Mise à jour le 02/12/2007
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San Finna N°442 du
03 au 09 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

MESSAGE DU DIRECTEUR REGIONAL DE L’OMS POUR L’AFRIQUE,
LE DR LUIS G. SAMBO,
A L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA 2007

MESDAMES ET MESSIEURS,

Nous commémorons ce jour la dix-neuvième édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, depuis son lancement par l’Organisation mondiale de la Santé en 1988. Le thème retenu pour 2007 est «Leadership».

Au cours des cinq dernières années, des progrès remarquables ont été réalisés dans l’engagement des dirigeants de la Région africaine, la mobilisation des ressources financières et techniques, l’amélioration de l’accès à l’information, le dépistage du VIH et le conseil, la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, et l’accès au traitement antirétroviral qui permet de prolonger la vie des malades du SIDA. Toutefois, nous savons qu’il nous reste encore beaucoup à faire pour réussir à inverser la tendance de l’épidémie.

En dépit des progrès accomplis dans l’accélération de la prévention de l’infection à VIH, les taux d’accès aux services de dépistage du VIH et de conseil et aux services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant demeurent à un faible niveau inacceptable. Selon les estimations, 12 % seulement des adultes connaissent leur statut sérologique. En 2005, seules 11 % des femmes enceintes infectées par le VIH bénéficiaient de la thérapie antirétrovirale.

En dépit de l’amélioration considérable de l’accès au traitement antirétroviral dont la couverture a passé de 1 % en 2003 à 30 % en 2007, il importe de souligner qu’à l’heure actuelle, 70 % des personnes qui en ont besoin n’ont pas accès à ces services. Les efforts visant à accélérer l’accès a ces médicaments sont entravés par des défis majeurs tels que la faible observance du schéma de traitement et l’apparition de la résistance aux antirétroviraux. Bien qu’ils continuent de baisser, les prix des antirétroviraux ne sont pas encore à la portée de la plupart des populations de notre Région.

En outre, pour tout patient ayant bénéficié du traitement antirétroviral l’année dernière, six nouvelles infections sont enregistrées à l’échelle mondiale. La combinaison de l’accélération de la prévention de l’infection à VIH et de l’intensification du traitement et des soins demeure donc la seule stratégie réaliste et efficace d’endiguement de la propagation de cette infection en Afrique subsaharienne.

Je voudrais m’adresser aux dirigeants de nos sociétés aux divers niveaux:
Avons-nous tenu notre promesse d’accélérer la prévention de l’infection à VIH dans la Région africaine, promesse faite il y a deux ans lors de la Cinquante-cinquième Session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique? Tout en félicitant les États Membres pour avoir pris des mesures concrètes en vue d’accélérer la prévention de l’infection à VIH, nous devons reconnaître que, dans la plupart des pays de la Région africaine, les programmes de prévention de l’infection à VIH demeurent fragmentés, peu coordonnés et insuffisamment financés. Nous constatons que bon nombre de programmes sont mis en œuvre en l’absence d’orientations stratégiques claires fondées sur la connaissance judicieuse de l’épidémie locale ou de ses facteurs sous-jacents.

Dans nos efforts pour parvenir à l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien, avons-nous administré la preuve de notre volonté de nous attaquer à cet énorme défi? Nos programmes sont-ils stratégiques, fondés sur les données d’expérience, d’un bon rapport coût/efficacité et orientés vers les résultats ?

Investissons-nous d’une manière appropriée les ressources disponibles dans les domaines les plus pertinents?

Mes collègues du secteur de la santé :

La commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida 2007 doit être pour nous l’occasion de mener une réflexion sur les voies et moyens d’exercer notre leadership de manière à améliorer la programmation de la lutte contre le VIH/SIDA pour en garantir un meilleur impact. Nous connaissons les interventions qui sont efficaces et celles qui le sont moins. Nous devons coopérer avec tous les partenaires, et notamment avec la société civile et les communautés, pour intensifier et porter à une très large échelle les interventions jugées efficaces en vue de réaliser l’objectif de l’accès universel.

Nous devons définir des cibles claires pour la prévention, le traitement et les soins aussi bien au niveau national qu’au niveau du district, et nous devons également élaborer les feuilles de route devant nous conduire à la destination désirée. À cet égard, je voudrais vous inviter à accorder une attention particulière à la nécessité:

- d’élargir l’accès aux services de dépistage du VIH et de conseil, en tant que point d’entrée de la prévention, du traitement et des soins ;

- de maximiser les opportunités de prévention de l’infection à VIH par le renforcement des conseils sur les rapports sexuels protégés à tous les points de contact entre prestataires de soins de santé et usagers;

- d’accroître l’accès aux services de prévention de la transmission de l’infection par le virus du SIDA de la mère à l’enfant ;

- de veiller à une meilleure observance du traitement antirétroviral, à l’élargissement de l’accès au traitement du SIDA pédiatrique et à la réduction à un niveau minimal du risque d’apparition de résistance au traitement;

- de concevoir et mettre en œuvre des stratégies efficaces en faveur des groupes à haut risque, avec la participation active des bénéficiaires;

- d’intensifier les efforts de prévention et de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles;

- d’envisager la mise a l’échelle des services de circoncision masculine pratiquée en toute sécurité, en tant que partie intégrante d’un ensemble complet de services de prévention de l’infection à VIH, en particulier dans les pays dans lesquels la prévalence du VIH est élevée et le taux de circoncision masculine faible, et en tenant compte des réalités socioculturelles locales;

- de mettre en place des systèmes de suivi et d’évaluation qui fourniront en temps voulu des informations stratégiques pour étayer la prise de décisions sur les programmes.

Mesdames et Messieurs,

La commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA m’offre une bonne occasion de remercier sincèrement tous les partenaires de développement qui appuient inlassablement les programmes de lutte contre le VIH/SIDA dans la Région africaine. Je remercie spécialement les organisations sœurs du système des Nations Unies pour leur participation active et leur engagement à des partenariats plus stratégiques et mieux orientés sur les résultats.

STOPPONS LE SIDA : Tenons notre promesse. En tant que dirigeants, nous devons faire plus !
Je vous remercie.


MESSAGE DU 02 DECEMBRE 2007
DES FEMMES EN NOIR SUR LA TOMBE DE NORBERT ZONGO

Norbert,

Ce dimanche 2 décembre, nous sommes à J moins 11 du 13 décembre, qui t’a arraché toi et tes compagnons à notre affection, à l’affection de ta famille, de tes amis, de tout un peuple, et à J moins 14 du 16 décembre qui a été le déclic de la lutte contre l’impunité dans notre pays. Nous sommes fidèles encore au rendez-vous dominical pour te rappeler que nous restons mobilisées pour continuer ton combat pour la justice sociale mais aussi pour la vérité en ce qui concerne le sort qui vous a été fait le 13 décembre 1998.

Nous ne sommes pas, nous autres Femmes en Noir, nées pour rien parce que nous avons contribué et nous contribuons, sans haine, sans esprit de vengeance, à notre manière, à perpétuer ta mémoire et à lutter pour une justice réhabilitée.

Les soutiens nous sont venus de toutes parts et nous donnent l’espérance que le jour n’est plus loin où la justice se fera.

A cause de cette espérance qu’on a mis en nous, grâce aux multiples témoignages de sympathie, d’encouragement, nous nous employons à obtenir que l’année 2008 soit déclarée « Année Norbert Zongo ». Nous avons déjà fait les correspondances et pris les contacts en ce sens et nous continuerons.

D’ailleurs, le 16 prochain, jour de ton inhumation et de celle de Ernest Zongo, Ablassé Nikièma et Blaise Ilboudo, nous le redirons de façon solennelle. Nous demanderons partout où cela sera possible, des messes en ta mémoire suivies au besoin de marches de piété. Nous irons nous recueillir sur vos tombes, saluer la famille à Koudougou et nous voulons chaque année, en plus du 13, donner une empreinte particulière au 16 décembre, jour de votre inhumation mais aussi jour d’une communion nationale et internationale sans précédent, provoquée par la condamnation du sacrifice horrible dont vous avez été les victimes.

Norbert, le combat continue.

LES FEMMES EN NOIR QUI REFUSENT LA FATALITE





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