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L’UNION
AFRICAINE (UA) DOIT-ELLE OU NON EXIGER DES DEPUTES
PANAFRICAINS, LE REMBOURSEMENT DU TROP-PERÇU
DES FRAIS DE MISSION ET INDEMNITES
REGLES DE 2003 A 2005 ?
Parmi
les quelques dossiers qui à Accra, ont retenu
l’attention à côté de
la question centrale des Etats-Unis d’Afrique,
on relèvera certainement ce scandale financier
portant sur cette affaire des frais de mission et
indemnités indûment perçus des
parlementaires de l’union. Le choc fut de
taille à Accra et dans l’ensemble du
continent. Faut-il, comme le recommandent les Ambassadeurs
de l’UA que le trop-perçu par les parlementaires
soit remboursé ? C’est là toute
la question qui pourtant divise. Entre en effet
ceux qui ne comprennent pas du tout que l’on
demande aux députés du Parlement qui
ne sont pas les premiers responsables, de rembourser
et ceux qui insistent pour que la mesure soit prise,
les arguments abondent. Deux sons de cloche.
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| LES
DEPUTES PARLEMENTAIRES DOIVENT REMBOURSER LES SOMMES
INDUMENT PERCUES
Le
travail fait par les Ambassadeurs de l’UA
au sujet des sommes perçues par les députés
de l’union, contrairement aux textes en vigueur,
est à féliciter. Déjà
que l’UA connaît des difficultés
graves avec l’indiscipline financière
de ses membres, il ne manquerait plus que ce pillage
en règle du peu dont elle dispose pour faire
crouler définitivement la maison. C’est
donc normal que ce scandale ait été
porté à l’attention des instances
de l’UA et de l’opinion car à
un moment où la confiance en l’union
s’érode, cela peut témoigner
d’une nouvelle volonté de changer les
mauvaises habitudes. Il faut donc que les sommes,
que les députés se sont octroyés,
soient remboursées. Ils doivent d’autant
plus le faire pour montrer le bon exemple qu’ils
ont des sur indemnités puisque bénéficiant
d’émoluments et d’avantages multiples
dans leurs pays d’origine. Il convient surtout
dans tout cela, d’aller plus au fond pour
que l’on connaisse tous les tenants et aboutissants
de cette affaire et qu’on puisse même
envisager de sanctionner pénalement les éventuels
coupables. Seule une telle solution pourra combattre
le laisser-aller et éviter que de tels manquements
puissent se commettre à nouveau. Et autre
avantage : on jouerait ainsi dans le rehaussement
de l’image de l’Union qui en a bien
besoin. Beaucoup la considèrent en effet
comme l’antre des « sherpas »
et autres cadres qui s’y font leur beurre
alors que les pays africains sont dans l’attente
désespérée des interventions
de l’Union africaine au plan économique,
social, infrastructure sans parler de tous ces conflits
qui ravagent le continent et qui augmentent les
difficultés à faire face aux grandes
endémies, à la lutte contre la pauvreté
d’une manière générale
? On peut dire que la recommandation faite par les
Ambassadeurs de l’Union constitue peut-être
l’acte le plus éclatant qui rachète
un peu de cette fuite en avant dans la construction
des Etats-Unis d’Afrique. Mais il faut aller
au-delà car nous n’avons eu affaire
qu’à une recommandation. Seules les
mesures contraignantes à suivre donneront
toute leur valeur à ce travail.
TOMI.
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LES
PARLEMENTAIRES DE L’ UNION SONT DES BOUCS
EMISSAIRES DANS CETTE AFFAIRE DE PERDIEMS
Si
on devait exiger que tous ceux qui travaillent pour
le compte de l’Union africaine remboursent
des sommes indûment perçues, soit volontairement
soit involontairement, on n’en trouverait
pas beaucoup qui soient épargnés.
L’UA elle-même ne donne pas l’image
d’une organisation qui pratique la bonne gouvernance.
Beaucoup de sommes sont gaspillées pour des
sommets, des programmes et autres activités
qui n’ont pas toujours leur raison d’être.
Bien de ceux qui travaillent pour l’Union
ont des rémunérations pharaoniques,
tout à fait en déphasage avec les
réalités de l’union et de l’Afrique.
Si l’on considère maintenant les frais
de voyage, les indemnités que les députés
de l’union ont perçues et qui dit-on
ne sont pas prévus par les règlements,
comment peut-on leur en tenir rigueur et leur imputer
surtout la responsabilité de ces manquements
? Comme dans tout Parlement, il doit y avoir des
instances dirigeantes, des directions financières.
C’est à elles seules qu’il faut
demander des comptes et non aux parlementaires.
Les députés du Parlement africain
n’ont fait que prendre l’argent qu’on
leur a tendu sans chercher à comprendre quels
textes régissent les frais de mission et
les indemnités. Pourquoi l’auraient-ils
fait ? Ils avaient confiance aux directions financières
de l’UA ; ils savaient qu’ils avaient
droit à des indemnités et à
des frais multiples comme c’est le cas de
bien de parlementaires de bien d’institutions
internationales de par le monde. Non seulement les
forcer à rembourser ces sommes est tout à
fait incongru mais cela mettrait nombre d’entre
eux qui ne sont plus députés dans
leurs pays dans des difficultés graves car
ce sera la croix et la bannière pour restituer
ces sommes. Ce serait plus normal qu’on demande
des comptes aux questures, aux instances dirigeantes
de l’union (parlement, commission, conférence
des chefs d’Etat) de prendre à leur
compte ces montants. Si fautes il y a, c’est
en effet à leur niveau qu’il faut les
rechercher car elles n’ont pas suffisamment
veillé au grain afin que le parlement soit
doté de toutes les structures nécessaires
pour fonctionner dans l’orthodoxie budgétaire.
TOZI.
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