Mise à jour le 15/04/2007
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San Finna N°409 du 16 au 22 Avril 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

Tribune de la femme

BILLET
MESSAGE DES EVEQUES DU BURKINA
UN PEU COURT
MAIS C’EST DEJA ÇA !

Les Evêques du Burkina ont adressé, à la veille des élections, un Message qui n’est pas passé inaperçu. C’est toujours comme ça quand une question touche aux préoccupations majeures des Burkinabé et qu’elle émane de ces hommes d’Eglise !

Certains ne tarissent pas d’éloges pour ce message

Ils l’apprécient tout d’abord parce qu’il opère un recentrage du rôle du député (plutôt galvaudé par ces temps qui courent) et se réjouissent de voir l’Eglise replacer les choses dans leur contexte : « Contrairement à ce qu’on nous fait croire pendant les campagnes électorales, les députés n’ont pas pour rôle de construire ni des barrages ni des routes, ni des écoles ou des maternités. Ils n’ont pas non plus pour rôle d’assister ou de financer des baptêmes, des funérailles ou des mariages ». Voilà qui est bien dit !

Mais ce n’est pas tout. Ceux qui se félicitent de l’initiative des Evêques relèvent que, loin de rejoindre la meute pour casser du politique, ils trouvent que si, comme partout, il y a des moutons noirs dans ce domaine, l’activité politique est noble pour ceux qui l’exercent avec honnêteté, et aux Evêques d’encourager les fidèles à s’intéresser aux choses de leur cité car c’est au peuple conscient, informé, sensibilisé, qu’il revient de construire les institutions résistantes et qui permettent le développement de la collectivité dans la cohésion. Pour l’Eglise donc, faire de la politique, c’est s’engager pour l’un des meilleurs services que l’on peut rendre à la Nation. « C’est pourquoi nous invitons et encourageons tous les chrétiens à exercer leur devoir politique, et ceux qui en ont la capacité, à s’y engager ».

Enfin, s’ils s’en trouvent pour se réjouir du Message des hommes de Dieu, c’est dans son aspect qui met l’accent sur la probité, sur la loyauté du scrutin. Les Evêques, en effet, répercutent un sentiment largement partagé. « Nous devons être à l’écoute de notre conscience pour combattre et dénoncer les fraudes électorales, la corruption, le mensonge et toutes autres manœuvres de nature à entacher la régularité et la transparence du scrutin ».

Voilà donc en soi un message qui tombe à pic quand on voit toutes les plaintes qui entourent les scrutins au Burkina Faso et le malaise ambiant par rapport à l’élection en cours.

La sortie des Evêques est de ce point de vue, pourrait-on dire, le reflet d’une vérité et d’une attente. Le reflet d’une vérité parce que notre démocratie est atteinte par de multiples maux, qu’elle est en rade. Le reflet d’une attente parce que beaucoup de Burkinabé désespéraient de voir venir des dénonciations de la part des forces morales, religieuses et intellectuelles de notre pays que l’on accusait à tort ou à raison, d’avoir partie liée avec le pouvoir.

Le message apparaît donc comme une amorce positive.

Mais il y en a qui pensent que l’Eglise aurait pu mieux faire. Pour ceux-là, les hommes de Dieu auraient pu procéder à un meilleur diagnostic du mal. Lorsque l’on visite la vie de nos institutions, de nos mœurs politiques, quand on voit comment les élections se déroulent, soutenues par la fraude, la corruption, la violence…, que l’on jette un regard sur le hold-up des organes de l’Etat qui a permis de faire main basse sur les richesses du pays et d’engager le pays dans des aventures à l’extérieur, on peut estimer que les Evêques sont passés à côté de la plaque.

Par ailleurs, il n’y a jamais de mal qui soit commis sans responsable. Ici, on a beau jouer les innocents, on ne peut pas ignorer que c’est le pouvoir qui a en charge la conduite des affaires de la nation, qui est au premier chef comptable des dérapages que l’on constate dans le pays. Lorsqu’ici, en plus, les gouvernants interviennent massivement dans le dérèglement des institutions, dans les actions qui nuisent à la justice, aux libertés, à la cohésion sociale et nationale, on ne peut pas objectivement, se taire sur leurs responsabilités.

Là aussi, et plus que sur la question du diagnostic, les Evêques ont gardé bouche cousue.

Enfin, pour les médications, ils auraient pu aller au fond des choses et reconnaître que l’usure du pouvoir est telle que l’alternance est devenue une nécessité vitale. Même s’ils ne vont pas aussi loin, ils auraient pu dire un mot sur l’absence de dialogue démocratique, de gestion équilibrée des opinions dans les médias d’Etat, sur la monopolisation des secteurs clé de l’économie par une famille, un clan, sur l’instrumentalisation de la justice…

Et c’est à juste titre que ceux qui estiment un peu court le message, sont tentés de le remiser tout simplement au placard. Mais on peu dire que c’est déjà ça et c’est finalement ainsi que l’opinion reçoit en général l’adresse des Evêques à un tel point qu’ils se sentiraient encouragés à plus de critiques vis-à-vis du pouvoir, estimant que ce n’est pas pour rien que les Evêques si prudents, ont osé adopter un tel ton.

CY


CHRONOGRAMME DES ACTIVITES DE L’UNIR/MS

Sous réserve de modifications dont nous serions informés, l’Union pour la Renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS) a organisé ainsi qu’il suit ses manifestations pour cette campagne électorale.

Province
Localité
Date Heure Escales probables
Date  Heure observations
Banwa Solenzo 15/04   Dédougou 15/04
 18 h
 Médias à Solenzo
Kossi       Nouna 16/04  9 h  
Sourou       Tougan 16/04  14 h  
Nayala       Toma 16/04  16 h  Médias à Toma
Kouritenga Pouytenga
18/04
10 h
       Médias à Pouytenga
Ganzourgou Zorgho 19/04 10 h        
Balé Boromo 20/04 10 h        Médias à Boromo
Tuy Houndé 20/04 10 h        Médias à Houndé
Houët Bobo (Padema) 20/04 18 h        Médias à Bobo (Padéma)
Kénédougou Orodara 21/04  10 h        
 Léraba  Sindou  21/04  14 h        Médias à Niangoloko
 Comoé  Niangoloko  21/04  16 h        Médias à Tenkodogo
 Koulpelogo  Ouaragaye  23/04  14 h  Tenkodogo  23/04  10h  
 Bam  Kongoussi  25/04  10 h  Djibo  25/04 15h   
 Gnagna  Bogandé  29/04  11 h  Kaya  29/04  15h  Médias à Kaya
 Poni  Gaoua (Nako)  01/05  17 h         Médias à Gaoua (Nako)
 Ioba        Dano  01/05  9h  
 Bougouriba        Diébougou  01/05  11h  
 Boulkiemde  Koudougou 02/05  9h      
 Médias à Koudougou
 Sanguié        Réo  02/05  11h  
 Kadiogo  Ouaga 03/05  15h        Médias à Ouaga
 Passoré  Yako  04/05  9h  Gourcy
 04/05  12h  Médias à Yako
 Yatenga        Ouahigouya  04/05  16h  Médias
Ouahigouya




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