San
Finna N°453 du
03 au 09 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
MALADIES
CARDIOVASCULAIRES
UN ETAT DES LIEUX CALAMITEUX
Face
à la pauvreté, la «
mal-bouffe », le stress, le tabagisme
et même la sédentarisation,
le commun des mortels s’expose
à des risques de maladies cardiovasculaires,
et la plus fréquente et la plus
répandue reste l’hypertension
artérielle. Pour mieux cerner
les ravages que ces maladies entraînent
dans notre société, la
Clinique du Cœur a initié
une formation à l’endroit
des hommes de média avec l’appui
de l’UEMOA. C’était
le 01 mers dernier au sein de la structure.
Logo
de la clinique
La
presse étant un relais fiable
entre les pouvoirs publics et les populations,
et surtout dont le rôle est d’informer,
de former et de sensibiliser les populations,
la Clinique du Cœur, qui n’a
que 8 mois de fonctionnement, a jugé
nécessaire de renseigner les
populations, par le biais de ce canal.
Les professeurs Ali Niakara et Lucie
V. Nébié penchent plutôt
pour la prévention de ces maladies
cardiovasculaires au sein de la population
que pour le traitement même, qui
est très onéreux.
Un séminaire qui conduit les formateurs
aux rappels, avec les journalistes, sur l’anatomie
et la physiologie cardiovasculaire, à
des généralités sur les
maladies cardiovasculaires et des pathologies
telles l’hypertension artérielle,
les atteintes coronaires jusqu’aux troubles
du rythme et de la conduction.
Les deux spécialistes du cœur
ont soutenu que le battement cardiaque doit
être de 60 à 100 par minute chez
les individus de 40 ans et jusqu’à
180 si le sujet a moins de 20 ans. Ce qui
fait que l’on ne parle d’hypertension
légère que si un sujet fait
14.9 et de tension modérée que
si celui-ci fait 16.10 ; évidemment,
ça se complique encore, si les chiffres
vont au-delà.
Les signes courant qui annoncent l’hypertension
vont des céphalées chroniques
aux vertiges en passant par le bourdonnement
des oreilles. Mais il y a l’hypertension
latente qui ne donne absolument pas de signe
visible. Il est très dangereux pour
les sujets parce que foudroyant.
Parmi les signes, il faut citer aussi la baisse
de la vision. Et les causes, elles aussi,
vont de l’état d’âge
avancé au surpoids en passant par l’hérédité.
Chose importante, il est à signaler
que la ville stressante, la forte consommation
de sel et l’alcool contribuent fortement
au déclenchement de cette maladie.
Pour éviter l’hypertension, le
mieux à faire, c’est de pratiquer
un sport (entre 40 à 45 mn par jour),
de diminuer la consommation de sel, d’éviter
le stress et surtout toute la gamme des excitants
et le tabac.
C’est un cumul épidémiologique
que l’on assiste assez impuissant, dans
les pays pauvres, et surtout au Burkina, dira
le professeur Niakara, avant d’ajouter,
diapositives à l’appui, que les
maladies coronariennes et cérébrovasculaires
comptent à elles seules, 11,8 % des
décès dans le monde alors que
le sida ne représente que 1,2 % et
le paludisme, 2,1 %.
Après avoir fait l’état
des lieux de la prise en charge des maladies
cardiovasculaires au Burkina et abordé
les autres maladies, les professeurs ont invité
les citoyens et les populations à s’approcher
des centres sanitaires pour des dépistages.
La Clinique du Cœur a une fonctionnalité
multiple et les promoteurs, les professeurs
Niakara et Nébié, offrent un
plateau technique moderne qui prend en charge
les malades du cœur.
Une clinique ouverte 24 H/24, hautement qualifiée.
Après 8 mois de fonctionnement, la
Clinique a consulté 2.300 patients
et posé 10 stimulateurs cardiaques.
Comme quoi, il y a aussi des compétences
chez nous qui ne demandent que le minimum
pour prendre en charge les populations et
éviter les évacuations onéreuses.
A la date d’aujourd’hui, la Clinique
du Cœur doit supporter une ardoise de
plus de 10 millions de nos francs, frais non
payés de certains patients arrivés
mourant et sauvés in extremis. Ca donne
à réfléchir !
Aristide
Ouédraogo
NE
RATEZ PAS LA SEMAINE PROCHAINE L’ARTICLE
« La Radiodiffusion numérique
Un impératif pour le Burkina et l’Afrique
pour Nestor Gaël R. Kaboré »