Mise à jour le 14/10/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°435
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°435 du 15 au 21 Octobre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

A vue de monde

FRANCE
PREMIER ACCROC A LA POLITIQUE D’OUVERTURE

Le projet de loi sur l’immigration divise la majorité et les membres du gouvernement. Brice Hortefeux a été contraint de revoir l’amendement sur les tests ADN, puis de supprimer l’article 21, prévoyant que les sans-papiers seront exclus des centres d’hébergement d’urgence.

ADN. Trois lettres et un premier accroc à la politique d’ouverture voulue par Nicolas Sarkozy. Le projet de loi de Brice Hortefeux sur le durcissement des conditions du regroupement familial adopté par le Parlement a soulevé un tollé. Plus particulièrement l’amendement sur les tests ADN, qui prévoit le recours à la génétique pour authentifier les filiations mère enfant des migrants. Initialement, le texte était destiné à vérifier la validité des actes de naissance produits par les candidats à l’immigration, et prévoyait que les tests ADN seraient à la charge des migrants si la filiation n’était pas établie. Mais l’amendement a été revu par le Sénat avant d’être finalement adopté, une fois vidé de sa substance. Les tests ADN seront à la charge de l’Etat. Et le tribunal de grande instance de Nantes statuera sur « la nécessité de faire procéder à ce test de filiation. » Un renforcement des conditions d’utilisation de la génétique, qui n’a pas désenflé pour autant la polémique.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté s’est déclaré « pas favorable » à cette mesure. Puis Fadela Amara, ex-présidente de « Ni putes Ni soumises » et secrétaire d’Etat auprès du ministre du Logement et de la Ville, a dénoncé un texte « dégueulasse ». Avant de regretter que le problème de l’immigration ne soit « instrumentalisé par le pouvoir ». Son franc-parler a heurté la majorité, au sein de laquelle des voix discordantes se sont aussi fait entendre. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui multiplie depuis quelques jours les tacles à l’intention du gouvernement, a affirmé plusieurs fois son opposition au texte. Quant à Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur et réputé pour ne pas être tendre sur le sujet, il a estimé que l’amendement sur les tests ADN « renvoie à des heures sombres » de l’Histoire de France.

Une pétition demandant le retrait du texte a été lancée par SOS Racisme et le journal Charlie Hebdo. Mais François Fillon a balayé d’un revers de mot la polémique, considérant que l’opposition s’attachait à un « détail ».

Dans la foulée, le gouvernement a reculé sur l’article 21 du projet de loi. Celui-ci prévoyait d’exclure les sans-papiers des centres d’hébergement d’urgence. Face à la vindicte de l’opposition et d’une partie de l’opinion publique, François Fillon a annoncé le retrait pur et simple de l’article controversé.

Quoi qu’il en soit, le projet de loi fait débat. Et s’ajoute à l’absence remarquée de Nicolas Sarkozy et des membres du gouvernement, lors de l’inauguration la semaine dernière, de la première Cité de l’immigration à Paris. Le président de la République ne s’est pas exprimé pour le moment sur l’amendement des tests ADN. A croire que l’Etat préfère voir débattre l’opposition du projet de loi sur l’immigration, que de la croissance en berne. L’INSEE (Institut national des statistiques et des études économiques) a revu ses prévisions à la baisse, avec une croissance en 2007 de 1,8%. A l’Elysée, on tablait sur une croissance comprise entre 2 et 2,5%.

Matthieu Herault






Site réalisé par Come Tell The World