San
Finna N°444 du
17 au 23 Décembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
BILLET
NOUVEAU GOUVERNEMENT TOGOLAIS
ET DES QUESTIONS A LA PELLE
Le nouveau gouvernement togolais, après des semaines
de tractations, a vu le jour avec à sa tête,
Monsieur Komlan Mally. Extraordinaire surprise : les commentaires
tardent à venir. A part quelques réactions
ici et là, ni la mouvance présidentielle,
ni l’opposition, n’y vont de leurs commentaires
pour éclairer l’opinion quant aux conditions
de la formation du gouvernement et quant aux projections
qu’on peut en tirer sur la vie politique nationale
en général et la réforme des institutions
en particulier.
Voilà
qui amène à se poser cette première
question : pourquoi ce manque d’empressement
à se jeter à l’eau ?
Komlan Mally
(Photo : AFP)
Une
autre interrogation, c’est évidemment
l’absence de l’UFC et du CAR. On se
doutait, dès le moment où le premier
ministère était passé au
RPT, que l’UFC risquerait de ne pas être
de l’équipe, compte tenu notamment
des conditionnalités que le parti de Mr
Olympio soulevait. Mais pourquoi l’absence
du CAR ? Le parti de Me Agboyibo aurait pu, même
en dehors de son chef, être représenté
au gouvernement. Là-dessus, la question
reste pendante.
Une
autre question réside dans l’absence
du frère de Faure Eyadema, Kpatcha Gnassingbé,
dans le gouvernement. Le ministère qu’il
occupait, celui de la
Défense et des anciens combattants, a été
tout simplement rattaché à la présidence
de la République. Là aussi, silence
radio.
A contrario, on se demande pourquoi Léopold Messan
Gninivi de la CDPA a été nommé ministre
d’Etat, ministre des Affaires étrangères
et de l’intégration régionale, lui
qui est souvent passé pour l’un des plus
intransigeants de l’opposition.
Voilà les interrogations essentielles qui font
qu’on ne se répand pas en exégèse
sur le caractère recentré de l’équipe,
qui passe de 34 à 21 membres et sur le nombre de
femmes qui passe de 5 à 2.