Mise à jour le 23/03/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°456
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°456 du 24 au 30 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Deux sons de cloche

FAUT-IL OUI OU NON BOYCOTTER LES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN ?

La question des droits de l’homme se pose actuellement avec acuité en Chine surtout après les violentes manifestations au Tibet suivies de la répression de l’armée rouge qui a promis, malgré les appels à la raison venant de toutes parts, d’écraser la révolte tibétaine. L’opinion en est à s’interroger sur la question du boycott ou non des jeux olympiques de Pékin prévus pour se dérouler à partir du 08 août de cette année. Si dans l’Hexagone par exemple, le gouvernement n’est pas favorable à un boycottage des jeux olympiques en raison, on le sent bien, des affaires qu’il ne faut pas gâter avec cette Chine qui représente un marché si vaste et si attractif, quelques personnalités et responsables politiques, comme Jack Lang et le secrétaire général du PS, François Hollande et aux Etats-Unis l’acteur Richard Gere penchent sérieusement pour le boycott desdits Jeux. Bref, la polémique bat son plein et dans le monde entier. Voici donc un deux sons de cloche sur la question.

IL FAUT PARTICIPER À CES JEUX CAR LA CHINE N’EST PAS L’ALLEMAGNE DE 1936

Ce n’est pas la première fois que des Jeux olympiques sont menacés de boycott. La question s’est posée en 1936 quand l’Allemagne nazie organisait les Jeux de Berlin avec comme maître-d’œuvre en chef, Hitler. Elle est revenue en force dans le contexte de la guerre froide aux Jeux de Moscou lorsque Brejnev trônait au Kremlin. On se souvient qu’en réplique, les pays satellites de l’Union soviétique boycotteront les Jeux de San Francisco organisés en 1984 par le pays de l’Oncle Sam. Mais cette fois-ci, le cœur n’est pas vraiment à l’ouvrage pour le boycott des Jeux de Pékin. Même parmi ceux qui par le passé ont prôné le boycott des pays organisateurs peu soucieux des questions de droits humains, il en existe aujourd’hui par rapport à la Chine qui hésitent et s’en démarquent même. C’est le cas spécialement du philosophe français André Glucksmann qui avait en 1980 soutenu le boycott des Jeux olympiques de Moscou. Il explique pourquoi un éventuel boycott de ceux de Pékin ne servirait à rien : « La protestation tibétaine est un appel à l’aide au monde et les jeux sont une occasion pour ébranler les consciences sur la tragédie d’un peuple qui risque l’anéantissement. Mais avant de promouvoir le boycott, il faut se poser quelques questions : quels serait ses effets concrets ? Combien de gouvernements sont disposés à risquer leurs relations économiques avec la Chine ? Existe-t-il des initiatives plus efficaces ? Ce boycott ne risque-t-il pas d’avoir un effet inverse et de renforcer le régime de Pékin ? (…) Le Tibet ne cherche pas l’indépendance mais le respect de son autonomie et de sa culture. L’intellectuel doit être réaliste, comme le sont les Tibétains ». Ç’est clair et il est loin d’être le seul à le penser. Voici ce qu’un Européen Mariusz Zawadzki a dit sur la question : « …Avant de descendre dans la rue et d’appeler au boycott, avant de condamner les sportifs qui veulent lutter pour les médailles en dépit des souffrances des Tibétains, il convient d’avoir la décence de vérifier que vous êtes vous-même intègre. D’abord il faut boycotter votre ordinateur car il a été vraisemblablement fabriqué en Chine… ». Si on y pense bien, c’est depuis 7 ans que les gens auraient dû dénoncer haut et fort le fait que l'organisation des Jeux ait été confiée à une nation coupable de violations graves de droits de l'homme ; ça n’a pas été le cas, alors maintenant que le vin est tiré, il faut le boire. Et puis, comment ne pas penser à toutes ces sommes qui auront été investies à pure perte si le boycott avait lieu et aussi comment ignorer royalement ces sportifs de haut niveau qui se sont préparés des années durant et qui vont voir tous leurs efforts anéantis pour une question qui ne les regarde même pas ? Mais ce sont eux et eux seuls qu’on pénaliserait surtout que boycott ou pas, la Chine ne changera pas. Il faut donc se calmer et faire en sorte que ces Jeux se tiennent et réussissent.


TOMI.

LES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN DOIVENT EVIDEMMENT ETRE BOYCOTTES

Le boycott de ces Jeux olympiques lancera un signe fort au régime de Pékin et au-delà à tous les régimes dictatoriaux et peu soucieux de la question des droits humains. Le sport ne doit pas être dévoyé par la classe politique et c'est pourquoi le monde libre ne doit pas participer à ces Jeux. En y allant, on cautionnerait le régime inique chinois qui est en train de faire couler le sang de ces pauvres Tibétains qui réclament plus d’autonomie, plus de respect pour leur identité et donnerait un blanc seing à toutes les dictatures du monde. A noter aussi qu’il est tout à fait honteux que les Nations Unies ne se prononcent pas en faveur du Tibet. Si on applaudit à l’indépendance du Kosovo, pourquoi n’applaudirait-on pas à l’indépendance du Tibet ? Par ailleurs, ces jeux-là, on peut bien les organiser ailleurs car il y a des pays qui ont toutes les infrastructures et qui pourraient en quelques mois, être prêt pour les accueillir. Ce serait un acte très fort, très beau. Mais si cela se révélait impossible, à défaut de boycott des jeux qui pénaliseraient les sportifs, une idée géniale est venue de Robert Ménard : le boycott de la cérémonie d’ouverture des jeux. Le patron de RSF a souligné qu’il ne veut pas gâcher les jeux mais avec le boycott de la cérémonie d’ouverture, chacun dira son mécontentement face à ce que la Chine fait subir au Tibet. Il a demandé au président français Nicolas Sarkozy et à tous les chefs d’Etats et de gouvernement de le suivre sur cette voie mais cette idée ne plaît pas à ceux qui ont peur de la puissante Chine car ils savent bien que pour cette dernière, boycotter la cérémonie d’ouverture serait comme un crime pour le pays de Mao Tsé Toung qui a mis des années (et à quel prix !) à préparer cette cérémonie qui sera diffusée dans le monde entier. Donc, chacun fait très attention à la réponse à apporter à cette question. On note que si Rama Yade a dit que peut-être elle boycotterait la cérémonie d’ouverture, le gouvernement quant à lui ne pipe mot officiellement. Ousmane Nacro président de la LIDEJEL soutient cette idée : «Je pense que c’est une affaire politique. Il y a des gens qui sont convaincus que le sport peu constituer un cheval de Troie et c’est dans cet ordre d’idées qu’ils veulent entraîner tout le monde. Je ne suis pas pour le boycott systématique des Jeux olympiques de Pékin, parce qu’au-delà de la Chine, se sont les athlètes et les sportifs que l’on va sérieusement pénaliser. Je ne pense pas non plus que cette position d’extrémiste pourrait véritablement entraîner un changement de politique en Chine. Il faudra de mon point de vue trouver une autre forme pour manifester son désaccord avec la politique chinoise en ce qui concerne les droits de l’homme et une idée fait son petit bonhomme de chemin, celle de boycotter l’ouverture des jeux olympiques de Pékin par les présidents des Etats participants. Je suis pour un tel scénario. » Boycotter les jeux ou au moins la cérémonie d’ouverture, c’est là le chemin à suivre !


TOZI.

Citation de la semaine

«Les pires des hommes avisés sont ceux qui entourent les chefs »

Massa Makan Diabaté






Site réalisé par Come Tell The World