| FASO
ACADEMY EST LA BIENVENUE AU PAYS DES HOMMES INTEGRES
Ceux qui critiquent « Faso Academy »
comme étant l’expression d’un
mimétisme de mauvais goût, aliénant
à souhait, devraient se souvenir des exemples
parlants de ces pays asiatiques (Japon, Corée
du Sud, Malaisie, Chine, Singapour, Thaïlande..).
Ils n’ont pas eu leur pareil pour imiter les
pays développés, intégrer leurs
technologies et l’on voit aujourd’hui
les résultats : ils ont dépassé
le stade du copiage comme on dit et même des
applications technologiques pour atteindre celui
des inventions scientifiques et technologiques par
la maîtrise des sciences exactes, et ils connaissent
des taux de croissance à donner le tournis
aux pays les plus développés. Alors,
il faut savoir nuancer les critiques sur le mimétisme.
Tous ceux qui ici s’en prennent au manque
de professionnalisme de nos artistes devraient au
surplus voir, dans la transplantation chez nous
de cette émission, une opportunité
à encourager. Fini cet envahissement du monde
des arts, des lettres, du spectacle par des personnes
peu talentueuses ; finis les poèmes, les
romans indigestes, les chansons, les films bas de
gamme. Les choses vont changer avec « Faso
Academy », en tout cas au niveau de la musique.
Par ailleurs, l’engouement que suscite cette
émission-jeu en France et de par le monde,
est la preuve que non seulement elle répond
à une attente populaire mais qu’elle
contribue à améliorer les prestations
des artistes. Pas étonnant ! Quand on met
ensemble des jeunes artistes, qu’on leur dispense
un enseignement pluridisciplinaire visant à
mettre en valeur leur voix, leurs prestations scéniques,
leurs connaissances artistiques…, on ne peut
pas mieux concourir à consacrer les vrais
talents. Il y a aujourd’hui en France, des
artistes qui devront toujours leur renommée
ou leur carrière à Star Academy, et
on peut dire tout ce qu’on veut de cette émission,
sauf qu’elle n’a pas permis –dans
le monde- de détecter des grandes voix et
de contribuer ainsi à cultiver l’excellence
dans le domaine du spectacle. Que dire alors de
sa fonction sociale de divertissement essentielle
à un moment où les populations vivent
souvent le stress et que malheureusement, les jeunes
en sont souvent déboussolés au point
de se laisser solliciter par des succédanés
dangereux (drogue, délinquance, prostitution..).
La nouvelle émission, en plus d’ouvrir
un espace de divertissement sain, aura donc cet
avantage de plus, de jouer chez nous un rôle
d’impulsion et d’incitation au développement
artistique. Comme signe avant-coureur, l’émission
lancée chez nous le 25 août dernier,
a fait un vrai tabac et l’on peut absolument
parler d’engouement : 600 lauréats
se sont littéralement bousculés au
portillon et les manches éliminatoires en
ont retenus 20 à Ouaga et 10 à Bobo-Dioulasso.
Assurément, il n’y a que du bonheur
avec « Faso Academy ». Nous n’aurons
plus des Aznavour, des papa Wemba, des Céline
Dion de pacotille mais de vrais artistes aux talents
confirmés. Alors, bravo à Maguy Leslie
OKA, initiatrice de l’émission et longue
vie à « Faso Academy » !
TOMI.
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LE
BURKINA FASO N’A RIEN A GAGNER AVEC L’IMPORTATION
DE « FASO ACADEMY »
La
transplantation chez nous de « Star Academy
» est malheureusement une chose qui ne doit
pas étonner. La politique officielle au Faso
consiste à gaver jusqu’à plus
soif, les Burkinabé de jeux, de danses, de
musique, de sexe, bref de tout ce qui peut émoustiller
leurs sens pour ne pas dire leurs instincts, et
les détourner des valeurs positives et de
la vigilance citoyenne vis-à-vis de la gouvernance
nationale. L’émission jeu « Faso
Academy » n’est pas différente
des défilés, des concours de beauté,
de toute cette pléthore de divertissements
que nous voyons exploser chez nous au point d’encourager
l’affaissement de nos références
éthiques. Cette émission, qui fait
l’objet de critiques et qui nourrit des débats
controversés en France et ailleurs, ne pouvait
qu’entraîner chez les esprits sains
du Faso que les mêmes réactions. Dire
aujourd’hui en France qu’on suit «
Star Ac » est ressenti comme une honte et
le chanteur Renaud n’est pas le seul à
dénoncer l’émission qu’il
pastiche en ces termes dans une de ses chansons
: « Loin des stars académiques et des
pop stars de mes deux / Qui sont un peu à
la musique ce que le diable est au bon dieu ».
De même qu’il est difficile pour une
actrice, qui a fait ses débuts dans des émissions
de télé-réalité genre
« Loft » de se propulser au niveau du
« gratin » des stars de Cannes, d’Hollywood
et d’ailleurs, de même il sera difficile
à des vedettes ayant fait leur renommée
à partir d’émissions genre «
Star Ac » d’être considérées
comme la crème des crèmes : Nolwen
Leroy, malgré ses talents indiscutables et
sa beauté, ne sera toujours que la «
Nolwen Leroy de Star Ac » ! Déjà
qu’on n’était pas gâté
dans nos multiples émissions de variétés
avec les médiocrités qu’on nous
servait, nous en aurons maintenant jusqu’à
l’indigestion surtout que l’émission
est un business. Et dès qu’on parle
d’argent à gagner au Faso, on a tout
de suite au carrefour, la corruption qui se mêle
à la luxure. Même en France où
existent des critères de sélection
en raison de l’importance de la population,
des viviers qui existent au niveau local, des moyens
mis en œuvre et des contrôles qui agissent
pour protéger la compétition, on enregistre
des critiques qui portent sur les trucages, le voyeurisme,
la qualité. Alors, ce n’est pas au
Burkina Faso où on manque de tout cela et
où déjà la morale est quasiment
dans le coma, que l’on pourra empêcher
cette émission de faire encore plus de ravages
; il faut espérer aussi qu’on aura
pris toutes les garanties pour qu’il n’y
ait pas débauche dans cette villa de formation
musicale qui accueillera les 5 finalistes retenus
en septembre prochain. En tout cas, encore une fois,
en ayant les yeux plus gros que le ventre, on a
mis la charrue avant les bœufs : ce dont nous
avons le plus besoin, c’est de créer
au niveau régional et au niveau national,
de bonnes écoles de formation musicale et
dans les autres domaines artistiques avant de prétendre
jouer dans la cour des grands, en pressant de surcroît
comme des citrons les sponsors qui risquent, avec
toutes les sollicitations dont ils sont l’objet,
de dire un jour «Ca suffit ! ».
TOZI.
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