San
Finna N°443 du
09 au 16 Décembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
Cette semaine du 3 au 9 décembre 2007, on peut
citer comme évènements importants, la 10
ème édition de la commune burkinabé
et le vote du budget 2008 à l’Assemblée.
Il s’est également tenu, la semaine écoulée,
la cérémonie d’installation des membres
du Comité de pilotage et du Comité technique
du projet « Sécurité des citoyens
au Burkina Faso ». San Finna a également
retenu la manifestation de mécontentement des policiers
municipaux de Dédougou. Par ailleurs, le jeudi
passé, les élèves des établissements
scolaires ont boycotté les cours en mémoire
de l’assassinat de Flavien Nébié le
6 décembre 2000. Plus de détails ci-après
pour toutes ces nouvelles.
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PHOTOGRAPHIE
DE LA SEMAINE ECOULEE
•
10 ème édition de la commune burkinabé
Du 3 au 5 décembre derniers, s’est tenue
à Ouagadougou la 10 ème édition des
Journées de la commune burkinabé, dont l’ouverture
était présidée par Clément
Sawadogo, ministre de l’Administration territoriale
et de la Décentralisation. Initiée par l’Association
des municipalités du Burkina (AMBF), on a noté
la présence d’un public intéressé
et de représentants d’associations de municipalités
d’autres pays notamment d’Afrique. Le thème
était : Communalisation intégrale et coopération
décentralisée ». Pour cette édition,
on a enregistré la participation des communes rurales
qui ont adhéré à l’AMBF, portant
le nombre de membres de cette dernière, de 49 à
351. Il s’est agi, tout au long de ces journées,
de voir comment opérer une synergie d’action
entre l’Etat, les élus locaux, les responsables
de jumelage et les partenaires.
• Le budget 2008 a été voté
à l’Assemblée
Le budget de l'Etat 2008 a été adopté
le 6 décembre 2007 par 95 députés.
Il s’établit à 869,702 milliards de
francs CFA. Les prévisions de dépenses sont
de 984,171 milliards de francs. L’épargne
budgétaire est d’un peu plus de 40 milliards.
Il y a donc un besoin de financement d’environ 114
milliards fcfa pour équilibrer le budget. Trois
groupes parlementaires contre un ont voté oui pour
le budget. Le CDP, parti majoritaire, la CFR et l'ADF-RDA
qui soutiennent le programme présidentiel ont donné
quitus au gouvernement. Le groupe Alternance-démocratie
et justice a voté contre.
• Installation des membres du Comité
de pilotage et du Comité technique du projet «
Sécurité des citoyens au Burkina Faso ».
C’est le 3 décembre dernier qu’ont
été installés officiellement les
membres du Comité de pilotage et du Comité
technique du projet « Sécurité des
citoyens au Burkina Faso ». Le Secrétaire
général du ministère de la Sécurité
, Antoine Poda a rappelé l’historique du
projet « Sécurité des citoyens au
Burkina Faso » dont le coût est d’environ
1 milliard 500 millions de nos francs pour la partie française
et de près de 800 millions pour la partie nationale.
Il a rappelé que la signature de la convention
de financement est intervenue le 12 juillet dernier et
que les objectifs du projet étaient essentiellement
les suivants : « combattre l’insécurité
sur les axes stratégiques et secondaires du pays
du fait des « coupeurs de route » par la mise
en place de patrouilles mobiles spécialisées
de la gendarmerie, rendre plus visible la présence
policière sur les voies publiques à Ouaga
et à Bobo, accentuer la professionnalisation des
policiers, renforcer les moyens pédagogiques et
opérationnels des sapeurs-pompiers sur le secourisme
routier tout en sensibilisant les populations et usagers
aux dangers de la route. Mr Séré Joël,
Attaché de sécurité intérieure
de l’Ambassade de France, a relevé toutes
les actions entreprises par la France pour l’équipement
de projet : équipement mobilier et informatique
de la nouvelle division de la police des frontières,
mise en place d’une cellule juridique et d’une
formation à la direction de l’aviation civile
et de la météorologie, formation et informatisation
des brigades de recherche.. Le but est notamment d’obtenir
une baisse notoire des vols à main armée.
• Manifestations des policiers à
Dédougou
La police municipale de Dédougou a manifesté
son mécontentement le 3 décembre dernier
et a contraint les occupants à quitter les locaux
de la mairie. Les contestataires voulaient rencontrer
le maire mais il était à Ouagadougou. Ayant
refusé de rentrer dans sa ville, les policiers
municipaux ont bloqué les locaux de la mairie,
deux jours durant. Le porte-parole des contestataires,
Fonkani Honoré, a fait part des difficultés
qu’ils rencontrent et énuméré
les doléances de ses camarades : non remise de
leurs attestations, bloquées par la direction du
SND pour non versement de la contribution de la commune
; lenteur dans le positionnement de leurs salaires ; non
remise de treillis, de tenue de cérémonie
et de celle de sport ; absence de moyens logistiques tels
que motos et véhicule utilitaire ; refus de leur
remettre des indemnités de risques et la prime
alimentaire paramilitaire, de régler les ristournes
sur le amendes forfaitaires ; blocage de leur avancement
depuis 2006, non prise en compte par la mairie de l’augmentation
de salaire de 5 % du gouvernement.. S’ils sont passés
à l’action, dira le Porte-parole, c’est
parce que leurs demandes sont restées sans suite,
et de prévenir que « l’état
de siège continuera tant qu’on n’aura
pas gain de cause ». Il semblerait qu’on leur
ait réglé les primes d’avancement
; malgré tout, ils n’auraient pas repris
service, attendant toujours le maire de pied ferme pour
les autres demandes.
• Etablissements scolaires fermés
le 6 décembre : cas de Bobo Dioulasso
Les élèves de la ville de Bobo-Dioulasso
ont commémoré le 6 décembre passé,
la mort de l’élève Flavien Nébié
abattu à Boussé le 6 décembre 2000.
Ce qui signifie qu’ils ont boycotté les cours
du jour dans la plupart des établissements secondaires
de la ville. Si dans la plupart des établissements,
les élèves sont sortis d’eux-mêmes
pour amener d’autres élèves à
les rejoindre, dans d’autres, c’est l’administration
scolaire qui a décrété qu’
“ il n’y a pas cours le 6 décembre
2007 ” , ceci pour éviter les casses qu’on
a connu dans le passé et qui pouvaient se rééditer.
Mais les élèves ont prévenu : si
nous avons manifesté sans heurts ce 6 décembre,
ce ne sera pas le cas pour le 13.
PROJECTION
SUR LA SEMAINE A VENIR
Sans
conteste, au cœur de l’actualité, il
y aura les commémorations du 11 décembre
(jour de la fête nationale) et celles du 13 et 16
décembre, respectivement jours de l’assassinat
puis de l’enterrement de Norbert Zongo et de ses
compagnons d’infortune.