Mise à jour le 19/08/2007
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San Finna N°427 du 20 au 26 Août 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

Tribune de la femme

AFFAIRES NANTOU
CA BAT SON PLEIN !

Loin de se dissoudre dans l’indifférence avec le temps qui passe, les Affaires Nantou n’en finissent pas d’étendre leurs miasmes. En effet, alors que le chef de Réo, ???, a fini par convoquer les personnalités du Sanguié pour une réunion de concertation afin de désamorcer la bombe qui menace la cohésion régionale, des jeunes dénoncent les propos de Mr Evariste Bassolet parus dans notre numéro 424. Voici leur droit de réponse.

« Suite à l’interview accordée à des personnes du Sanguié notamment Mr Evariste BASSOLE parue dans l’hebdo SAN FINNA N° 424 du 30juillet 2007 , nous jeunes ressortissants de la Province du Sanguié, avons été choqués et indignés des propos qui ont été tenus.

Des trois interviews accordées, celle de M. Evariste BASSOLE a retenu notre attention. Comme la plupart des ressortissants de la Province qui ont lu l’interview, nous sommes étonnés d’apprendre que la population du Sanguié se révolte contre la Fondation Nantou et que Mr Evariste serait le fils écouté du Sanguié et mandaté pour trouver une solution.

A notre connaissance, la Société NANTOU MINING, qui exploite le zinc de Perkoa, a signé un protocole d’accord pour l’exploitation de la mine. Aussi, la législation de notre pays autorise tout citoyen Burkinabé à créer librement ou à adhérer à toute organisation de son choix. C’est un devoir pour tout fils ou fille à tous les niveaux, d’œuvrer pour le développement de la Province et du bien-être de la population.

Ainsi, par rapport à quoi est-on méritant ou arriviste ?

Nous constatons un amalgame notoire que fait Mr Evariste sur la gestion des trois structures distinctes, à savoir la Mairie de Réo, la Société Nantou Mining et la Nantou Fondation pour la Condition humaine.

En effet, la gestion de la mine de Perkoa ne relève pas de la mairie de Réo, encore moins en faire un problème personnel.

Nous tenons à rappeler à Mr Evariste qu’il n’est pas le seul fils du Sanguié, ni le représentant officiel de la population, ni ne détient le monopole de la vérité et de l’honnêteté ou encore que son rang social ne peut l’auto proclamer « fils écouté ». Des vingt (20) conseillers de la province qui siègent au niveau de la région, avez-vous été mandaté par les dix-neuf (19) autres ?

De quel droit ou pouvoir détenez-vous pour demander à un maire élu démocratiquement, de démissionner ?

L’histoire de la délégation spéciale sous laquelle la mairie de Réo a fonctionné durant le mandat précédent ne vous sert-il pas de leçon ? Allons-nous continuer à nous marginaliser vis-à-vis des possibilités que nous offre l’avènement de la décentralisation ? La mairie de Réo est-elle un bien privé pour continuer à subir les humeurs d’un groupe d’individus qui prétendent être faiseur de maires ?

Pour des intérêts inavoués et égoïstes, allons-nous mettre en péril le développement de la commune de Réo ? Encore qu’elle a déjà perdu le mandat précédent.

Mr Evariste qui se prend pour un donneur de leçon, en quoi l’existence de Nantou Fondation vous dérange ou quel acte a-t-elle posé contre l’intérêt de la population ? Elle qui vient à peine de naître, dont les portes sont d’ailleurs ouvertes à tous ?

Vous demandez de venir discuter avec vous et modeler la Fondation. A quel titre ? Etes-vous un super fils du Sanguié devant qui tout doit se régler ?

Comme vous l’avez si bien dit : depuis 1982, vous étiez au courant de l’existence du zinc à Perkoa et que vous êtes même du domaine. Qu’avez-vous fait alors en tant qu’opérateur économique pour que l’exploitation soit une réalité au profit de la province du Sanguié et tout le Burkina, comme vous le dites ?

Mr Evariste, pouvez-vous nous faire l’inventaire de vos réalisations socio-économiques au profit des populations du Sanguié qui compte dix (10) départements pour prétendre parler en leur nom ?

Mr Evariste, que voulez-vous au juste ?

Pouvez-vous nous dire vos vraies intentions ?

Assurément, les mobiles réels de votre attitude se trouvent bien ailleurs.

Nous croyons que des problèmes personnels ne peuvent pas être posés comme étant ceux de toute une province et étalés sur la place publique.

Notre province a besoin de la contribution de tous ses fils et filles pour son développement qui ne saurait être l’affaire d’un seul individu.

Nous jeunes de la province du Sanguié, nous nous inscrivons dans cette dynamique et apportons notre soutien indéfectible à toute initiative de développement qui vise l’épanouissement de nos frères et sœurs.

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas passer sous silence de tels propos tenus dans un journal. Des attitudes irresponsables qui n’apportent rien à notre province et qui ne grandissent personne.

SK


DERNIERE MINUTE

GRANDE REUNION DE REO

LES CHEFS INSTRUISENT EVARISTE BASSOLET DE FAIRE LE MENAGE

Comme en a amplement fait état la presse, le chef coutumier de Réo, suite à la grave crise provoquée par les affaires Nantou Mining et Nantou Fondation, a convoqué pour ce dimanche 19 août, une réunion de conciliation, en sa cour royale, à 10 heures. Il y avait entre autres médias, San Finna. Voici, au moment de boucler notre édition, comment les choses se sont passées.

Sur les 46 conseillers que compte le Conseil municipal ; on a pu noter entre 15 et 20 conseillers présents (du CDP, de l’ADF/RDA, de l’UPS, du PAREN), d’autres s’étant excusés pour des occupations diverses.
A la veille de la réunion, une rumeur s’était emparée de la ville qui faisait était que des manœuvres étaient en cours pour faire échouer la rencontre. Il a même été question d’argent (100.000 fcfa par conseiller) pour qu’ils boudent l’invitation du chef. Bien entendu, aucun représentant de Nantou Fondation et de Nantou Mining n’était présent.
On rapporte que ce qui a choqué, c’est qu’en réponse à la lettre d’invitation du chef coutumier, le maire aurait répondu par courrier pour demander au notable de lui faire parvenir une copie du récépissé de reconnaissance de l’association qu’il préside. La lettre était adressée à l’association des chefs coutumiers et traditionnels de la province du Sanguié. Comme si les chefs coutumiers avaient un récépissé !
La réunion a tout de même eu lieu, a drainé du monde et a eu à connaître de beaucoup de griefs avancés contre le maire Mathieu Bayala.
Ainsi, on a parlé de non-paiement des salaires des enseignants vacataires du collège de Réo depuis avril 2007, de la non déclaration des animateurs radio à la CNSS, lesquels ne percevraient que 10.000 FCFA par mois, montant qu’ils n’auraient du reste pas touché depuis 5 mois.
Mais ce n’est pas tout. On a relevé qu’il serait dans l’intention du maire de licencier entre autres le Percepteur et le chauffeur du précédent maire qui n’est pas de son bord.
Par ailleurs, l’assemblée sera informée que le maire parti en France pour un jumelage, aurait antidaté la date de son départ pour pouvoir toucher plus de perdiems (100 .000 fcfa par jour !) ; il aurait ainsi déclaré 14 jours. Il aurait aussi exigé, pour des personnes non prévues pour le déplacement, que la mairie en supporte le coût : 600.000 fcfa. Lorsque le percepteur refusa, le maire aurait fait ouvrir d’autorité la caisse pour récupérer ladite somme, laissant la caisse vide.
En renfort de potage, on expliquera qu’il y aurait eu des magouilles au niveau des parcelles, notamment de celles situées sur le barrage, donc invendables, et qui auraient été cédées à des amis du maire !
Ce qu’il faut retenir surtout de cette rencontre, qui a bien sûr évoqué aussi les affaires Nantou notamment au niveau des locations de maison, c’est la confiance dont bénéficie Evariste Bassolet aussi bien au niveau des chefs que de l’assistance. Les participants demanderont quasiment unanimement et sans délai la dissolution de Nantou Fondation et le départ du maire. Et c’est Evariste Bassolet qui sera investi de la charge de faire le grand nettoyage, lui à qui on imputa en quelque sorte la responsabilité de la situation pour avoir imposé l’actuel maire au Secteur 1 de la ville !
Mais d’ores et déjà, il a été décidé de ne plus reconnaître Mathieu Bayala comme maire de la ville. Voilà donc posé un problème sérieux qui voit la fracture se creuser entre lui et ses administrés.

S.K et T.N, sur place à Réo


BILLET
LES CLINIQUES VALENT MIEUX QUE L’HOPITAL ?
CA RESTE A VOIR !

Certaines cliniques au Burkina Faso semblent être des mouroirs. Suivez plutôt le cursus hospitalier de ce malade. Monsieur N. Didier, après avoir ressenti des douleurs très vives à la tête lui provoquant des insomnies, se rend dans une petite clinique de son quartier. Il n’y trouvera pas des soins à même de le guérir mais tout de même fera des examens, notamment un scanner, qui feront ressortir une sinusite et des difficultés urinaires. Après des soins infructueux, il sera conduit le vendredi 10 dernier à la clinique P… Là, les parents du malade présenteront les différents rapports de la clinique précédente.

Du vendredi 10 au lundi suivant, soit après trois jours, le malade ne recevra aucun soin sérieux (de l’avis de sa famille) et on ne déterminera pas exactement l’objet de ses maux : difficulté respiratoire, insomnies, difficultés urinaires, migraines… Le malade n’aura pour traitement, que les seules doses de sérum et du Valium destiné à lui procurer le sommeil.

Le lundi donc, la famille de N.D. décide finalement de l’envoyer là où ils craignaient le plus de l’y amener, c’est-à-dire le CHU Yalgado Ouédraogo. Dès les urgences médicales, après lecture des rapports et quelques contorsions des membres du malade, le médecin du jour décèlera une méningite (oui, tenez-vous bien, une méningite en ce temps de saison pluvieuse).

A cause des retards dans le diagnostic, les séquelles du malade seront très lourdes, mais on peut dire qu’il est un miraculé car s’il n’avait pas été conduit à Yalgado, on imagine facilement la suite, s’agissant d’une maladie aussi vicieuse que teigneuse, surtout lorsqu’on s’amuse avec elle : à l’heure qu’il est, soit il aurait tiré sa révérence au monde, soit il serait toujours en salle de réanimation, bombardé par ces médicaments que sa famille sue sang et eau pour faire venir de Côte d’Ivoire puisque nos pharmacies en étaient dépourvues.

T.N


 





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