Mise à jour le 30/09/2007
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San Finna N°433 du 01 au 07 Octobre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

LE DIRECTEUR DES OPERATIONS DE LA BANQUE MONDIALE
POUR LE BURKINA ETAIT A LA SOFITEX

Le Directeur des opérations pour le Burkina à la Banque mondiale était en visite à la Société des fibres textiles du Burkina Faso (SOFITEX). Il était 13h 20mn ce dimanche 23 septembre 2007 quand la délégation conduite par Ishac Dewan s’est immobilisée devant la ferme semencière de Boni située dans le Tuy, localité se trouvant à une vingtaine de km après Houndé.

Après les salutations d’usage, l’honneur est revenu au Directeur général, monsieur Célestin Tiendrébéogo, de faire découvrir le savoir faire de la SOFITEX dans la production du coton, à son hôte de marque. Accompagné d’une forte délégation, monsieur Ishac Dewan a pu ainsi toucher du doigt les difficultés auxquelles est confrontée la Nationale des fibres textiles. Les techniciens de la filière et du DG auront droit de faire leur visite commentée à l’hôte avant que ce dernier ne rencontre les producteurs de coton dans une ambiance bon enfant à Houndé, la capitale de la province du Tuy.

Comme il fallait s’y attendre et dans un langage de vérité, le Président de l’Union Provinciale des Producteurs de Coton du Tuy et les siens ont égrainé un chapelet de difficultés non contestables, liées aux aléas climatiques de la campagne en cours.

En réponse aux préoccupations des producteurs, l’hôte de marque leur a apporté son soutien moral tout en les rassurant que la Banque Mondiale serait en train des prendre des mesures idoines pour faire face à leurs difficultés.

Le lundi 24 octobre à 08h30, le Directeur Général, monsieur Célestin Tiendrébéogo et ses plus proches collaborateurs attendaient la mission de la Banque mondiale dans la cour de l’usine Bobo III.

Accueilli avec ferveur à l’entrée de l’Usine BOBO III par le DG et sa suite, monsieur Ishac Dewan (avec la délégation qui l’accompagne) aura l’opportunité de visiter le laboratoire d’analyse des semences, l’usine d’égrainage en révision et le laboratoire de classement. Avec cette visite fort utile, il faut espérer que la SOFITEX soit comprise et aidée pour faire face avec succès à ses difficultés pour le bénéfice de l’économie en général.

A l’issue de la visite, la délégation de la Banque Mondiale a reçu en entretien le patron de la SOFITEX, ses techniciens et l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina.

Après cet entretien, nous avons tendu notre micro à monsieur Ishac Dewan qui nous dira ceci en substance :

« Cette visite nous a permis de savoir comment fonctionne la filière coton burkinabé. Ce fut une leçon pour moi car nous avons pu discuter de questions financière et du redressement de la SOFITEX qui va bientôt s’achever. Nous avons été satisfaits de savoir que ce redressement s’est bien passé et qu’il va nécessairement permettre à la société de faire face aux défis du futur de façon solide. Nous avons aussi parlé du futur dans la mesure où cette année la récolte pourrait être moindre que par le passé à cause d’un certain nombre d’incertitudes liées à la pluviométrie. Nous souhaitons que les pluies aillent un peu jusqu’en fin octobre, mais au cas où les choses n’iraient pas dans ce sens, il faut se préparer à y faire face alors qu’ il se trouve que les cours mondiaux du coton sont en légère hausse.

Nous avons aussi discuté pour voir dans quelle mesure il serait possible de faire un supplément aux producteurs et si cela devrait l’être, comment le faire rapidement. On s’est aussi rendu compte qu’il y a des régions où on a moins cultivé le coton que l’année passée. Nous avons aussi essayé de voir quelles sont les mesures palliatives qu’il faut prendre pour solutionner ces questions. C’est pour vous dire que nous avons travaillé de façon technique pour faire face au challenge les mois à venir. Nous travaillons de concert avec la SOFITEX et le gouvernement de façon technique et assidue afin de résoudre toutes les difficultés qui se poseront à nous. Seulement nous avons pu constater un capital social et une synergie d’action des populations de ce pays, ce qui me fait dire qu’il y a un espoir qui se profile à l’horizon sur le terrain tout de même
».

Célestin Tiendrébéogo, faisant le point de cette visite et le bilan de la campagne en cours, nous dira en substance :

« Nos partenaires de la Banque mondiale sont venus pour s’imprégner de la situation sur le terrain mais aussi de la situation générale de la filière. C’est pourquoi, après des visites sur le terrain, il y a eu des entretiens avec les techniciens de la SOFITEX et l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB). Nous nous réjouissons d’une telle visite parce qu’elle permet de toucher du doigt les réalités de la filière et de faciliter les échanges. Comme vous le savez, nous avons eu une campagne difficile. Selon les techniciens, le coton doit être semé entre le 15 mai et le 20 juin. C’est ce qui a été toujours dit au cours des forums. Du 15 mai au 20 juin de cette année, nous n’avons reçu que deux à trois pluies selon les régions. C’est à partir de juillet que les pluies ont véritablement commencé, le 15 précisément pour certaines zones. Les superficies ont régressé par rapport à l’année passée. Les pluies ayant été tardives, nous souhaitons qu’elles se prolongent jusqu’en fin octobre pour faire de bonnes récoltes surtout que nous avons l’assurance que les rendements pourront connaître une amélioration par rapport à l’année passée. Les parcelles ont été bien entretenues et le parasitisme a été très faible.

A la SOFITEX, nous pensons que la filière a besoin d’être soutenue. Les opérateurs économiques ont interpellé les pouvoirs publics afin qu’ils se penchent sérieusement sur la question de la filière. Le gouvernement non plus n’a pas été en reste dans la mesure où beaucoup de choses sont faites pour soutenir la filière. Je sais qu’il y a des mesures qui continueront d’être prises. Et sur ce point précis, j’ai foi en la capacité du gouvernement de soutenir la filière. Il y a aussi les acteurs qui doivent s’y mettre. Je sais qu’à tous les niveaux, des mesures sont prises. A notre niveau par exemple, nous avons procédé à la recapitalisation de la SOFITEX et c’est l’Etat seul qui est en train de mettre en œuvre cette recapitalisation. Non seulement il libère sa part, il le fait également pour les producteurs mais aussi pour DAGRIS qui n’a pu prendre part à la recapitalisation. Ce qui montre qu’il porte un grand intérêt à la filière. Les producteurs font d’énormes efforts ; les sociétés cotonnières font également des efforts. On essaie par exemple de réduire notre train de vie. Par exemple au niveau de la SOFITEX, il y a près de deux mois de salaires non encore payés, mais on ne l’exprime pas. Il y a des mesures qui seront prises sur le plan indemnitaire et sur le plan du transport. En tout cas, partout où nous pouvons prendre des mesures pour réduire les charges, nous le ferons. C’est tout un ensemble de mesures qu’il faut prendre à plusieurs niveaux pour faire face aux défis de la filière
».

Nous ne pouvons que souhaiter bonne fin de campagne à la SOFITEX.

Seydou Diabo


ERRATUM

Dans notre article de la semaine passée, sur les anciens étudiants qui aident les bacheliers -moyennant quelques pièces pour le matériel- à faire leurs dossiers, nous avons cité le nom d’un certain Mr De Sarko. En fait, il fallait lire Mr De Sarto. Merci de votre compréhension.





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