BILLET
MESSAGE DES EVEQUES DU BURKINA
UN PEU COURT
MAIS C’EST DEJA ÇA !
Les
Evêques du Burkina ont adressé, à
la veille des élections, un Message qui n’est
pas passé inaperçu. C’est toujours
comme ça quand une question touche aux préoccupations
majeures des Burkinabé et qu’elle émane
de ces hommes d’Eglise !
Certains
ne tarissent pas d’éloges pour ce message
Ils l’apprécient tout d’abord parce
qu’il opère un recentrage du rôle
du député (plutôt galvaudé
par ces temps qui courent) et se réjouissent
de voir l’Eglise replacer les choses dans leur
contexte : « Contrairement à ce qu’on
nous fait croire pendant les campagnes électorales,
les députés n’ont pas pour rôle
de construire ni des barrages ni des routes, ni des
écoles ou des maternités. Ils n’ont
pas non plus pour rôle d’assister ou de
financer des baptêmes, des funérailles
ou des mariages ». Voilà qui est bien dit
!
Mais ce n’est pas tout. Ceux qui se félicitent
de l’initiative des Evêques relèvent
que, loin de rejoindre la meute pour casser du politique,
ils trouvent que si, comme partout, il y a des moutons
noirs dans ce domaine, l’activité politique
est noble pour ceux qui l’exercent avec honnêteté,
et aux Evêques d’encourager les fidèles
à s’intéresser aux choses de leur
cité car c’est au peuple conscient, informé,
sensibilisé, qu’il revient de construire
les institutions résistantes et qui permettent
le développement de la collectivité dans
la cohésion. Pour l’Eglise donc, faire
de la politique, c’est s’engager pour l’un
des meilleurs services que l’on peut rendre à
la Nation. « C’est pourquoi nous invitons
et encourageons tous les chrétiens à exercer
leur devoir politique, et ceux qui en ont la capacité,
à s’y engager ».
Enfin, s’ils s’en trouvent pour se réjouir
du Message des hommes de Dieu, c’est dans son
aspect qui met l’accent sur la probité,
sur la loyauté du scrutin. Les Evêques,
en effet, répercutent un sentiment largement
partagé. « Nous devons être à
l’écoute de notre conscience pour combattre
et dénoncer les fraudes électorales, la
corruption, le mensonge et toutes autres manœuvres
de nature à entacher la régularité
et la transparence du scrutin ».
Voilà donc en soi un message qui tombe à
pic quand on voit toutes les plaintes qui entourent
les scrutins au Burkina Faso et le malaise ambiant par
rapport à l’élection en cours.
La sortie des Evêques est de ce point de vue,
pourrait-on dire, le reflet d’une vérité
et d’une attente. Le reflet d’une vérité
parce que notre démocratie est atteinte par de
multiples maux, qu’elle est en rade. Le reflet
d’une attente parce que beaucoup de Burkinabé
désespéraient de voir venir des dénonciations
de la part des forces morales, religieuses et intellectuelles
de notre pays que l’on accusait à tort
ou à raison, d’avoir partie liée
avec le pouvoir.
Le message apparaît donc comme une amorce
positive.
Mais il y en a qui pensent que l’Eglise aurait
pu mieux faire. Pour ceux-là, les hommes de Dieu
auraient pu procéder à un meilleur diagnostic
du mal. Lorsque l’on visite la vie de nos institutions,
de nos mœurs politiques, quand on voit comment
les élections se déroulent, soutenues
par la fraude, la corruption, la violence…, que
l’on jette un regard sur le hold-up des organes
de l’Etat qui a permis de faire main basse sur
les richesses du pays et d’engager le pays dans
des aventures à l’extérieur, on
peut estimer que les Evêques sont passés
à côté de la plaque.
Par ailleurs, il n’y a jamais de mal qui soit
commis sans responsable. Ici, on a beau jouer les innocents,
on ne peut pas ignorer que c’est le pouvoir qui
a en charge la conduite des affaires de la nation, qui
est au premier chef comptable des dérapages que
l’on constate dans le pays. Lorsqu’ici,
en plus, les gouvernants interviennent massivement dans
le dérèglement des institutions, dans
les actions qui nuisent à la justice, aux libertés,
à la cohésion sociale et nationale, on
ne peut pas objectivement, se taire sur leurs responsabilités.
Là aussi, et plus que sur la question du diagnostic,
les Evêques ont gardé bouche cousue.
Enfin, pour les médications, ils auraient pu
aller au fond des choses et reconnaître que l’usure
du pouvoir est telle que l’alternance est devenue
une nécessité vitale. Même s’ils
ne vont pas aussi loin, ils auraient pu dire un mot
sur l’absence de dialogue démocratique,
de gestion équilibrée des opinions dans
les médias d’Etat, sur la monopolisation
des secteurs clé de l’économie par
une famille, un clan, sur l’instrumentalisation
de la justice…
Et c’est à juste titre que ceux qui estiment
un peu court le message, sont tentés de le remiser
tout simplement au placard. Mais on peu dire que c’est
déjà ça et c’est finalement
ainsi que l’opinion reçoit en général
l’adresse des Evêques à un tel point
qu’ils se sentiraient encouragés à
plus de critiques vis-à-vis du pouvoir, estimant
que ce n’est pas pour rien que les Evêques
si prudents, ont osé adopter un tel ton.
CY
CHRONOGRAMME
DES ACTIVITES DE L’UNIR/MS
Sous
réserve de modifications dont nous serions informés,
l’Union pour la Renaissance/Mouvement Sankariste
(UNIR/MS) a organisé ainsi qu’il suit ses
manifestations pour cette campagne électorale.
Province
|
Localité
|
Date |
Heure |
Escales
probables
|
Date |
Heure |
observations |
| Banwa |
Solenzo |
15/04 |
|
Dédougou |
15/04
|
18
h
|
Médias
à Solenzo |
| Kossi |
|
|
|
Nouna |
16/04 |
9
h |
|
| Sourou |
|
|
|
Tougan |
16/04 |
14
h |
|
| Nayala |
|
|
|
Toma |
16/04 |
16
h |
Médias
à Toma |
| Kouritenga |
Pouytenga
|
18/04
|
10
h
|
|
|
|
Médias
à Pouytenga |
| Ganzourgou |
Zorgho |
19/04 |
10
h |
|
|
|
|
| Balé |
Boromo |
20/04 |
10
h |
|
|
|
Médias
à Boromo |
| Tuy |
Houndé |
20/04 |
10
h |
|
|
|
Médias
à Houndé |
| Houët |
Bobo
(Padema) |
20/04 |
18
h |
|
|
|
Médias
à Bobo (Padéma) |
| Kénédougou |
Orodara |
21/04 |
10
h |
|
|
|
|
| Léraba |
Sindou |
21/04 |
14
h |
|
|
|
Médias
à Niangoloko |
| Comoé |
Niangoloko |
21/04 |
16
h |
|
|
|
Médias
à Tenkodogo |
| Koulpelogo |
Ouaragaye |
23/04 |
14
h |
Tenkodogo |
23/04 |
10h |
|
| Bam |
Kongoussi |
25/04 |
10
h |
Djibo |
25/04 |
15h |
|
| Gnagna |
Bogandé |
29/04 |
11
h |
Kaya |
29/04 |
15h |
Médias
à Kaya |
| Poni |
Gaoua
(Nako) |
01/05 |
17
h |
|
|
|
Médias
à Gaoua (Nako) |
| Ioba |
|
|
|
Dano |
01/05 |
9h |
|
| Bougouriba |
|
|
|
Diébougou |
01/05 |
11h |
|
| Boulkiemde |
Koudougou
|
02/05 |
9h |
|
|
|
Médias
à Koudougou |
| Sanguié |
|
|
|
Réo |
02/05 |
11h |
|
| Kadiogo |
Ouaga |
03/05 |
15h |
|
|
|
Médias
à Ouaga |
| Passoré |
Yako |
04/05 |
9h |
Gourcy
|
04/05 |
12h |
Médias
à Yako |
| Yatenga |
|
|
|
Ouahigouya |
04/05 |
16h |
Médias
Ouahigouya |