San
Finna N°457 du
31 Mars au 06 Avril 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de
refus"
LE
ROI DU BOUTHAN DEMOCRATISE SON PAYS
ET POUR PEU, ON LE JUGERAIT POUR FORFAITURE !
Le
Roi du Bouthan, vous connaissez ? Très peu auraient
répondu oui il y a quelques mois mais depuis,
le monarque a gagné la notoriété
en rentrant de façon bien singulière dans
l’histoire. Après avoir fait ses humanités
à Oxford où il a certainement cogité
entre autres maximes sur celle de John Emerich Dalberg
Lord Acton qui a fait si flores (« le pouvoir
tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt
absolument ») il a décidé, maître
incontesté de ce petit pays du fond de l’Himalaya,
d’offrir à son peuple la démocratie
représentative, de partager avec lui le pouvoir
pour éviter les affres de la corruption absolue.
! C’est du jamais vu ! Lord Acton doit se retourner
d’aise dans sa tombe. Mais si le roi croule sous
les éloges de ceux qui ne tarissent pas de qualificatifs
pour cet acte de renoncement sans égal, dans
certains cercles notamment de nos monarques africains
et de leurs courtisans, on n’a pas assez de mots
durs et de dérision assez désopilante
pour qualifier cet acte de prodigalité incomparable.
Et pour cause !..........................Lire
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VISITE
IVOIRIENNE DE JACK LANG
UN PRECHE POUR LA REPARATION
Même
si Nicolas Sarkozy n’aime pas la repentance,
encore que sur la question son appréciation
soit à géométrie variable, pour
ce que la Côte d’Ivoire et la France ont
partagé et partagent encore en commun en termes
de liens politique, économique, culturel, de
sang, il est sage de revisiter le passé récent
de leurs relations pour réparer ce que l’esprit
malin et les incompréhensions ont pu causer
comme torts. C’est ce que Jack Lang pour sa
part s’est engagé à réaliser
pour le compte des Socialistes en effectuant une visite
en Côte d’Ivoire qui ne manquera pas d’avoir
de la résonance en raison du principe même
de l’initiative et des mots forts qu’il
y a prononcés. Exemples. Quand on lui a demandé
ce qu’il pensait des grands travaux entrepris
par le président ivoirien, pendant que son
pays est en crise, son propos a été
d’une telle élévation qu’il
est à inscrire dans le marbre de l’histoire
: « Prenons l’exemple de ce que nous
avons fait au Louvre à Paris. On a fait un
investissement énorme, énorme. A l’époque,
on a été très attaque. A cette
époque, il y avait une crise aussi : elle n’était
pas militaire mais financière. Je me souviens
de cette belle parole de Mauroy : ‘Protégez
les budgets de la culture, de l’éducation
et de la recherche. Quand il y a crise, il faut laisser
allumées quelques lumières. Yamoussoukro,
c’est la lumière du futur »…
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