Mise à jour le 27/05/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°415
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°415 du 28 Mai au 03 Juin 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

SUPPRESSION DE LA RCTV
LE PRESIDENT CHAVEZ SE SERAIT-IL TIRE UNE BALLE DANS LE PIED ?

Beaucoup disent que le président vénézuélien Chavez est un président atypique. L’homme a un mélange de Kroutchev, de Che Guevara, de Sékou Touré, de Castro, de Bolivar… C’est dire qu’un tel mélange ne pouvait donner qu’un personnage aussi détonant, dont évidemment les médias raffolent parce que c’est rentable. Pour avoir une personnalité débordante, il n’en impressionne pas moins par le courage et la pertinence de certaines décisions qui lui donnent une place à part dans le cœur des progressistes et notamment des plus jeunes d’entre eux, de par le monde.

Ce qu’il vient de faire par exemple par rapport au FMI et à la Banque Mondiale, amplifiant le geste de l’Angolais Eduardo Dos Santos, est tout à fait symbolique des attentes du monde pauvre qui ne voit pas venir la fin de l’exploitation dont il est victime par le monde riche. Quitter ces institutions qui ont été créées au lendemain de la seconde guerre mondiale à des fins de reconstruction et de développement, mais qui se sont transformées en instrument d’exploitation et de recolonisation ne pouvait qu’être salué en Afrique et ailleurs.

D’ailleurs, ce qui plaît aussi en Chavez, c’est sa rage d’affirmer l’indépendance de son pays, la dignité de son peuple et des peuples opprimés, et de ne pas hésiter à s’affronter jusqu’aux plus grands de ce monde, à savoir le président américain.
Mais la montagne Chavez a sa vallée : c’est toujours le cas pour des leaders de cette trempe.

Il lui arrive en effet de trop en faire. Ce fut le cas lorsqu’il s’est fendu de propos de bas quartier alors qu’il se trouvait aux USA, à l’endroit de George W. Bush. Pour peu, il le réhabilitait aux yeux d’une opinion qui ne lui pardonne pas sa politique extérieure, par cet extrémisme verbal déplacé. Plus spécifiquement, sa décision, 5 ans après les évènements qui lui ont valu sa brève disparition du pouvoir de ne pas renouveler la licence de la chaîne de télévision privée Radio Caracas Télévision (RCTV) qui expirait le 27 mai dernier, est apparue comme un désastre.

Même si l’accusation portée contre RCTV d’avoir attisé le coup d’Etat contre lui en avril 2002 était avérée, cela fait tout de même un bail, et la prescription, ça devrait aussi exister au Venezuela.

Sa décision, en tout cas, ne passe pas car la chaîne de télévision était la seule qui apportait la contradiction dans le pays.

Par la pertinence de ses émissions, cette chaîne de télévision qui existe depuis 1953, était la seule station couvrant l’ensemble du pays avec la chaîne d’Etat, Venezolana de television (VTV). Avec la suppression de RCTV, il n’y aura plus qu’un seul son de cloche puisque le seul outil proche de l’opposition, Globovision, n’est capté que dans la capitale.

Ce n’est pas étonnant alors que le tollé suscité par la décision de Chavez ait eu un tel retentissement. Les sondages établissent qu’entre 70 et 80 % des Vénézueliens sont contre. Et on ne peut en douter au vu des manifestations qui ont marqué la décision du président Chavez, au vu de cette banderole longue de 1 kilomètre sur laquelle on pouvait lire « SOS Liberté d’expression » en 10 langues différentes. Au nombre des manifestants et des protestataires, il n’y a pas que des partisans de l’opposition, il n’y a pas que des journalistes, des artistes ; il y a les propres partisans de Chavez comme Eleazar Diaz Rangel, Directeur du quotidien Ultimas Noticias ; il y a des étudiants.

Alors, on peut dire, et c’est ce que beaucoup disent du reste, comme l’analyste Carlos Blanco, que le président vénézuelien risque de sortir, dans tous les cas de figure, affaibli par cette offensive : « Si Chavez ferme RCTV, il est perdant ; s’il recule maintenant, il perd aussi ».

Au moment de boucler cette édition, nous apprenons que Hugo Chavez vient de répondre en substance, et les chaînes du monde entier ont répercuté sa réponse : «Qu’il pleuve, qu’il tonne, que la foudre tombe, rien n’empêchera la fermeture de RCTV » !

CY

 




Site réalisé par Come Tell The World