AFFAIRES
NANTOU
CA BAT SON PLEIN !
Loin
de se dissoudre dans l’indifférence
avec le temps qui passe, les Affaires Nantou n’en
finissent pas d’étendre leurs miasmes.
En effet, alors que le chef de Réo, ???,
a fini par convoquer les personnalités
du Sanguié pour une réunion de concertation
afin de désamorcer la bombe qui menace
la cohésion régionale, des jeunes
dénoncent les propos de Mr Evariste Bassolet
parus dans notre numéro 424. Voici leur
droit de réponse.
«
Suite à l’interview accordée
à des personnes du Sanguié notamment
Mr Evariste BASSOLE parue dans l’hebdo SAN
FINNA N° 424 du 30juillet 2007 , nous jeunes
ressortissants de la Province du Sanguié,
avons été choqués et indignés
des propos qui ont été tenus.
Des trois interviews accordées, celle de
M. Evariste BASSOLE a retenu notre attention.
Comme la plupart des ressortissants de la Province
qui ont lu l’interview, nous sommes étonnés
d’apprendre que la population du Sanguié
se révolte contre la Fondation Nantou et
que Mr Evariste serait le fils écouté
du Sanguié et mandaté pour trouver
une solution.
A notre connaissance, la Société
NANTOU MINING, qui exploite le zinc de Perkoa,
a signé un protocole d’accord pour
l’exploitation de la mine. Aussi, la législation
de notre pays autorise tout citoyen Burkinabé
à créer librement ou à adhérer
à toute organisation de son choix. C’est
un devoir pour tout fils ou fille à tous
les niveaux, d’œuvrer pour le développement
de la Province et du bien-être de la population.
Ainsi, par rapport à quoi est-on méritant
ou arriviste ?
Nous constatons un amalgame notoire que fait Mr
Evariste sur la gestion des trois structures distinctes,
à savoir la Mairie de Réo, la Société
Nantou Mining et la Nantou Fondation pour la Condition
humaine.
En effet, la gestion de la mine de Perkoa ne relève
pas de la mairie de Réo, encore moins en
faire un problème personnel.
Nous tenons à rappeler à Mr Evariste
qu’il n’est pas le seul fils du Sanguié,
ni le représentant officiel de la population,
ni ne détient le monopole de la vérité
et de l’honnêteté ou encore
que son rang social ne peut l’auto proclamer
« fils écouté ». Des
vingt (20) conseillers de la province qui siègent
au niveau de la région, avez-vous été
mandaté par les dix-neuf (19) autres ?
De quel droit ou pouvoir détenez-vous pour
demander à un maire élu démocratiquement,
de démissionner ?
L’histoire de la délégation
spéciale sous laquelle la mairie de Réo
a fonctionné durant le mandat précédent
ne vous sert-il pas de leçon ? Allons-nous
continuer à nous marginaliser vis-à-vis
des possibilités que nous offre l’avènement
de la décentralisation ? La mairie de Réo
est-elle un bien privé pour continuer à
subir les humeurs d’un groupe d’individus
qui prétendent être faiseur de maires
?
Pour des intérêts inavoués
et égoïstes, allons-nous mettre en
péril le développement de la commune
de Réo ? Encore qu’elle a déjà
perdu le mandat précédent.
Mr Evariste qui se prend pour un donneur de leçon,
en quoi l’existence de Nantou Fondation
vous dérange ou quel acte a-t-elle posé
contre l’intérêt de la population
? Elle qui vient à peine de naître,
dont les portes sont d’ailleurs ouvertes
à tous ?
Vous demandez de venir discuter avec vous et modeler
la Fondation. A quel titre ? Etes-vous un super
fils du Sanguié devant qui tout doit se
régler ?
Comme vous l’avez si bien dit : depuis 1982,
vous étiez au courant de l’existence
du zinc à Perkoa et que vous êtes
même du domaine. Qu’avez-vous fait
alors en tant qu’opérateur économique
pour que l’exploitation soit une réalité
au profit de la province du Sanguié et
tout le Burkina, comme vous le dites ?
Mr Evariste, pouvez-vous nous faire l’inventaire
de vos réalisations socio-économiques
au profit des populations du Sanguié qui
compte dix (10) départements pour prétendre
parler en leur nom ?
Mr Evariste, que voulez-vous au juste ?
Pouvez-vous nous dire vos vraies intentions ?
Assurément, les mobiles réels de
votre attitude se trouvent bien ailleurs.
Nous croyons que des problèmes personnels
ne peuvent pas être posés comme étant
ceux de toute une province et étalés
sur la place publique.
Notre province a besoin de la contribution de
tous ses fils et filles pour son développement
qui ne saurait être l’affaire d’un
seul individu.
Nous jeunes de la province du Sanguié,
nous nous inscrivons dans cette dynamique et apportons
notre soutien indéfectible à toute
initiative de développement qui vise l’épanouissement
de nos frères et sœurs.
C’est pourquoi, nous ne pouvons pas passer
sous silence de tels propos tenus dans un journal.
Des attitudes irresponsables qui n’apportent
rien à notre province et qui ne grandissent
personne.
SK
DERNIERE
MINUTE
GRANDE
REUNION DE REO
LES CHEFS
INSTRUISENT EVARISTE BASSOLET DE FAIRE LE MENAGE
Comme en a amplement
fait état la presse, le chef coutumier
de Réo, suite à la grave crise provoquée
par les affaires Nantou Mining et Nantou Fondation,
a convoqué pour ce dimanche 19 août,
une réunion de conciliation, en sa cour
royale, à 10 heures. Il y avait entre autres
médias, San Finna. Voici, au moment de
boucler notre édition, comment les choses
se sont passées.
Sur les 46 conseillers
que compte le Conseil municipal ; on a pu noter
entre 15 et 20 conseillers présents (du
CDP, de l’ADF/RDA, de l’UPS, du PAREN),
d’autres s’étant excusés
pour des occupations diverses.
A la veille de la réunion, une rumeur s’était
emparée de la ville qui faisait était
que des manœuvres étaient en cours
pour faire échouer la rencontre. Il a même
été question d’argent (100.000
fcfa par conseiller) pour qu’ils boudent
l’invitation du chef. Bien entendu, aucun
représentant de Nantou Fondation et de
Nantou Mining n’était présent.
On rapporte que ce qui a choqué, c’est
qu’en réponse à la lettre
d’invitation du chef coutumier, le maire
aurait répondu par courrier pour demander
au notable de lui faire parvenir une copie du
récépissé de reconnaissance
de l’association qu’il préside.
La lettre était adressée à
l’association des chefs coutumiers et traditionnels
de la province du Sanguié. Comme si les
chefs coutumiers avaient un récépissé
!
La réunion a tout de même eu lieu,
a drainé du monde et a eu à connaître
de beaucoup de griefs avancés contre le
maire Mathieu Bayala.
Ainsi, on a parlé de non-paiement des salaires
des enseignants vacataires du collège de
Réo depuis avril 2007, de la non déclaration
des animateurs radio à la CNSS, lesquels
ne percevraient que 10.000 FCFA par mois, montant
qu’ils n’auraient du reste pas touché
depuis 5 mois.
Mais ce n’est pas tout. On a relevé
qu’il serait dans l’intention du maire
de licencier entre autres le Percepteur et le
chauffeur du précédent maire qui
n’est pas de son bord.
Par ailleurs, l’assemblée sera informée
que le maire parti en France pour un jumelage,
aurait antidaté la date de son départ
pour pouvoir toucher plus de perdiems (100 .000
fcfa par jour !) ; il aurait ainsi déclaré
14 jours. Il aurait aussi exigé, pour des
personnes non prévues pour le déplacement,
que la mairie en supporte le coût : 600.000
fcfa. Lorsque le percepteur refusa, le maire aurait
fait ouvrir d’autorité la caisse
pour récupérer ladite somme, laissant
la caisse vide.
En renfort de potage, on expliquera qu’il
y aurait eu des magouilles au niveau des parcelles,
notamment de celles situées sur le barrage,
donc invendables, et qui auraient été
cédées à des amis du maire
!
Ce qu’il faut retenir surtout de cette rencontre,
qui a bien sûr évoqué aussi
les affaires Nantou notamment au niveau des locations
de maison, c’est la confiance dont bénéficie
Evariste Bassolet aussi bien au niveau des chefs
que de l’assistance. Les participants demanderont
quasiment unanimement et sans délai la
dissolution de Nantou Fondation et le départ
du maire. Et c’est Evariste Bassolet qui
sera investi de la charge de faire le grand nettoyage,
lui à qui on imputa en quelque sorte la
responsabilité de la situation pour avoir
imposé l’actuel maire au Secteur
1 de la ville !
Mais d’ores et déjà, il a
été décidé de ne plus
reconnaître Mathieu Bayala comme maire de
la ville. Voilà donc posé un problème
sérieux qui voit la fracture se creuser
entre lui et ses administrés.
S.K et T.N, sur
place à Réo
BILLET
LES CLINIQUES VALENT MIEUX QUE L’HOPITAL
?
CA RESTE A VOIR !
Certaines
cliniques au Burkina Faso semblent être
des mouroirs. Suivez plutôt le cursus hospitalier
de ce malade. Monsieur N. Didier, après
avoir ressenti des douleurs très vives
à la tête lui provoquant des insomnies,
se rend dans une petite clinique de son quartier.
Il n’y trouvera pas des soins à même
de le guérir mais tout de même fera
des examens, notamment un scanner, qui feront
ressortir une sinusite et des difficultés
urinaires. Après des soins infructueux,
il sera conduit le vendredi 10 dernier à
la clinique P… Là, les parents du
malade présenteront les différents
rapports de la clinique précédente.
Du vendredi 10 au lundi suivant, soit après
trois jours, le malade ne recevra aucun soin sérieux
(de l’avis de sa famille) et on ne déterminera
pas exactement l’objet de ses maux : difficulté
respiratoire, insomnies, difficultés urinaires,
migraines… Le malade n’aura pour traitement,
que les seules doses de sérum et du Valium
destiné à lui procurer le sommeil.
Le lundi donc, la famille de N.D. décide
finalement de l’envoyer là où
ils craignaient le plus de l’y amener, c’est-à-dire
le CHU Yalgado Ouédraogo. Dès les
urgences médicales, après lecture
des rapports et quelques contorsions des membres
du malade, le médecin du jour décèlera
une méningite (oui, tenez-vous bien, une
méningite en ce temps de saison pluvieuse).
A cause des retards dans le diagnostic, les séquelles
du malade seront très lourdes, mais on
peut dire qu’il est un miraculé car
s’il n’avait pas été
conduit à Yalgado, on imagine facilement
la suite, s’agissant d’une maladie
aussi vicieuse que teigneuse, surtout lorsqu’on
s’amuse avec elle : à l’heure
qu’il est, soit il aurait tiré sa
révérence au monde, soit il serait
toujours en salle de réanimation, bombardé
par ces médicaments que sa famille sue
sang et eau pour faire venir de Côte d’Ivoire
puisque nos pharmacies en étaient dépourvues.
T.N