Mise à jour le 11/03/2007
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San Finna N°404 du 12 au 18 Mars 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"

  

A vue de monde

1er ATELIER SOUS REGIONAL DE FORMATION A L’EDUCATION AU PATRIMOINE MONDIAL EN AFRIQUE DE L’OUEST FRANCOPHONE

Du 19 au 23 février 2007, s’est déroulé dans la cité royale d’Abomey au Bénin, le 1er atelier sous régional de formation à l’éducation au Patrimoine mondial –CPM en collaboration avec le Bureau Régional pour l’Education en Afrique – BREDA et la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO–CNBU.

Cette rencontre qui a regroupé une quarantaine de participants venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et du Bénin, avait comme objectifs :

- établir des liens entre écoles, étudiants et professeurs des pays participants, sur les questions relatives à la conservation du patrimoine mondial

- initier les élèves et étudiants à la conservation et à la promotion du patrimoine matériel et immatériel

- renforcer les capacités des formateurs et éducateurs des pays participants dans la conservation et la promotion du patrimoine national et mondial

- renforcer les capacités des formateurs ou éducateurs dans l’élaboration de programmes scolaires en matière de promotion de patrimoine matériel et immatériel.

Pour ce faire, un kit pédagogique « le patrimoine mondial entre les mains des jeunes », destiné aux enseignants, a été produit en 1999 grâce au projet spécial « Préparation des jeunes à la promotion et à la préservation du patrimoine mondial » lancé en 1994 par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, et cela par l’intermédiaire du réseau du Système des Ecoles associées de l’UNESCO (réSEAU). Ce manuel est devenu pour les enseignants, un outil précieux pour sensibiliser les jeunes à l’importance de la préservation de leur patrimoine local, national et mondial, pour leur inculquer les connaissances indispensables dans ce domaine et les engager à poursuivre cet effort tout au long de leur vie. C’est dire que l’éducation au patrimoine mondial favorise la réaffirmation de l’identité, le respect mutuels, le dialogue, l’unité dans la diversité, la solidarité et une interaction positive entre les cultures du monde.

L’introduction de l’enseignement dans la conservation et la préservation du patrimoine local, national ou mondial dans le programme scolaire de chaque pays, après quelques expérimentations faites à partir de certaines disciplines comme le français, l’anglais, la philosophie, s’est révélée possible dans une certaine mesure.

A l’issue des travaux, pour l’utilisation effective du kit pédagogique dans les systèmes éducatifs des pays suscités, les participants ont souligné la nécessité de le reprendre, vu des insuffisances de schématisation et d’orientation, et de l’adapter au contexte africain en y ajoutant des repères suffisamment distincts pour un meilleur apprentissage.

Cette innovation dans le système éducatif burkinabè permettra à la jeune génération de savoir ce qu’est un patrimoine (surtout ce que nous possédons comme patrimoine) et ce qu’il faut faire pour le conserver.


BGH


POINT DE VUE
YAYI BONI, DUR MAIS EXEMPLAIRE

Les Béninois, qui sont loin d’oublier les séquelles de la longévité politique de Mathieu Kérékou, ne cessent de tarir d’éloges pour leur sémillant président YAYI BONI, arrivé aux commandes par voie démocratique il y a seulement quelques mois.

En effet, à entendre certains Béninois, le président aussitôt installé, a immédiatement pris ses repères et a imprimé ses marques. Certaines habitudes cultivées peu recommandables, comme on le constate un peu partout en Afrique, qui se perpétuaient au grand désespoir de l’avenir même du Bénin, ont commencé à être dénoncées et sérieusement combattues. Le chef d’orchestre, le président YAYI BONI, a choisi de remettre ses compatriotes au travail. Des agents de la fonction publique béninoise, tout comme beaucoup d’autres en Afrique qui n’exécutent pas les tâches qui leur sont dévolues ou décident tout simplement de s’absenter sans aucune inquiétude, commencent à changer et à avoir plus de respect pour le service public. Le chef de l’Etat, en donnant l’exemple en se rendant tôt au bureau ou en faisant irruption dans certains services un peu partout dans le pays, a réussi à inciter les Béninois à donner le meilleur d’eux-mêmes pour ce pays des rois autrefois célèbres.

Pour d’autres faits, le président promoteur du changement, déterminé et convaincu de la lutte contre les maux qui minent son cher pays, a choisi de pratiquer la complaisance zéro. Dans cette lutte sans merci, mais pour le devenir du Bénin, les ministres Colette Houéto, Alexandre Kpédéti Dossou et Gaston Dossouhoui ont été limogés pour des raisons diverses notamment d’incompatibilité avec la gestion d’un Etat. Ce que beaucoup de nos chefs refuseraient de faire. Et c’est regrettable pour l’Afrique.

Le Bénin d’aujourd’hui est un vaste chantier. Cotonou par exemple, ville très accueillante, est un réel chantier ; les infrastructures routières rénovées suivant le standing international, les immeubles qui sortent de terre dans la cité sont l’expression du désir d’un réel changement. La population ne cesse de remercier Dieu pour leur avoir envoyé un homme soucieux de l’avenir de son pays et non de celui de sa famille.

YAYI BONI fait partie de ceux dont l’Afrique a besoin pour un changement radical. Il sait ce que son peuple attend de lui et sait ce qu’il doit lui donner. En tant qu’homme averti, il appliquera une thérapie de choc, n’en déplaise à ses détracteurs. Il ne lui reste qu’à poursuivre sur cette lancée, avec le souci permanent de donner l’exemple quoi qu’il en coûte, de savoir se mettre au-dessus de la mêlée en toutes circonstances.

Guy Herman BAZEMO

 




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