UNE
PLUIE DILUVIENNE A TUE A KOUDOUGOU
L’information a eu du mal à
paraître vraie tant en cette période
de l’année, on ne peut imaginer qu’il
pleuve aussi fortement à Koudougou. Eh bien,
ce fut pourtant le cas.
L’école
bilingue au Secteur 2 et l’école Dapoya
2 ont été endommagées sérieusement
en l’espace de quelques minutes, faisant des
victimes et de nombreux dégâts matériels.
Comme si cela ne suffisait pas, on parle de deux noyades
qui seraient survenues au niveau du marigot du Secteur
5.
Sur place à Koudougou où nous nous sommes
rendus le samedi 21 avril, on ne peut même pas
imaginer que la veille, vendredi 20 avril, fut une
journée de pluie. Le sol est bien sec et la
température ambiante, loin d’être
basse. Mais un saut rapide au niveau de l’école
bilingue nous laisse dans un état de grand
découragement pour ne pas dire de choc tant
le spectacle est vilain à voir.
On se demande comment cette école, inaugurée
en 2004, a pu céder face à cette pluie
et au vent qui l’a précédée.
Tout, autour de cette école, est resté
intact malgré l’état de vétusté
totale.
Après ce constat, on est attristé par
le lourd bilan de cet évènement. Trois
morts et plus d’une quinzaine de blessés.
Les morts sont des élèves de cette école.
Ils étaient, les infortunés, en plein
travail scolaire lorsque le drame a surgi.
Un des enfants décédés, une fillette,
est la propre fille de la Directrice de l’école
qui elle-même, a eu la jambe brisée.
Parmi les blessés, on compte des blessés
graves.
En attendant de revenir un peu plus en profondeur
sur ce bâtiment et les conditions dans lesquelles
il a été construit, nous pouvons d’ores
et déjà dire que le financement de sa
construction est le fruit de la Coopération
Suisse, que l’entrepreneur vient de Koudougou
ainsi que tout le matériel utilisé pour
sa construction.
En questionnant les voisins de cet établissement,
nous apprendrons que la pluie a commencé aux
environs de 15 heures pendant que des élèves
du CM 1 et du CM 2 étaient en classe. Tour
le monde est d’accord : jamais il n’y
eut une telle pluie dans cette zone. Il y eut tout
d’abord un déversement de grêles
qui avaient la taille de cailloux, puis vient un vent
très violent qui fut immédiatement suivi
d’une pluie torrentielle mais qui n’a
duré qu’une dizaine de minutes.
« C’est le vent qui a été
à l’origine de la chute du bâtiment
», disent les uns et les autres. Les gens n’en
reviennent toujours pas surtout que cette pluie n’a
arrosé que quelques secteurs de la ville.
A voir cette tragédie, on ne peut s’empêcher
d’être quelque peu superstitieux. Les
deux classes touchées étaient les seules
occupées en ces heures dramatiques. C’est
seulement dans la classe de CM 2, soit la salle 5,
qu’on dénombre les victimes les plus
sérieuses. Les autres clases, en dehors de
la salle1 qui a vu son toit se décoller totalement,
sont restées intactes.
A l’école Dapoya 2, il n’y aurait
eu qu’un blessé léger suite au
détachement de la toiture d’une classe.
Les dégâts seraient aussi nettement moins
importants.
Avant de quitter Koudougou, nous avons rendu visite
à une des familles de victimes. C’est
celle de Monsieur Yaméogo Norbert. Une de ses
filles a perdu la vie à l’école
bilingue et un autre de ses enfants a eu son pied
écrasé sous le poids d’un béton.
San Finna présente ses condoléances
à toutes les familles touchées, souhaite
que les circonstances de ce drame soient rapidement
élucidées et que surtout, des aides
urgentes arrivent vite pour aider les familles des
victimes dans la douleur et procéder à
la reconstruction de la partie abîmée
de l’école pour que les cours ne soient
pas perturbés.
Dramane
Nombré
COMMUNIQUE
DE PRESSE
LES ETATS-UNIS FOURNISSENT DE L’AIDE AU BURKINA
FASO POUR COMBATTRE L’EPIDEMIE DE LA MENINGITE
Le
gouvernement des Etats-Unis, à travers son
Agence pour le Développement International
(USAID) et par l’Ambassade des Etats-Unis à
Ouagadougou, fournira une aide de 450.000 dollars
aux fonds de l’UNICEF pour l’acquisition
d’urgence de vaccins nécessaires pour
contenir une épidémie de méningite.
Le 10 avril, l’Ambassadeur Jeanine Jackson des
Etats-Unis a publié une déclaration
de désastre.
Depuis
janvier 2007, les services de Santé et le gouvernement
du Burkina (GOBF) ont rapporté plus de 19.500
cas de méningite, excédant tout le nombre
de cas rapportés pendant la dernière
grande épidémie de méningite
dans le pays en 1996. A la date du 4 avril, 1.337
personnes étaient mortes de la maladie infectieuse.
Selon
le bureau de l’ONU pour la coordination des
affaires humanitaires, 41 des 55 districts sanitaires
nécessitent une aide immédiate pour
traiter la méningite et pour empêcher
davantage la perte de vie. L’augmentation rapide
du nombre de cas rapportés a réduit
la capacité du Gouvernement du Burkina Faso
d’y répondre efficacement.
L’USAID continuera à surveiller la situation
et à fournir l’appui additionnel nécessaire.
Pour
plus d’informations sur nos programmes humanitaires
d’aide, visitez svp : www.usaid.gov/our_work/humanitarian_assistance/.
Ouagadougou,
le 17 avril 2007