SAISIE
DE COCAÏNE A FARAMANA
LE DIRECTEUR GENERAL DES DOUANES REPOND A SAN FINNA
Dans
notre numéro 409 du 16 au 23 avril dernier,
nous relations dans un article intitulé «Un
réseau de trafiquants de cocaïne démantelé
à Faramana : bravo mais dites-nous en plus
», comment avait été menée
l’opération pour parvenir à la
saisie de 49 kilos de cette drogue dure et nous félicitions
les personnes ayant mené cette affaire de main
de maître. Mais nous nous posions, dans ledit
article, certaines questions qui devaient, pensions-nous,
légitimement traverser l’esprit de nombre
de Burkinabé.
Ayant reçu beaucoup de commentaires positifs
relativement à ces questions, nous avons décidé
d’aller à la Direction Générale
des Douanes pour avoir éventuellement réponse
à nos questions. On nous fit savoir qu’une
lettre en bonne et due forme était nécessaire.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Notre lettre
fut envoyée.
A vrai dire, nous ne pensions pas qu’on allait
nous répondre. Nous nous sommes dit : «Comme
d’habitude, on ne nous dira pas non mais on
va nous faire traîner ».
Quelle ne fut donc notre surprise de recevoir un appel
pour venir chercher la réponse à notre
requête. Nous voudrions donc remercier Monsieur
le Directeur Général des Douanes qui
a bien voulu nous répondre. Il a accompli son
devoir. Beaucoup ne savent pas en effet que le droit
à l’information est garanti aux citoyens
dans les Etats de démocratie.
Toutefois, nous trouvons la lettre encore très
laconique de telle sorte que nous n’avons pas
véritablement avancé. Nous prendrons
donc notre mal en patience.
Monsieur
le Directeur,
«
Faisant suite à votre correspondance en
date du 23 avril 2007 et relative à la saisie
de cocaïne à Faramana par les services
des Douanes, j’ai l’honneur de porter
à votre attention les éléments
de réponse en complément de votre article.
L’administration
des Douanes tient d’abord à remercier
l’auteur de l’article qui, par cette démarche,
contribue à éclairer les lecteurs en
particulier et d’une manière générale
l’opinion publique sur les actions des services
des douanes.
Elle
tient ensuite à souligner que la saisie des
49 kgs de cocaïne opérée par le
bureau des douanes de Faramana constitue un évènement
particulier car c’est une première dans
les statistiques de saisie de drogue au Burkina Faso.
-
A la question de savoir que va-t-on faire de la cocaïne
? La brûler au vu et au su de tous ?
La
cocaïne étant une drogue, de surcroît
une drogue dure, elle ne peut être vendue aux
enchères publiques comme une marchandise ordinaire.
La procédure judiciaire en instance permettra
de donner une suite quant à la destination
finale du produit.
-
Quel montant reviendra aux agents saisissants et quelle
sera la source de la rémunération ?
Il
s’agit d’une saisie improductive (ne pouvant
être vendue). Aussi, les agents pourront être
rémunérés à titre d’encouragement
sur la base de tout dispositif qui serait arrêté
par les autorités de tutelle.
-
Fait-on des investigations sur des complicités
burkinabé ?
Suite
à la saisie, un procès-verbal de saisie
a été rédigé et déposé
au Tribunal de Grande Instance de Bobo-Dioulasso.
Ce procès-verbal déclenche en même
temps, une ouverture d’enquête.
L’Administration des Douanes est également
membre du Comité national de lutte contre la
drogue. Elle a immédiatement saisi cette structure
nationale. Alors, s’il y a des complices au
plan national, sous régional ou international,
ils seront recherchés, avec la collaboration
souhaitée des populations ainsi que celle de
toutes les instances nationales et internationales
de lutte contre la drogue.
Veuillez
agréer, Monsieur le directeur, l’expression
de ma parfaite considération
».
Seydou
Diabo