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EMBRYONS
HYBRIDES HUMAINS/ANIMAUX
MEFAITS OU BIENFAITS POUR L’HUMANITE ?
La
Grande-Bretagne vient de provoquer un évènement
qui secoue entre autres, le monde scientifique et
religieux. En effet, l’Autorité britannique
de la fertilité humaine a donné le
5 septembre 2007 son accord de principe à
la création d’embryons hybrides issus
de l’intégration d’ADN (1) humains
dans des ovules d’animaux. Ces embryons seront
utilisés pour la recherche sur des maladies
comme Alzheimer, Parkinson. Comme il fallait s’y
attendre, la polémique, déjà
chaude par rapport aux aspects moraux des manipulations
génétiques, en particulier dans la
recherche médicale, a ressurgi de plus belle,
opposant ceux qui estiment que cette décision
britannique est un bienfait pour l’humanité
à ceux qui soutiennent au contraire, que
c’est un grand méfait. Deux sons de
cloche.
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| L’ACCORD
BRITANNIQUE DE CREATION D’EMBRYONS HYBRIDES
EST UN BIENFAIT POUR L’ HUMANITE
Notre
époque est caractérisée par
une explosion sans précédent des découvertes
scientifiques mais aussi de leurs applications technologiques.
Lorsque l’on voit les profits qu’on
a tirés des manipulations génétiques
pour prémunir l’humanité contre
la faim en augmentant la productivité de
certains animaux et la résistance des céréales
à certains insectes, on ne peut que se réjouir
que l’esprit humain ait permis à la
science de progresser dans ces domaines. En effet,
depuis qu’il est apparu possible, par les
mêmes manipulations génétiques,
de vaincre certaines maladies, un espoir est né
pour des millions d’habitants de cette planète.
Comment refuser la création d’embryons
hybrides quand on sait que cela peut guérir
de graves maladies comme Alzheimer, Parkinson..
? Il suffit de faire le point à travers le
monde de tous ceux qui souffrent actuellement de
ces terribles maladies, de voir comment elles sont
avilissantes pour ceux qui en sont atteints, pour
féliciter cette décision de l’Autorité
britannique de la fertilité humaine. Non
seulement, il faut féliciter l’évènement
mais surtout l’ encourager pour arriver aussi
à traiter des maladies comme le cancer, le
sida… Ca sera tout sauf une œuvre qui
desserve l’humanité surtout qu’en
la matière, il existe des précautions
contre les dérapages. Ces embryons seront
détruits au plus tard au bout de 14 jours
de développement et leur implantation dans
l’utérus d’une femme demeure
strictement interdite. Avec de telles précautions,
il est difficile de donner foi à l’idée
qui veut que ce soit la porte ouverte à la
sélection génétique ou à
des créations de monstres. Du reste, il ne
faut pas oublier ces voix qui s’élèvent
à travers le monde pour saluer l’initiative
britannique au nombre desquelles il n’y a
pas que des malades mais aussi des scientifiques
: « Pourvu que soient rigoureusement observées
les bonnes pratiques de laboratoire, les recherches
impliquant les hybrides cytoplasmiques et d'autres
embryons inter espèces ne présentent
aucun risque important supplémentaire en
matière de sécurité par rapport
aux recherches sur les cellules conventionnelles",
affirme Martin Bobrow, président du jury
auteur des recommandations » (Reuters du 17/06/07).
Alors bravo pour les Britanniques et que d’autres
pays les rejoignent au lieu d’encourager en
sous main (et sans contrôle) les recherches
en ce domaine. Plus vite on jouera au grand jour
et plus facilement, on mettra en œuvre une
législation internationale encore plus rassurante
pour tous.
TOMI.
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L’ACCORD
BRITANNIQUE DE CREATION D’EMBRYONS HYBRIDES
EST UN MEFAIT POUR L’ HUMANITE
L’homme n’est pas seulement un loup
pour l’homme. Il peut être aussi son
propre destructeur. Cela se vérifie à
plusieurs niveaux. D’abord, celui de l’atteinte
à l’environnement : avec sa rage de
consommation, il est en voie de détruire
son cadre de vie en polluant les eaux, les sous-sols,
l’air, en détruisant la faune et en
épuisant les ressources non renouvelables..
Non content de créer cet enfer et de prédisposer
le genre humain à de nouvelles formes de
guerre pour la survie, voilà qu’il
se lance dans les manipulations génétiques,
rêvant de s’égaler à Dieu
le créateur. Ces manipulations, qu’elles
s’intéressent au végétal
ou aux animaux, créent déjà
des problèmes de consommation et même
des risques de propagation de maladies sans compter
les infections des sols et les atteintes irréversibles
à la biodiversité. Alors que tous
ces problèmes ne sont pas résolus
et qu’on ne sent pas suffisamment de contrôle
au niveau éthique, voilà qu’on
se lance dans des manipulations génétiques
sur les humains allant même jusqu’à
créer des embryons hybrides entre les ADN
humains et les ovules d’animaux. C’est
tout à fait diabolique car, malgré
tout ce qu’on dit, on ne voit pas comment
on pourra empêcher des utilisations dérivées.
Voilà qui ne pouvait pas enchanter l’Eglise.
On comprend que, sentant venir les choses, elle
ait préventivement condamné, par le
canal de Monseigneur Elio Sgreccia, président
de l’Académie pontificale pour la vie
: « La création d’un hybride
homme-animal est une frontière que tout le
monde […] avait jusqu’ici bannie du
domaine des biotechnologies. Et cela, justement
parce que la dignité humaine est compromise,
offensée, et qu’on peut ensuite créer
des monstruosités à travers ces fécondations
[…] La création d’un être
homme animal représente une grave violation,
la plus grave, des lois de la nature’, s'est-il
indigné au micro de Radio Vatican »
(in L’Express du 23 mai 2007). Quand on y
pense, c’est un peu la même chose qu’avec
le nucléaire : on nous avait bombardé
d’assurance sur l’impossibilité
d’utilisation frauduleuse et encore moins
terroriste, du nucléaire. Aujourd’hui,
c’est un fait admis que non seulement des
pays peu recommandables peuvent en disposer mais
que même des terroristes peuvent acquérir
ces armes de destruction massive. Alors, il faut
vraiment croire que l’homme a reçu
en partage un gène autodestructeur sinon,
on n’encouragerait pas ce type de fertilité
humaine alors qu’on a déjà fort
à faire avec d’autres découvertes
et applications technologiques menaçantes
pour le genre humain.
TOZI.
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