San
Finna N°403 du
05 au 11 Mars 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
VISITE
DE LA MINISTRE FRANÇAISE BRIGITTE GIRARDIN
SUR FOND DE DIALOGUE INTER IVOIRIEN
Faisant
d’une pierre plusieurs coups : rendre visite aux
négociateurs dans le dialogue direct inter ivoirien,
humer l’air du FESPACO, assister à la réunion
du GTI à Abidjan, faire une escale en Guinée…,
Mme Brigitte Girardin, Ministre déléguée
à la Coopération et au développement,
était à Ouagadougou. Elle en a profité
le jeudi dernier, dans l’après-midi, à
la résidence de l’Ambassadeur de France au
Burkina Faso, pour s’entretenir un peu plus d’une
trentaine de minutes, avec la presse. Etaient présents
des confrères de la presse nationale mais aussi
ceux de la presse ivoirienne, très nombreux à
être « casernés » depuis un mois
dans le cadre du dialogue inter ivoirien supervisé
par le médiateur Blaise Compaoré.
La rencontre bien sûr, comme on pouvait s’y
attendre, a essentiellement tourné sur la crise
en Côte d’Ivoire et la tentative ouagalaise
de la résoudre, même si Madame la Ministre
s’attendait à des questions liées
au FESPACO 2007.
Après une brève introduction par laquelle
la Ministre a informé les journalistes des contacts
qu’elle a eus depuis son arrivée avec les
ministres des affaires étrangères et de
la sécurité, le chef de la rébellion
Guillaume Soro ainsi que le chef de l’Etat, les
échanges avec la presse ont démarré
avec entrain sur la crise ivoirienne.
Comme pour lever toute équivoque sur les intentions
souterraines que certains prêtent à la France
et pour attester que les autorités françaises
accordent leur aval à la médiation, Brigitte
Girardin a tenu d’entrée de jeu à
faire les précisions suivantes : La France soutient
fermement la médiation de Blaise Compaoré.
Son objectif est que la population ivoirienne puisse jouir
de son droit de choisir, dans la démocratie et
la transparence, son président...
A propos de cette rencontre avec Guillaume Soro avant
le président Gbagbo, une question lui a été
posée de savoir si cela répondait à
une logique ou à une question de calendrier. Elle
dira en substance de ne pas y voir un quelconque calcul
malintentionné mais plutôt des questions
de disponibilité de ses interlocuteurs. Elle en
a profité pour repréciser que la France
n’interfère pas dans cette médiation,
qu’elle n’y a pas de rôle particulier
et n’entend pas émettre le moindre avis sur
le dialogue inter ivoirien. Ce qui ne l’empêchera
pas d’apprécier le processus d’une
certaine façon en relevant que le dialogue direct
est pour le moment assez indirect puisqu’il n’y
a pas encore eu la rencontre des rencontres entre Gbagbo
et Soro. Elle poursuivra en faisant observer que le grand
atout de ce dialogue est qu’ « on va au fond
des choses, aux choses concrètes ».
A la question de savoir si les élections qui ont
été ramenées à octobre 2007
seront cette fois-ci respectées et si 8 mois permettront
de respecter une telle échéance dans la
transparence, Mme Girardin dira qu’il faudrait au
moins 11 mois pour pouvoir les organiser comme il faut
mais elle dit souhaiter un accord rapide qui permettrait
de débloquer la situation même si on peut
se donner 2 ou 3 mois de plus.
La crise guinéenne s’est invitée à
cette conférence et c’est là que la
Ministre a fait savoir qu’elle comptait passer à
Conakry après la réunion du GTI à
Abidjan, pour y rencontrer le nouvel homme du consensus
guinéen, Lansana Kouyaté.
Aux journalistes qui tenaient à ce qu’elle
dise un mot sur les affaires intérieures de la
France, notamment en ce qui concerne la campagne présidentielle,
elle a adopté la posture des fameux singes : je
n’ai rien dit, je n’ai rien vu, je n’ai
rien entendu !
Thierry
Nabyouré
MESSAGE
DE MECONTENTS DE OUAGA
Comme
cela nous arrive souvent sur les sujets les plus divers,
nous avons reçu sur notre boîte, un écrit
« coup de gueule » de personnes se disant
agents de la police municipale à Ouagadougou, et
qui interpellent avec des mots crus, le maire de la commune
de Ouagadougou. Pour être mécontentes, ces
personnes le sont puisqu’elles n’écartent
pas de prendre le macadam pour exprimer d’ une façon
qui devient maintenant commune, leur ras le bol.
Monsieur
le Maire de la commune de Ouagadougou.
Nous avons l'honneur de vous faire part de notre grand
mécontentement en ce qui concerne vos décisions
unilatérales et sans concertation de vos différents
responsables de services !
Le travail que vos braves agents de Police Municipale
abattent jours et nuits et qui fait votre fierté
partout où vous allez, doit être payé
à sa juste valeur.
Où allons-nous avec votre dictature en temps de
démocratie, votre gestion personnelle et personnalisée
des biens et matériel de la commune ? Nous regrettons
vos propos : « il y a l'argent à la mairie
mais pas pour les travailleurs ». .Pourquoi ?
Nous savons bien que c'est nous les agents d'exécution
qui sommes à la base de votre réussite .Une
mauvaise volonté ou quoi ?
Vous venez de vous acheter un nouveau véhicule;
vous avez fini votre construction à la Patte-d'oie
alors que nous sommes bloqués depuis 10 ans de
carrière sur une P50 et toujours dans des célibatorium
où vous nous exigez encore la taxe de résidence.
Pour vous, à chaque mandat son véhicule
et sa villa !
Monsieur le Maire, pourquoi avez-vous refusé les
indemnités de risque (30.000fr) que nos collègues
de la Police Nationale perçoivent?
Monsieur le Maire, pourquoi refusez-vous les indemnités
spécifiques de 15.000fr ?
Votre seul, ridicule et affreux motif est que nous sommes
des agents communaux.
Les termes sont clairs: Agent de POLICE Municipale est
bien différent de Agent municipale de POLICE. De
toute façon ce sont des biens qui ne resteront
que sur terre.
Vous infligez à vos braves et courageux travailleurs
du terrorisme financier et il est encore temps que vous
prenez note de la présente! Combien sont décédés
par manque de soins (manque d'argent) pendant que vous
au moindre mal, vous utilisez les fonds de la commune
pour des soins à l'extérieur ?
Mr le Maire de la commune, le mois de Mars est l'ultime
rendez-vous attendu comme promis en ce début d'année
en ce qui concerne les indemnités dont les agents
de police municipale doivent bénéficier.
Sachez que la date du lundi 26 mars 2007 est le délai
de notre soumise patience. Nous envisageons une observation
d'arrêt de travail ce jour au cas échéant
une marche sur l'hôtel de ville sera immédiate.
A vous mes très chers collègues, pour une
cause commune et pour de meilleures conditions de travail
et de vie, unissons-nous. On vous invite à plus
de solidarité et de mutuelle compréhension.
Au nom de la liberté d'expression, du droit à
de meilleures conditions de vie et de travail,
Monsieur le Maire de la commune, nous vous prions de bien
vouloir recevoir nos salutations distinguées.
Le mouvement:Travail dans l'Egalité, la Joie et
les Bonnes conditions.