San
Finna N°418 du
18 au 24 Juin 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
SCANDALE
A LA SOFITEX : LE CHEF D’USINE BOBO I A
LA MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION DE BOBO-DIOULASSO
Décidément,
il ne se passe pas de jour sans évènement
à la SOFITEX. Il faut dire que c’est
quasiment un Etat dans l’Etat avec toutes
les activités qui s’y exercent et
toutes les concentrations humaines qu’on
y constate. De source généralement
bien informée, nous apprenons que le chef
d’usine SOFITEX Bobo I aurait élu
domicile depuis quelques semaines à la
maison d’arrêt et de correction de
Bobo-Dioulasso et pour cause !
Arrivé
à la tête de l’usine SOFFITEX
Bobo I courant 2000-2002, le nouveau venu se croyait
déjà aux anges. En tous cas, selon
certaines indiscrétions, il ne se privait
de rien, c’était la belle vie, la
bombance. Il se comportait, dit-on, comme en pays
conquis. Persuadé de pouvoir tout faire
sans qu’il n’y ait rien, il se serait
mis à vendre pour son profit personnel,
divers matériaux, des stocks de fer inutilisés
qu’il vendait,dit-on, en les faisant transporter
au vu et au su de tous par une bâchée.
Et puis comme effectivement, il n’y avait
rien, il se serait décidé à
placer la barre plus haut. Et allons-y pour les
« deal » avec les commerçants
de la place. En l’occurrence, il aurait
promis de livrer des graines de coton après
la campagne, à des opérateurs économiques
contre l’avance d’une somme globale
de 50 millions de FCFA. N’ayant pas de raison
de douter de la bonne foi du chef d’usine
de Bobo 1, les commerçants avancèrent
ladite somme rubis sur ongle, attendant que vienne
la fin de la campagne.
Ils durent attendre des mois et des mois, en vain.
S’avisant qu’ils pourraient dans l’affaire,
avoir été grugés, ils finirent
par aller se confier aux forces de l’ordre
auxquelles ils contèrent leur transaction.
Et comme il fallait s’y attendre, le chef
d’usine fut interpellé immédiatement
déposé au Parquet du Tribunal de
grande instance de Bobo où sans crier gare,
il se retrouva écroué à la
maison d’arrêt et de correction de
Bobo-Dioulasso.
Voilà une folie des grandeurs, dit-on à
Bobo, qui a tourné court et qui fait dire
que ce n’est pas donné à tout
le monde de faire, et puis il n’y a rien.
Pour cela, il faudrait être dans les cercles
très fermés, ce qui apparemment
n’est pas le cas de l’ « infortuné
» chef d’usine de la Sofitex Bobo
1. Mais attendons les jours et les mois qui viennent
pour tirer les dernières conclusions de
cette affaire.
Le
Fugitif
ASSOCIATION
INTERPROFESSIONNELLE
DU COTON DU BURKINA
-AICB-
DECISION
N° 002/2007/AICB
==============
Le Président de l’Association Interprofessionnelle
du Coton du Burkina
Vu les dispositions du Protocole d’Accord
portant cahier de charges applicables aux opérateurs
de la filière coton au Burkina Faso en
ses articles 11 et 14,
Vu les dispositions des Statuts de l’Association
Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB)
à son article 3 ;
Vu le Mécanisme de Lissage adopté
par l’AICB le 26 mars 2006,
Vu l’Accord Interprofessionnel amendé
à son annexe relatif au règlement
du Fonds de Lissage,
Vu les conclusions de l’Assemblée
Générale Ordinaire de l’AICB
en date du 09 mai 2007,
Vu le soutien exceptionnel accordé aux
producteurs par le Gouvernement du Burkina,
Vu la réduction exceptionnelle du taux
de crédit de 9 à 8,5 % consentie
par la BACB et le RCP,
Décide :
Article 1 : Les prix de cession
des intrants agricoles essentiels destinés
à la culture du coton sont fixés
comme suit pour la campagne agricole 2007/2008
:
DESIGNATION
Unité
Prix
au comptant
Prix
à crédit (8,5 %)
Coût
unitaire
du
sac
Coût
unitaire
du
sac
Semence
coton :
- non délintée (30 kg)
- délintée (12 kg)
Kg
kg
27 F
64
F
810 F
768
F
29 F
69
F
870 F
828
F
Engrais
composés NPKSB
Kg
243
F
12.150
F
264
F
13.200
F
Engrais
azoté Urée
Kg
265
F
13.250
F
288
F
14.400
F
Insecticides
EC
1
traitement /ha
4.002
F
-
4.342
F
-
.Nouveau
Taux de 8,5 % appliqué par la BACB pour
le passage du comptant à crédit
Article
2 : La présente décision
annule et remplace l’article 1 de la décision
n° 001/2007/AICB du 09 mai 2007 et sera publiée
partout où besoin sera.
Ouagadougou, le 04 Juin 2007