San
Finna N°434 du
08 au 14 Octobre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
AFFAIRE
CHARLES KONAN BANNY
C/ ANTOINE GLASER DE LA LETTRE DU CONTINENT
Les
jours qui viennent risquent, dans le sillage de la crise
ivoirienne, d’être marqués par une
bataille politique, médiatique et judiciaire entre
le Gouverneur de la BECEAO, ancien premier Ministre de
la Côte d’Ivoire, Charles Konan Banny, et
l’Africaniste bien connu Antoine Glaser, patron
de la non moins connue Lettre du Continent. Pourquoi ?
Parce que le 1er serait en train d’attraire le second
pour diffamation par voie de presse, lui imputant plus
de 5 comptes en banque se chiffrant à plusieurs
millions de dollars, qu’il n’aurait pas. Combat
de gladiateurs, qui risque de faire du bruit. Jugez-en
en avant-goût avec ces deux documents publiés
dans l’Inter : la Lettre du Continent incriminant
Konan Banny et la réaction de l’ancien premier
Ministre.
Lettre
du Continent
Côte d’Ivoire/ Qu’est devenu Charles
Konan Banny ? :
«
En fait, l’ancien gouverneur de la BCEAO semble
se cantonner, pour l’instant, à des activités
financières lucratives avec son premier cercle
de conseillers comme donneurs d’ordre : Léon
Konan Koffi, Mme Oksana Asmar, Hassan Adam Wadi (un avocat
d’affaires d’origine soudanaise installé
à Dubaï) et Eugène Kouadio. «
CKB » dispose de cinq comptes en Suisse à
la Banque cantonale de Genève, à la Banque
cantonale du Valais, à la Banque cantonale vaudoise,
au crédit Suisse et à l’UBS, ainsi
que deux autres comptes, l’un au Crédit Suisse
Liechtenstein, l’autre à l’UBS Dubaï.
(Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons
pas le numéro des comptes qui recèlent plusieurs
millions de dollars). Quelques sociétés
sont aussi dans le « portefeuille » des proches
de l’ancien Premier ministre : Silver Way Corporation,
sise à Genève ; Silver Way Ltd, domiciliée
à Tel - Aviv ; Five Green BVI Ltd, abritée
aux îles Vierges britanniques ; et Five Green Malta
LTD, la succursale méditerranéenne. L’ancien
Premier ministre va t- il rentrer en politique ou rester
dans les affaires ? Impossible de le joindre ainsi que
ses collaborateurs pour avoir la réponse... »
LA LETTRE DU CONTINENT
La
réaction de l’ex-premier Ministre :
«
Dans un communiqué adressé à la quasi
totalité de la presse nationale, avec ampliations
à plusieurs chefs d’Etat et d’institutions
africaines et internationales, l’ancien gouverneur
de la banque centrale des Etats de l’Afrique de
l’ouest (BCEAO) et ancien Premier ministre de Côte
d’Ivoire a apporté un démenti à
cette information qu’il a qualifiée de «
diffamatoire, mensongère et méprisante »
car ne possédant aucun compte comme l’affirme
l’article. Pour montrer l’inexistence de lien
entre sa personne et ces comptes, l’ancien Premier
ministre a juré sur son honneur. « J’affirme
sur l’honneur que je n’ai rien à voir
avec ces comptes dévoilés, ni avec les personnes
dont les noms apparaissent à côté
du mien » a-t-il écrit. Selon lui, cette
affaire est imaginaire « dont le but est de discréditer
un homme qui s’est efforcé (...) de lutter
contre ces maux dont il est insidieusement accusé
». Et poursuit-il « je ne dispose d’aucun
compte ni en Suisse, ni au Liechtenstein, ni à
Dubaï, ni en Israël. Je ne suis actionnaire
dans aucune des sociétés dont parle la lettre
du continent, car j’ignore jusqu’à
présent leur existence ». Pourquoi cette
réaction de l’ex-gouverneur de la BCEAO,
d’habitude si réservé. Cette réaction
estime-t-il parce que cet article touche à sa dignité
et son honneur et il veut éclairer les Ivoiriens,
les citoyens de la communauté économique
des Etats de l’Afrique de l’ouest, tous les
Africains. Aussi pour laver cette dignité bafouée,
a-t-il commis Me Chouraqui, avocat au barreau de Paris
pour permettre la manifestation de la vérité
car a-t-il affirmé « je veux que la vérité
éclate et que les manipulateurs soient démasqués
et rendent compte de leur forfaiture ». En attendant
la suite judiciaire de cette affaire qui va secouer le
milieu financier et diplomatique, M. Charles Konan BANNY
s’est déjà engagé à
verser l’intégralité de ces avoirs
« si par miracle un généreux donateur
avait ouvert tant de comptes » à son nom,
aux populations africaines et « pourquoi pas la
moitié à la Lettre du continent ».