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MAIRE CENTRAL, SIMON COMPAORE, A SAUVE SON HONNEUR
AVEC BRIO
On
savait, en dépit des apparences, que Simon
Compaoré pouvait à l’occasion
être un sprinteur émérite ;
il en a édifié plus d’un au
moment de la révolte populaire consécutive
au quadruple assassinat de Sapouy, dit-on, en prenant
le mur devant des manifestants en furie ! On saura
qu’en plus d’être un bon coureur
et sauteur, il est un bon bourgmestre qui plus est
un brillant avocat qui aurait pu en imposer au Barreau.
Il fallait en effet le voir ce vendredi 8 août
2007 face à la presse, pas du tout démonté
mais bien combatif. Des défis de ce genre
et même de plus corsés, il en a relevés
avec panache ! C’est donc apaisé, ayant
l’assurance de celui qui a la vérité
avec lui, qu’il a décidé de
profiter de ces conférences de presse trimestrielles
qu’il a instituées pour combattre les
ragots, pour répliquer. Les journalistes,
qui aiment tant le croquer, auraient l’occasion
de le faire et lui, comme à l’accoutumée,
de leur cracher ses 4 vérités. Bien
que ce soit là des gens qui n’ont pas
leur pareil pour vous casser un homme politique
ou un leader d’opinion, il s’est présenté
devant eux, sûr de son fait. Eh bien, ce vendredi
donc, c’est un homme serein, quoique blessé
dans son honneur, qui s’est retrouvé
devant les médias qu’il avait convoqués.
Tour à tour, plusieurs dossiers ont été
défendus, pièces à la main,
confondant toutes les mauvaises langues et ceux
qui, par manque d’information, se sont laissés
abuser pour l’accuser d’avoir fait du
favoritisme à l’entreprise Fadoul.
Il a été tout simplement tranchant,
persuasif, sans peur et sans reproche. Parlant de
sa gestion incriminée, il dira : «
.. qu’on veuille assimiler ces insuffisances
et erreurs constatées à la preuve
d’une volonté délibérée
de favoriser une entreprise donnée, comme
le fait le premier président de la Cour des
comptes, je ne peux l’accepter. Il y a va
de mon honneur, et si telle est vraiment la conviction
profonde de la cour, je suis prêt pour répondre
devant la juridiction de jugement ; l’honneur
n’a pas de prix. Je ne me reproche aucune
manœuvre frauduleuse ». Après
une telle sortie, tout est plié, la cause
entendue pour ainsi dire. S’il y a quelqu’un
qui doit être dans ses petits souliers en
ce moment, c’est bel et bien le président
de la Cour des comptes qui, après sa dernière
conférence de présentation de son
rapport, devrait en principe sans plus tarder, en
re-convoquer une autre aux fins de confirmation,
d’infirmation ou de clarification des insinuations
faites par rapport aux conditions d’attribution
du marché. Se réfugier sous le prétexte
que le travail de la Cour est fait et que l’institution
est en quelque sorte dessaisie au profit de l’Exécutif
auquel revient la suite à donner, pourrait
ressembler à de la dérobade. Quoi
qu’il en soit, Simon Compaoré tient
le bon bout et il a montré avec panache qu’un
grand n’est pas petit ! Chapeau bas au maire
central et honte à tous ceux qui complotent
contre lui pour de sombres desseins ou dans le but
de se positionner dans cette course à la
succession d’Etat dont on voit de plus en
plus qu’elle est dans l’air du temps.
TOMI. |
LE
BOURGMESTRE EN CHEF DE OUAGADOUGOU N’A VRAIMENT
PAS CONVAINCU, ET POUR CAUSE !
Simon
Compaoré n’en menait pas large devant
la presse, ce 8 août dernier. Et pour cause
! C’est un véritable coup de couteau
dans le dos qu’il a reçu à travers
sa mise en cause par la Cour des Comptes, et il
lui était plus que difficile d’apporter
la réplique à la Cour et encore moins
de lui voler dans les plumes comme il aime si bien
le faire. Il a joué à l’esbroufe,
et c’était plutôt risible de
le voir s’échiner, dans ce climat général
de corruption, de favoritisme à la base de
l’affaissement de la morale au Faso, pour
persuader qu’il serait de tous les dignitaires
de ce régime, une exception, une sorte d’Immaculée
conception. Les gens n’ont pas la mémoire
courte : ils n’ont pas oublié toutes
ces rumeurs qui couraient sur lui, ces marchés
qui se négociaient sous le coude, dit-on,
quand il était à la tête de
la Caisse générale de péréquation
(CGP). Même si cela n’a pas donné
lieu à des investigations sérieuses
ayant abouti à des procédures et qu’il
peut dire que son honneur a toujours été
sauf, les Burkinabé dans leur grande majorité
n’en pensaient pas moins. Pour l’affaire
de l’Hôtel de ville, il n’y a
pas photo, pourrait-on dire, c’est quelque
chose qui frappe à l’œil nu, comme
le gros nez en plein visage. Les sommes consacrées
aux travaux de Sisyphe de ce bâtiment n’ont
jamais cessé de choquer les passants, eu
égard au résultat peu représentatif
des montants décaissés. Pour le Burkinabé
lambda, ces sommes auraient pu carrément
servir à la construction d’ un nouveau
bâtiment hyper moderne ou à la réalisation
d’une clinique performante. L’Observateur
du 14 août a raison de relever dans son article
« Saint Simon ou la vertu outragée
», que « ce qui est gênant dans
cette affaire c’est le ton passionné
et quelque peu exalté de Simon Compaoré,
qui s’est mouché d’autant plus
bruyamment qu’il s’est senti morveux
».Que la Cour des comptes vienne aujourd’hui
confirmer ce que beaucoup pensaient, n’étonne
pas grand monde et on comprend la rage qui s’empare
de notre bourgmestre. Mais s’il voulait vraiment
défendre sa réputation et convaincre,
il aurait dû s’y prendre autrement.
Lorsqu’on se trouve à la tête
d’une mairie comme celle de Ouagadougou, qu’on
figure parmi les premiers dignitaires de ce pays
et qu’on est épinglé comme cela
vient de l’être par la Cour des comptes,
on ne se contente pas de gesticulations, on dépose
une plainte en bonne et due forme pour diffamation,
ne serait-ce que contre X pour contourner une quelconque
immunité du président de la Cour des
comptes. Le geste en soi aurait été
plus significatif d’une réelle volonté
de prouver son innocence. Mais qui est fou ? Une
plainte en diffamation suppose pour celui qui la
met en mouvement, que les faits allégués
contre lui sont faux. Si notre Simon national prend
le risque de saisir la justice, il pourrait se retrouver
devant d’autres éléments encore
plus cassants que la Cour des Comptes aurait peut-être
gardé dans sa besace. Alors, là, il
l’aurait totalement « in the baba »
! C’est pour cela qu’on peut parier
qu’il finira par faire le dos rond.
TOZI.
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