San
Finna N°425 du
06 au 12 Août 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
«
OPERATION BURKINA IDENTITE »
DE NOUVELLES CARTES NATIONALES D’IDENTITE
POUR TOUS LES BURKINABE
C’est
le jeudi passé qu’a eu lieu le lancement
de l’Opération Burkina Identité. Elle
est l’opération qui permettra à son
terme, que tous les Burkinabé bénéficient
de la nouvelle carte nationale d’identité
burkinabé (CNIB).
En présence de membres de la société
civile, de chefs coutumiers, de journalistes.., le lancement
a eu lieu sur fond de présentation de l’Office
National d’Identification (ONI) qui a désormais
à sa tête, Monsieur Pierre Tiendrébéogo.
L’ONI définit l’Opération Burkina
Identité comme étant une priorité
nationale qui ambitionne de délivrer à tous
les Burkinabé de plus de 15 ans (ils sont plus
de 7 millions, de l’intérieur comme de la
Diaspora) la nouvelle carte d’identité. Grosse
tâche pour cet établissement qui aura à
parcourir et re-parcourir tout le pays pour atteindre
ses objectifs.
Alors comment concrètement l’ONI
compte-t-il s’y prendre ?
Dans un premier temps, il s’agira de sensibiliser
les concitoyens sur cette opération. Pour une campagne
de masse comme celle-ci, l’ONI a décidé
pour sa réussite, de mettre les petits plats dans
les grands. Plusieurs spots TV et radios dans les 12 principales
langues ont été réalisés ;
des affiches, des gadgets de toutes sorts ont été
confectionnés. Pour la presse quotidienne, des
annonces seront régulièrement diffusées.
Pour ce qui est de l’opération proprement
dite, l’ONI compte s’adapter à l’organisation
administrative du Burkina Faso. L’ONI se structure
comme suit :
-
les centres de collecte et de distribution (CCD) qui sont
chargés de : collecter les données sur des
formulaires de demande ; de vérifier l’authentification
des pièces fournies ; de capturer les photos numériques
; d’encaisser les frais ; de transmettre les données
au centre de traitement ; de remettre les cartes d’identité
aux populations.
- Les centres de traitement intermédiaires de données
sont quant à eux chargés de : mettre à
la disposition des CCD les matières et fournitures
pour les collectes ; traiter les lots provenant des CCD
; assurer la mise en forme définitive des photos
; transférer les données pour traitement
à l’ONI ..
- Les centres de production des cartes (CPC) qui sont
pour l’heure au nombre de deux (à Ouagadougou
et à Bobo-Dioulasso). Ils ont pour mission essentielle
la production des cartes d’identité.
Pour
chapeauter tout cela, il existe une gestion informatique
qui couvre tout le suivi logistique, de la collecte des
données à la distribution de la carte.
Combien
nous coûtera cette CNIB, photo comprise ? En tout
et pour tout, 2 500 fcfa si on est dans une commune urbaine
et 500 fcfa seulement si on est dans une commune rurale.
Cette différence vient du fait que des bailleurs
de fonds (notamment les Pays-Bas) ont bien voulu subventionner
les cartes de nos ruraux. Des grincements de dents, il
y en aura donc puisque beaucoup disent que dans les campagnes,
il y a aussi pas mal de riches et que dans les villes,
il existe de très pauvres gens. Mais c’est
ainsi !
Le
dossier de demande de délivrance d’une CNIB
est composé ainsi qu’il suit :
-
un formulaire de demande sécurisé par un
hologramme fourni par l’administration auprès
des centres de collecte et de distribution
- une photo d’identité prise par les agents
collecteurs/photographes
- un des documents d’état-civil suivants
:
•
extrait d’acte de naissance ou jugement supplétif
• ancienne carte nationale d’identité
en cours de validité
• jugement supplétif d’acte de mariage
• certificat de nationalité pour les étrangers
ayant acquis la nationalité burkinabé.
Lors
de ce lancement officiel, le Directeur général
de l’ONI a rassuré l’assistance sur
la sécurisation des données. La carte, a-t-il
expliqué, comprend des codes de dimensions internationales,
des codes à barre bidimensionnels comprenant l’empreinte
digitale et les données de filiation. Elle est
infalsifiable du fait qu’au niveau des enregistrements
informatiques, il existe un système de reconnaissance
faciale.
De prime abord, on peut être tenter de se dire qu’avec
ça, on peut espérer une meilleure suite
pour les élections à venir.
Selon les prévisions de l’ONI, c’est
dans 9 mois que tout le territoire national devrait être
couvert.