Mise à jour le 11/11/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°439
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°439 du 12 au 18 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Deux sons de cloche

FAUT-IL PRENDRE OU NON POUR ARGENT COMPTANT LES ASSURANCES DE SALIF DIALLO SUR LA GARANTIE D’UNE BONNE SAISON AGRICOLE ?

De façon officielle, le Ministre Salif Diallo a donné l’assurance que, contrairement aux angoisses ici et là exprimées, la saison se passera sans problème. Il y a dit-il un surplus de plus de 700.000 tonnes de céréales. Si cela a eu pour résultat de mettre du baume au cœur de beaucoup qui voient écarté le spectre de la famine, il en est par contre qui préfèrent attendre de voir venir, gardant d’autant plus leur pessimisme qu’ils ont vu par le passé, des promesses du genre qui ont été démenties par la suite. Deux sons de cloche.

IL N’ Y AURA PAS PENURIE ALIMENTAIRE

Pour faire du bruit, la déclaration du Ministre Diallo en a fait et continue d’en faire : c’est que nous vivons des moments difficiles, aux inondations et à l’arrêt brusque des pluies en septembre mais aussi suite au manque de secours adéquat apporté aux sinistrés. L’opinion générale était acquise à la crainte que l’on ait à faire face au plus dur dans l’avenir. Mais avec les explications données par le ministre d’Etat, on peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Les disponibilités céréalières sont estimées à 3, 652 millions de tonnes contre un besoin national de 2,875 millions de tonnes, soit un excédent de 777 mille tonnes. Salif Diallo est catégorique sur ce plan : «Les résultats ne sont pas décevants car il nous reste un surplus de 28 % des besoins ». Un ministre d’Etat ne peut tout de même pas raconter n’importe quoi et ici, les choses sont tellement délicates qu’il ne viendrait pas à l’idée de notre responsable en charge de l’agriculture de chercher à mener les gens en bateau. Ca pourrait créer des problèmes au gouvernement et plus encore à sa propre personne. Voici à ce sujet du reste ce qu’en pense Guy Arsène Ouédraogo, Particulier qui souscrit entièrement aux propos du ministre : « Effectivement j’ai suivi le ministre Salif Diallo sur ce sujet. Mais je crois savoir qu’il y a eut une enquête préalable à la déclaration. Un millier de personnes a sillonné le pays pour faire des prévisions et produire les chiffres qu’il à annoncé. Cela s’est fait si je l’ai bien suivi avec des partenaires comme la FAO. Je suis rassuré et cela ne me fait plus peur. Le ministre Salif Diallo n’a pas de raison de mentir et il faut que nous puissions faire confiance à nos dirigeants. Nous aurons même un excédent alimentaire de plus de 700 000 tonnes. Et c’est avec le concours des services décentralisés du ministère de l’agriculture et sous le contrôle avisé des partenaires au développement donc je souscrits entièrement a cette annonce. Les Burkinabé ne doivent pas craindre pour cette année même si dans certains endroits il y a eut des poches de sécheresse, certaines provinces excédentaires pourront suppléer pour équilibrer. Nous avons eu dans l’ensemble une bonne campagne agricole ». Il n’y a rien à ajouter : c’est clair, c’est technique, comme qui dirait.



TOMI.

IL Y AURA BEL ET BIEN PENURIE DE NOURRITURE

Le même jour où sur RFI, le CILSS faisait savoir que « par rapport à l’année dernière, les productions sont en hausse, notamment en Mauritanie (26 %), équivalent au Burkina Faso, en Gambie, au Mali, au Niger, au Sénégal (+/- 5 %) et en baisse au Cap Vert (-31 %) et en Guinée Bissau (-9 %) ». Equivalent au Burkina Faso : cela veut bien dire qu’il n’y a ni excédent, ni déficit, un point, un trait. Pourtant, sur la même radio mondiale, et le même jour, les autorités burkinabé faisaient savoir qu’il y aurait un excédent vivrier de l’ordre de 700.000 tonnes ! C’est vraiment se moquer des gens. Où est la bonne gouvernance dans tout ça ? Pour beaucoup, par ailleurs, il y a bel et bien déficit. C’est clair comme de l’eau de roche. Alain St Robespierre, journaliste à l’Observateur Paalga, nous a dit qu’il y avait des signes avant-coureurs relativement à cette pénurie : « Ce que je peux dire de la campagne agricole présente, on ne peut pas parler de drame pluviométrique même si on a constaté des disparités au début et à la fin de la saison pluvieuse. Les régions du centre, du plateau central et même du centre sud ont subi et cette disparité et des poches de sécheresse. Mais certainement dans d’autres régions il y a eut une bonne pluviométrie. Maintenant par rapport aux déclarations du ministre Salif Diallo, c’est certainement à la suite de statistiques ou à partir de constat des agents de l’agriculture mais en tout les cas cela laisse les Burkinabé sceptiques. Le vrai test se fera dans deux à trois mois sur le terrain. Et comme on parle déjà de hausse de prix, cela signifie que les paysans ou les vendeurs de céréales anticipent sur une situation qu’il voit se profiler. Et ça effectivement, c’est des signes avant coureurs d’une situation d’une campagne agricole catastrophique ». Malgré ces propos mesurés, on comprend que Alain St Robespierre puisse rester sur sa faim. Comment se laisser emporter par un enthousiasme quand le sac de maïs se vend déjà à 15.000 fcfa sur la place, et encore quand on en trouve ? Comment ne pas se poser des questions quand les acheteurs se déportent jusqu’aux abords des champs pour être sûrs d’embarquer la précieuse denrée, une fois la récolte effectuée ? Ce sont des signes avant-coureurs venant de la base comme on dit, qui ne trompent pas. Et quand on pense que par le passé, on a été aussi souvent embarqué par des paroles mielleuses pour se retrouver devant des gros problèmes, alors il faut rester vraiment sur ses gardes.




TOZI.

Citation de la semaine

«Les princes ont un pouvoir infini sur ceux qui les approchent ; et ceux qui les approchent ont une faiblesse infinie en les approchant .»

Fénelon






Site réalisé par Come Tell The World