Mise à jour le 13/04/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°459
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°459 du 14 au 20 Avril 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

« TRAVAILLEZ, PRENEZ DE LA PEINE »
C’EST CE QUI GUIDE LA REALISATRICE MIRIMA T. SAMAKE

Elle n’est pas un foudre de guerre du milieu, elle a juste 25 ans mais œuvre déjà dans bien de domaines qui servent l’humanité. Elle, c’est mademoiselle Miriam T. Samaké, réalisatrice et monteuse en cinéma de profession. Egalement agent commercial dans une entreprise de la place, elle a depuis bientôt deux ans constitué le Réseau panafricain de lutte contre l’immigration clandestine (REPLIC). Elle s’est engagée depuis que ce phénomène prend de l’ampleur à tout faire pour que les jeunes Africains n’aillent pas subir les affres de l’humiliation et de la souffrance quotidienne loin de leurs pays, loin de leurs familles, sans repères.

Passionnée de cinéma, elle s’y est intéressée juste après son brevet d’études élémentaires. Elle se formera en la matière au Bénin avant de revenir au Burkina avec comme point de chute la société NDK, production du très grand cinéaste de chez nous Idrissa Ouédraogo. Mais avant de s’établir à son propre compte, cette jeune fille mettra donc sur pied, comme relevé, le Réseau panafricain de lutte contre l’immigration clandestine. Elle avoue qu’elle a aussi a tenté le trajet mais que son échec a été des plus cuisants. Mais que depuis, elle a réussi à franchir en toute légalité les rideaux de fer entre le continent africain et européen. Dans l’hexagone, Miriam Samaké se fera des contacts et explorera les milieux et la vie des expatriés africains dans le vieux continent. Elle conclura dès lors que ce ne sont pas des situations des plus reluisantes:« C’est après ce contact avec leurs réalités que je me suis donné pour
mission d’aller contre l’immigration de ceux qui pensent que c’est mieux là-bas. Il n’y a pas de vie dans ces côtés du monde pour eux, ils n’ont pas de dignité, ils se cachent même lorsqu’ils souffrent de maladies. Ils ne méritent pas ça parce qu’ils sont des hommes et doivent rester libres et s’ils ne le sont pas là-bas, c’est qu’ils n’ont rien ! ». Son souhait, c’est qu’ils reviennent chez eux et modeler leur avenir parce qu’ils sont sur la terre qui est la leur.

Miriam T. Samaké

Son Association ambitionne de tenir un forum de toutes les sociétés civiles de l’espace CEDEAO autour de la saignée que provoque l’immigration et propose des solutions palliatives.

Bien que la jeune femme n’ait quasiment pas de soutien, elle a déjà réalisé la première partie de son film documentaire en 6 séries autour de la question de l’immigration clandestine. « Je serai bientôt à Paris pour la promotion du film et pour préparer la suite de cette série de documentaires ».

Dans son film de 13 minutes, en plus des réalités crues des « sans papiers » qu’elle dévoile, des célébrités africaines tels que Manu Dibango, DJ Awadi, Cheick Fantamadi Kamara (cinéaste guinéen)… exposent leurs regards sur la question de l’immigration clandestine et conseillent tous ceux qui voudraient y tâter. La jeune fille n’omet pas de conter les réalités de ce milieu du cinéma très vorace. Sans passion, dit-elle, je ne serais pas dans ce domaine.

Bon vent à Mademoiselle Miriam Samaké !

Bala Sibiri





Site réalisé par Come Tell The World