le site d’un confrère que « cette affaire est loin d’être terminée », qu’on peut saisir à nouveau l’ONU, qu’une procédure est toujours en cours auprès de la Cour Suprême, qu’il y a possibilité de déposer une autre plainte par exemple pour séquestration…) et ceux qui s’en remettent dorénavant aux politiques pour sauver le dossier. Si on sentait un dispositif fiable et crédible pour forcer cette décision politique, on se dirait que rien n’est perdu mais la configuration politique est telle, les préoccupations nationales si sollicitées par la crise qu’on se demande si l’on ne court pas tout doucement vers une seconde mort de l’illustre disparu !

Emmanuel Zoma, ancien ministre sous Sangoulé Lamizana, ancien député sous la IIIème République, ancien Maire de la ville de Koudougou, est décédé le vendredi 16 mai 2008. L’enterrement a lieu le lundi 19 mai dans la matinée à Koudougou. Condoléances à la famille éplorée.

* Chez nous, le congrès du CDP annoncé pour le mois de juin, serait reporté aux 26 et 27 juillet 2008.

* Toujours chez nous, les populations de Dano et Kopère seraient plus que mécontentes sur la façon dont les travaux du bitumage de la route Dano/Kopère ont été effectués
. Pourtant, l’entreprise aurait empoché un gros pactole avant de prendre, à ce qu’on dit, la clef des champs. Décidément, il semble que le problème des routes mal faites n’est pas près de finir au Faso ! Le premier Ministre va-t-il prendre des sanctions à plusieurs niveaux, si c’est confirmé ? Nous verrons bien !

* Enfin, réformes gouvernementales, revendications syndicales ou climat de refondation aidant, il semble que les jours qui viennent risquent de voir le pouvoir montrer beaucoup plus de muscles et d’investigations à l’encontre de certaines brebis galeuses qui, sous son ombre, ont commis beaucoup de torts à la bonne gouvernance.





Site réalisé par Come Tell The World