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San Finna N°451 du 18 au 24 Février 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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MICHELLE OBAMA A LA MAISON BLANCHE ?
CA PEUT DEMENAGER GRAVE !

Si parmi les inscrits à la compétition pour les présidentielles aux USA, il y a des couples qui accrochent l’opinion, ce sont bien les Clinton et les Obama. Mais qu’est-ce qui les rapproche et qu’est-ce qui les sépare ?

Les Clinton sont un couple de Blancs. Chez eux, le mari a déjà été président et c’est la femme qui postule l’investiture du Parti démocrate pour briguer la présidence. Tous les deux ont entamé la soixantaine.

Chez les Obama, ce n’est pas la femme qui brigue la présidence mais le mari, et pour la première fois. Ils sont tous les deux Noirs et quadragénaires.

Voilà quelques différences parmi d’autres.

Barack et Michelle Obama à Chicago, début février
(Photo ASSOCIATED PRESS)

Mais outre que les deux couples ont des ressemblances parce que composés d’hommes et de femmes compétents, intelligents, il y a que les craintes au sujet de l’influence que peut exercer Bill Clinton sur son épouse si celle-ci était présidente, existe également par rapport à Michelle Obama si son mari venait à être porté à la tête des USA. Et on dit même que si tel était le cas, ça pourrait déménager grave à la Maison Blanche !

Pourquoi donc cela ?

Michelle Obama, il faut le savoir, c’est la dame de fer à la démarche de velours. Tous ceux qui la connaissent, tous les journalistes qui l’ont approchée, sont unanimes pour dire que c’est une femme de tête, une femme organisée, un bourreau de travail, dont la personnalité, dessinée depuis sa naissance, est débordante.

En effet, c’est dans une famille modeste d’un quartier noir de Chicago, qu’elle est née. Pour être modeste, la famille n’en était pas moins à cheval sur les principes et attachée à inculquer de saines ambitions à leurs enfants. C’est dans la rigueur qu’ils seront élevés.

Michelle entrera à Princeton et après son droit à Harvard, rejoindra un Cabinet d’affaires prestigieux. C’est dans ce Cabinet qu’elle fait la connaissance de Barak Obama qui lui avait été recommandé en qualité de stagiaire par son Chef.

Quatre ans plus tard, Cupidon ne les ayant pas épargnés, ils convolent en justes noces. Barak Obama avait épousé une femme de caractère. Il s’en rendra compte par sa façon de tenir la maisonnée, avec rigueur, discipline. Michelle Obama n’est pas le genre femme potiche qui suit moutonnement son mari. Cela est tellement vrai qu’elle a pendant longtemps eu des remarques plutôt désobligeantes, de l’avis de beaucoup, à l’endroit de son mari. Elle n’a pas hésité à confier en public ou à des journalistes que son mari oubliait de remettre le beurre au frigo, qu’il ne faisait pas le lit, qu’il laissait traîner ses chaussettes, qu’il ronflait et qu’il puait tellement que « le matin, leurs filles ne voulaient pas sauter dans le lit parental ». Là où elle est allée un peu trop loin, exposant ses propos à toutes les interprétations, c’est quand, voulant que son mari ait les pieds sur terre, elle a dit qu’ « un seul homme ne peut pas satisfaire tous nos fantasmes ». Autant de propos qui ont amené l’éditorialiste du New York Times, Maureen Dowd, à relever que beaucoup de partisans de Barak s’inquiétaient que « ces réprimandes perpétuelles ne soient castratrices pour son mari -déjà sous le feu de la critique pour son manque d’expérience- qui se fait enguirlander comme un gosse indiscipliné ».

Pour Michelle Obama, il ne fallait pas prendre en mauvaise part ces propos et considérer qu’elle voulait rabaisser son mari : « J’essayais de prendre un peu de recul, de dire que nous voulons mettre notre président sur un pied d’estale alors qu’il est évident qu’un seul homme ne peut pas satisfaire tous nos fantasmes, que nous sommes tous dans le même bateau et qu’on ne peut pas faire confiance aveuglément » à un seul décideur, quel qu’il soit !

Bref, voilà l’un dans l’autre qui fait dire que si incontestablement, cette femme de poigne très intelligente, gagnant bien sa vie (325.000 dollars par an), le double de celui de son mari, venait à être la première Dame des USA, elle n’aurait aucun complexe pour affirmer sa personnalité, et cela pourrait bien donner le sentiment aux Américains qu’en votant pour Barak, ils auront finalement eu deux présidents pour un : pas les Clinton mais les Obama

Mais si victoire des Obama il y a, ça ne sera pas plus mal pour les Etats-Unis car ce couple a reçu en partage, des qualités propres à régénérer l’âme américaine, à lui insuffler la dimension de l’humilité, de l’humanité qu’une trop grande conscience de supériorité et de puissance avait détaché le Géant américain des obligations liées à son leadership ! Le couple pourrait effectivement révolutionnariser dans le bon sens, les Etats-Unis mais aussi le monde.

CY





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