San
Finna N°458 du
07 au 13 Avril 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
APRES
LE 08 MARS,
VOILA PEUT ETRE LE 03 AVRIL
La
Maison de la Femme de Ouagadougou recevait ce
3 avril 2008 une
journée
de la promotion de l’alimentation de rue.
Une foule des grands jours, composée essentiellement
de femmes, avait pris d’assaut l’amphithéâtre
de la Maison de la Femme de Ouagadougou pour la
cérémonie d’ouverture de la
journée. Dans la cour, différentes
nourritures et alimentations de rue étaient
exposées.
L’alimentation
de la rue, selon la définition de la FAO, serait
tout aliment liquide ou solide rencontré dans
la rue et propre à la consommation. Mais l’alimentation
de rue est une activité de développement
intégré à la vie urbaine répondant
aux attentes et envies nutritionnelles des populations.
Pour Madame Ramata KABRE, Présidente du Collectif
des Associations des Restaurants et Transformatrices
des Produits Locaux du Burkina Faso (CARTPL-BF), l’alimentation
de rue au Burkina Faso est un secteur d’activité
surtout occupé par les femmes pour plusieurs
raisons. Elle dira dans son discours : ‘’Le
niveau de pauvreté élevé des femmes,
le retard et/ou l’absence de scolarisation qui
constitue un frein à la participation des femmes
au secteur moderne du développement, les pesanteurs
socioculturelles qui déterminent souvent la faible
participation des femmes à la vie économique
publique. Toutes choses qui traduisent et déterminent
leur niveau de pauvreté en même temps qu’elles
amplifient celui de l’ensemble de la population’’.
Il s’ensuivra une série de cinq discours,
entrecoupés par un bref exposé sur l’état
des lieux de l’alimentation de rue au Burkina
Faso par le Docteur Nicolas BARRO.
Organisé avec l’aide de l’ «
Association Songui Managué Aide au Développement
» (ASMADE), cette journée se voulait un
engagement pour renforcer les activités dans
la ville de Ouagadougou et être un exemple pour
les autres villes en matière de lutte contre
l’occupation anarchique des espaces publics, l’insalubrité,
l’insuffisance d’hygiène, les toxi-infections
etc. Les femmes ont par ailleurs souhaité qu’une
Journée Nationale de l’Alimentation de
la Rue soit organisée chaque année. Une
doléance dont Madame Jocelyne VOKOUMA, Secrétaire
Générale du Ministère de la Promotion
de la Femme, a pris note, elle qui a promis de transmettre
fidèlement à qui de droit ce voeu. Mais
avant de déclarer cette première journée
ouverte, elle a tenu à dire dans son discours
que ‘’Si sur le plan socioculturel, la pratique
de la restauration de la rue intègre aisément
nos habitudes quotidiennes, sur le plan professionnel,
il y a lieu de mieux l’organiser afin de renforcer
les capacités de ce secteur dans lequel nos ingénieurs
de la gastronomie locale excellent et font le bonheur
des adultes, des adolescents et des petits’’.
C’est par une collation que les invités
ont mis fin à la cérémonie d’ouverture
de cette présente journée.