Mise à jour le 06/05/2007
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San Finna N°412 du 07 au 13 Mai 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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SAISIE DE COCAÏNE A FARAMANA
LE DIRECTEUR GENERAL DES DOUANES REPOND A SAN FINNA

Dans notre numéro 409 du 16 au 23 avril dernier, nous relations dans un article intitulé «Un réseau de trafiquants de cocaïne démantelé à Faramana : bravo mais dites-nous en plus », comment avait été menée l’opération pour parvenir à la saisie de 49 kilos de cette drogue dure et nous félicitions les personnes ayant mené cette affaire de main de maître. Mais nous nous posions, dans ledit article, certaines questions qui devaient, pensions-nous, légitimement traverser l’esprit de nombre de Burkinabé.

Ayant reçu beaucoup de commentaires positifs relativement à ces questions, nous avons décidé d’aller à la Direction Générale des Douanes pour avoir éventuellement réponse à nos questions. On nous fit savoir qu’une lettre en bonne et due forme était nécessaire. Aussitôt dit, aussitôt fait. Notre lettre fut envoyée.

A vrai dire, nous ne pensions pas qu’on allait nous répondre. Nous nous sommes dit : «Comme d’habitude, on ne nous dira pas non mais on va nous faire traîner ».

Quelle ne fut donc notre surprise de recevoir un appel pour venir chercher la réponse à notre requête. Nous voudrions donc remercier Monsieur le Directeur Général des Douanes qui a bien voulu nous répondre. Il a accompli son devoir. Beaucoup ne savent pas en effet que le droit à l’information est garanti aux citoyens dans les Etats de démocratie.

Toutefois, nous trouvons la lettre encore très laconique de telle sorte que nous n’avons pas véritablement avancé. Nous prendrons donc notre mal en patience.

Monsieur le Directeur,

« Faisant suite à votre correspondance en date du 23 avril 2007 et relative à la saisie de cocaïne à Faramana par les services des Douanes, j’ai l’honneur de porter à votre attention les éléments de réponse en complément de votre article.

L’administration des Douanes tient d’abord à remercier l’auteur de l’article qui, par cette démarche, contribue à éclairer les lecteurs en particulier et d’une manière générale l’opinion publique sur les actions des services des douanes.

Elle tient ensuite à souligner que la saisie des 49 kgs de cocaïne opérée par le bureau des douanes de Faramana constitue un évènement particulier car c’est une première dans les statistiques de saisie de drogue au Burkina Faso.

- A la question de savoir que va-t-on faire de la cocaïne ? La brûler au vu et au su de tous ?

La cocaïne étant une drogue, de surcroît une drogue dure, elle ne peut être vendue aux enchères publiques comme une marchandise ordinaire. La procédure judiciaire en instance permettra de donner une suite quant à la destination finale du produit.

- Quel montant reviendra aux agents saisissants et quelle sera la source de la rémunération ?

Il s’agit d’une saisie improductive (ne pouvant être vendue). Aussi, les agents pourront être rémunérés à titre d’encouragement sur la base de tout dispositif qui serait arrêté par les autorités de tutelle.

- Fait-on des investigations sur des complicités burkinabé ?

Suite à la saisie, un procès-verbal de saisie a été rédigé et déposé au Tribunal de Grande Instance de Bobo-Dioulasso. Ce procès-verbal déclenche en même temps, une ouverture d’enquête.

L’Administration des Douanes est également membre du Comité national de lutte contre la drogue. Elle a immédiatement saisi cette structure nationale. Alors, s’il y a des complices au plan national, sous régional ou international, ils seront recherchés, avec la collaboration souhaitée des populations ainsi que celle de toutes les instances nationales et internationales de lutte contre la drogue.

Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l’expression de ma parfaite considération ».

Seydou Diabo

 






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