Mise à jour le 23/03/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°456
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°456 du 24 au 30 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

LES RETRAITES MILITAIRES SONT FACHES
ILS VEULENT LA LIBERATION DE CLEMENT OUEDRAOGO

A la suite de l’arrestation et de l’incarcération de Clément Ouédraogo militaire retraité et président de l’Alliance des retraités militaires (AREMI) en création, nous avons reçu une lettre ouverte adressée à M. le Ministre de la défense à travers laquelle, les compagnons du suscité expliquent les objectifs de leur association et demandent par la même occasion, un élargissement de leur camarade de lutte. Un véritable cri de cœur que ceux-ci lancent à l’endroit du patron de l’armée burkinabé.

Lettre ouverte
A monsieur le Ministre de la Défense du Burkina Faso

« L’honneur nous revient de vous adresser la présente lettre ouverte. Force est de reconnaître que les militaires du Burkina Faso vivent une situation difficile. Quand ils étaient en active ou non, leurs droits n’ont pas toujours été respectés. Malgré leurs multiples actions judiciaires et de protestations sur le terrain, ils n’ont pas pu obtenir pleinement satisfaction.

Soucieux de continuer la lutte pour nos droits bafoués dans le cadre des institutions républicaines et soucieux de contribuer comme citoyens ordinaires au développement du pays, nous avons décidé de nous constituer en association .C’est dans ce contexte que nous avons initié une conférence de presse dans l’après-midi du 05 mars 2008 à la maison des retraités sise au Secteur 9 pour susciter la nécessité d’une déclaration de nos ambitions.

L’Alliance des retraités militaires se veut apolitique à caractère non lucratif et le regroupement des militaires et gendarmes retraités sans distinction de grade. L’Alliance des retraités militaires aura pour objectifs et missions principales, entre autres :

- de défendre les acquis et promouvoir les droits des militaires retraités

- de lutter pour l’épanouissement du militaire retraité

- participer activement au développement socioéconomique et culturel du pays dans toutes ses sphères

- protéger les veuves et orphelins des militaires décédés des violences faites à leur endroit et de la marginalisation socioéconomique et culturelle

- œuvrer pour la réinsertion du militaire retraité à l’activité nationale dans le millénaire.

Pour ne citer que cela. Nous estimons que le militaire retraité doit recouvrer ses droits de citoyenneté ordinaire comme tous les Burkinabé. Nous ne comprenons pas pourquoi au-delà du chemin légal que nous empruntons, contrairement affiche des perversités démesurées aux yeux des gouvernants. Pensez-vous normal que nous soyons enclavé à ce point dans nos libertés dans un Etat républicain ? Il est urgent qu’ensemble, nous respections le guide sacré qui régie notre patrie : la constitution. La simulation démocratique n’est pas la solution du moment. C’est la raison de plus qui incite notre volonté de nous constituer dans la légalité et dans le strict respect des lois républicaines.

En tout état de cause, nous considérons que jeter spontanément le Sergent Clément OUEDRAOGO à la MACO traduit un abus du pouvoir, truffé d’inégalités et d’ambiguïtés. Si le Sergent Clément OUEDRAOGO n’a pas volé, frappé ni tué, s’il n’a pas commis le moindre outrage à l’endroit des ténors gouvernants et s’il est seulement arrêté à cause de sa volonté de s’organiser légitimement avec ses camarades au sein d’une association pour défendre les intérêts des

Clément Ouédraogo
militaires retraités, et des citoyens, nous exhortons humblement les instances décisionnelles à plus de réalisme. Indépendamment de tout ce qui précède, vous conviendrez avec nous, Monsieur le Ministre, que notre camarade de lutte est un citoyen ordinaire à part entière. Il est en droit de se conférer un choix individuel à tout compte fait dans un parti politique, que ce soit de la mouvance présidentielle ou de l’opposition. Ses initiatives personnelles individuelles n’ont pas toutefois de relations ou d’entrave aux objectifs et caractère fondamental de l’AREMI. Il est indispensable que les ténors gouvernant redorent leurs blasons en s’impliquant dans un réajustement logique dans la gestion gouvernementale. Nous n’avons aucune prétention ni intention ni de loin à livrer le régime à la vindicte populaire. Du reste, nous ne souhaitons pas vivre les malaises et crises que tant de pays en voie de développement traversent ou ont traversés. Par contre, notre volonté est d’intercéder autour des concessions pour accéder véritablement à la paix et le bien être social des citoyens au sein d’une patrie que nos ancêtres nous ont dignement légué. Si le Burkina Faso se proclame une terre ou un pays des hommes intègres, il nous incombe collectivement de préserver cet acquis légendaire.

Monsieur le Ministre de la Défense, c’est le lieu indiqué pour nous de vous prier humblement d’examiner le sort de notre camarade incarcéré à la MACO dans l’équité et délicatesse. Nous considérons en outre que notre cri de cœur retiendra votre attention et bienveillance dans les brefs délais. Nous en cernons l’opportunité pour lancer un vibrant appel à l’opinion nationale.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos sincères sentiments distingués.

Vive le dialogue pour que vive le Burkina Faso !

Pour acquis
Alliance des Retraités militaires en constitution
Ouagadougou »

Aristide Ouédraogo


Dernière minute

La décision des militaires retraités de se constituer en association continue de faire grand bruit. Lorsqu’ils se sont réunis à Antoine Nanga pour lancer l’AREMI, cela n’est pas passé inaperçu. Quand ils se sont également retrouvés au CBC avec d’autres associations, intellectuels, pour lancer un Appel à la refondation, dans une salle comble, leur présence a marqué. Depuis, les commentaires vont bon train. Pour les uns, c’est bien que les militaires retraités aient choisi cette forme civilisée pour la défense de leurs intérêts avec un cadre citoyen. Il y aura moins de pressions et d’anxiété pour les Burkinabé de voir leurs nuits agitées par des coups de feu. Pour les autres, il peut y avoir anguille sous roche : des militaires qui s’organisent de quelque façon que ce soit, ça n’est pas à prendre à la légère. Est-ce cette interprétation qui a conduit à l’arrestation de Clément Ouédraogo ? Il n’en manque pas pour le penser, surtout lorsque le bruit court que l’ordre serait venu du ministre de la Défense en personne. Alors, pour montrer leur solidarité à Clément Ouédraogo, réaffirmer leur liberté de se constituer en association et même en tant que simples citoyens, d’avoir leurs opinions politiques et de se préoccuper de la gouvernance de leur pays, ils ont convoqué une conférence de presse au Central Hôtel ce samedi 22 mars 2008. Comme conférenciers, il y avait Malo Arjouma, Sergent à la retraite avec à ses côtés Bigtogo Wandagoo Kaboré Augustin et Koadié Bamouni. Plaisant échange au cours duquel ils ont informé les journalistes qu’ils ont introduit une demande d’audience auprès du Ministre de la Défense et que parallèlement à leurs démarches pour savoir quelles sont les bases juridiques de l’arrestation de leur camarade et obtenir sa libération, ils préparent une assemblée générale constitutive de laquelle sortiront les textes définitifs de leur association à déposer au MATD.

A la fin de la conférence, le Sergent Malo Arjouma a été assailli par les journalistes, ce qui montre l’intérêt qu’on porte à l’activité de ces militaires retraités.

Aristide Ouédraogo


ERRATUM

Dans notre précédent numéro (n° 455 du 17au23 mars 2008), nous avons écrit par inadvertance que « l’UNIR/ MS, qui dénonce l’arrestation des personnes et la relaxe de Nana Thibaut… » . Nous regrettons cette erreur car il ne nous vient pas à l’esprit de supposer que l’UNIR/ MS s’oppose à une quelconque relaxe de Nana Thibaut. Toutes nos excuses à Me Sankara et aux militants de son parti.





Site réalisé par Come Tell The World