Mise à jour le 04/11/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°438
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°438 du 05 au 11 Novembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Deux sons de cloche

RENCONTRE GBAGBO/COMMUNAUTE BURKINABE :
LE MOGHA NAABA A-T-IL BIEN FAIT OU NON
DE SE FAIRE REPRESENTER ?

La préparation de la rencontre entre le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et la communauté burkinabé, a fait grand bruit et donné lieu à beaucoup de commentaires, relayés par nombre de médias nationaux et internationaux. Mais elle a nourri aussi une petite controverse par rapport à l’invitation que le président ivoirien aurait faite au Mogho Naaba qui n’a pas pu y répondre personnellement. Pour les uns, l’importance de l’évènement (consolidation du rapprochement entre les deux communautés) et les conséquences visibles pour consolider le rapprochement entre les deux communautés, ivoirienne et burkinabé, aurait dû inciter le Mogho Naaba à y assister en personne. Pour les autres, c’était hors de question (considérations coutumière, politique, diplomatique). Deux sons de cloche.

LE MOGHO NAABA NE POUVAIT PAS REPONDRE PERSONNELLEMENT À L INVITATION DE LAURENT GBAGBO


Laurent Gbagbo, qui a mis les petits plats dans les grands pour immortaliser sa rencontre avec les frères burkinabé, aurait envoyé une invitation au Mogho Naaba à assister à l’évènement, invitation que ce dernier n’a pu honorer. Cela fait dire à beaucoup que l’Empereur des Mossi aura manqué une grande occasion de marquer l’histoire des relations entre les deux pays devant ce beau monde réuni à Yopougon, le 28 Octobre passé. Mais le Mogho Naaba ne pouvait pas faire le déplacement, si on y regarde de près, pour des raisons coutumière, politique, diplomatique… Un Mogho Naaba a des contraintes coutumières et sociales qui l’empêchent d’être absent du pays. Pour peu, comme on disait « qui veut le Pape va à Rome », on pourrait dire « qui veut le Mogho Naaba va à Ouagadougou ». Outre qu’il est astreint à certaines activités sociales liées à sa position, son absence pourrait compromettre l’accomplissement de certains rites coutumiers dont il est personnellement le maître d’œuvre. Il ne pouvait pas aussi brûler la politesse au chef de l’Etat en faisant ce déplacement en Côte d’Ivoire. On peut imaginer que dans la mise en train du processus de Ouagadougou, il y a des moments forts qu’il revient prioritairement au facilitateur, d’assumer. Sur un autre plan, l’Accord de Ouagadougou, bien que relativement engagé dans des conditions positives, n’est pas encore perçu par certains milieux, notamment onusiens, comme devant bénéficier d’une satisfaction totale ; il reste encore l’épineuse question des audiences foraines et du désarmement. Peut-être était-il plus sage pour le Mogho Naaba d’attendre plus d’avancées sur ce plan, et des signaux notamment au niveau international, avant de se rendre en Côte d’Ivoire. Il y a aussi que les Burkinabé en Côte d’Ivoire constituent une communauté multiculturelle, multiethnique, qui n’ont pas les mêmes allégeances ou les mêmes solidarités vis-à-vis du Mogho Naaba. Déjà qu’en interne, des critiques commencent à se faire jour autour d’une certaine politique de « mossification » du pays, il ne faudrait pas que l’on souffle sur le feu à l’extérieur en renforçant cette idée par la venue du Mogho Naaba. Il en aurait peut-être été conscient. Enfin, il doit tenir personnellement compte de son opinion qui demande encore à être convaincue, ainsi qu’on peut le remarquer dans les commentaires qui sont faits ici et là et notamment dans les médias par rapport à l’état d’avancement du processus de réconciliation. Il se devait donc d’envoyer quelqu’un à sa place et c’est ce qu’il a fait. Il n’y a rien à redire !



TOMI.

LE MOGHO NAABA AURAIT DU SE RENDRE PERSONNELLEMENT A L’INVITATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

Il n’est pas besoin de dire que l’Accord de Ouagadougou est arrivé à un point où les symboles du genre de ceux de Yopougon peuvent en arriver à contraindre les belligérants à respecter les engagements pris pour la sortie de crise. Il n’est que de voir comment l’affluence a été forte ce jour pour s’en rendre compte. Les rigueurs de la guerre, ce sont les populations ivoirienne et étrangère (notamment burkinabé) qui les ont subies de plein fouet quand d’autres à l’arrière ou en dehors de la Côte d’Ivoire, profitaient grassement de la situation. La paix, c’est d’abord et surtout leur bénéfice. La venue du Mogho Naaba aurait donné un caractère solennel et fort à l’évènement. Elle aurait aussi contribué à renforcer la réconciliation entre les deux pays et leurs premiers responsables. Et cet aspect des choses aussi, on le sait, est indispensable pour convaincre qu’on ne peut plus faire machine arrière ; nécessaire aussi pour consolider les relations multiples entre populations ivoirienne et burkinabé. En s’abstenant de venir, il a jeté comme une ombre sur le processus. Craignait-il pour lui-même ? N’avait-il pas suffisamment confiance dans la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou ? Toutes ces questions sont posées avec d’autant plus de regret que sa défection coïncide avec une décision des Nations Unies qu’on ne comprend pas, une décision blessante pour les autorités ivoiriennes et pour la Côte d’Ivoire parce qu’elle donne l’impression de ne pas leur faire confiance et de fouler au pied, la souveraineté du pays mais une décision tout aussi méprisante pour son facilitateur, la CEDEAO, l’Union Africaine qui avaient tous été demandeurs d’allègement du dispositif onusien et de levée des sanctions. C’est dommage par conséquent que le Mogho Naaba ne soit pas venu surtout que le prétexte des empêchements coutumiers pouvait facilement trouver solution. Quant à l’affirmation que le chef supérieur ne se déplace pas ou ne se montre pas, elle a volé en éclats depuis longtemps. En effet, l’Empereur des Mossi a pris l’habitude d’être gardien de buts comme de se rendre aux cérémonies les plus diverses (colloques, inaugurations, séminaires, mariages, pendaison de crémaillère…) bref à toutes les manifestations dont le Tout Ouaga est friand. Alors oui, c’est dommage qu’il n’ait pas fait le déplacement vers la lagune Ebrié, surtout que ce jour-là, le président ivoirien a pris l’engagement solennel de supprimer la carte de séjour. Il aurait pu, par sa présence, être plus que le témoin, une sorte de caution morale. Ca, au regard de l’histoire, ça valait son pesant d’or !



TOZI.

Citation de la semaine

«Le FPI a été le seul parti à dire non à la carte de séjour
Je propose sa suppression pure et simple »

Laurent Gbagbo






Site réalisé par Come Tell The World