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"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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UNE FEMME PRESIDENTE EN INDE : UNE PREMIERE !

L’Inde vient de créer l’évènement en se choisissant la personne de Pratibha Patil, une femme à la tête de l’Etat. Ce n’est pas que la misogynie n’ait jamais eu une grande place en Inde et que cet évènement doive surprendre outre mesure. Non. Ce pays, faut-il le rappeler, a déjà eu comme premier Ministre, fonction plus importante dans ce pays que la présidence de la République, une femme et pas n’importe laquelle puisque c’était Indira Gandhi, l’une des premières femmes à devenir premier Ministre en 1966.

N’eût été par ailleurs le souci de Sonia Gandhi, veuve de Rajiv Gandhi et belle-fille de Indira Gandhi, de ne pas braver certaines résistances indiennes et de heurter le nationalisme propre aux ressortissants de ce pays, « l’Italienne » comme certains la surnomment aurait pu valablement et facilement succéder à son défunt mari à la tête de l’Exécutif, comme premier Ministre. C’est donc dire que ce pays n’a pas de prévention particulière contre les femmes.

Ce qui ne s’était jamais produit dans cette démocratie la plus peuplée du monde, c’est l’élection d’une femme à sa tête. Dorénavant, Pratibha Patil aura brisé le monopole masculin dans ce domaine.

Agée de 72 ans, candidate de la coalition au pouvoir, elle a obtenu les 2/3 des voix d’un collège électoral composé de parlementaires et d’hommes politiques.

Sonia Gandhi, dirigeante du parti du congrès qui l’a soutenue a eu cette réaction : ««Il s'agit d'un instant très particulier pour nous les femmes, et bien sûr pour les hommes [...] parce que, pour la première fois, une femme est élue présidente de l'Inde».

C’est vrai que pour être passée avec 2/3 des voix, cela ne s’est pas pour autant réalisé sans critiques. Beaucoup lui ont fait grief pour sa mauvaise gestion au sujet de cette banque des femmes qu’elle a contribué à fonder et qui a dû être fermée en 2003. On l’a accusée d’être à l’origine de la banqueroute en raison de prêts accordés à son frère et à ses proches au détriment des femmes défavorisées, prêts qui n’ont pas été remboursés. Elle a été aussi accusée d’avoir contrecarré une enquête pour meurtre diligenté contre son frère.

Elle a par ailleurs provoqué d’autres types de critiques par des bourdes. C’est ainsi qu’elle a choqué la minorité musulmane et heurté certains historiens en avançant qu’en Inde, les femmes ont commencé à se couvrir la tête au XVI ème siècle pour se protéger contre les envahisseurs musulmans. Autre chose qui a étonné et fait craindre à certains qu’elle ne soit une illuminée placée à la tête de l’Etat, c’est lorsqu’elle a avoué qu’un Gourou décédé lui avait prédit son destin de présidente.

Pour ne pas arranger les choses, ses concurrents se sont rappelés qu’en 1975, alors qu’elle était Ministre de la Santé du Maharashtra, elle avait préconisé la stérilisation des personnes souffrant d’une maladie héréditaire.
Mais cela apparemment n’a pas suffi à barrer la route de la présidence pour Pratibha Patil qui était soutenue, il faut le souligner, par Sonia Gandhi. Gageons que sa présidence ne soit pas l’occasion pour elle de gratifier le peuple indien d’autres esclandres !

CY






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