Mise à jour le 04/03/2007
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San Finna N°403 du 05 au 11 Mars 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus" 

VISITE DE LA MINISTRE FRANÇAISE BRIGITTE GIRARDIN
SUR FOND DE DIALOGUE INTER IVOIRIEN

Faisant d’une pierre plusieurs coups : rendre visite aux négociateurs dans le dialogue direct inter ivoirien, humer l’air du FESPACO, assister à la réunion du GTI à Abidjan, faire une escale en Guinée…, Mme Brigitte Girardin, Ministre déléguée à la Coopération et au développement, était à Ouagadougou. Elle en a profité le jeudi dernier, dans l’après-midi, à la résidence de l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, pour s’entretenir un peu plus d’une trentaine de minutes, avec la presse. Etaient présents des confrères de la presse nationale mais aussi ceux de la presse ivoirienne, très nombreux à être « casernés » depuis un mois dans le cadre du dialogue inter ivoirien supervisé par le médiateur Blaise Compaoré.

La rencontre bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, a essentiellement tourné sur la crise en Côte d’Ivoire et la tentative ouagalaise de la résoudre, même si Madame la Ministre s’attendait à des questions liées au FESPACO 2007.

Après une brève introduction par laquelle la Ministre a informé les journalistes des contacts qu’elle a eus depuis son arrivée avec les ministres des affaires étrangères et de la sécurité, le chef de la rébellion Guillaume Soro ainsi que le chef de l’Etat, les échanges avec la presse ont démarré avec entrain sur la crise ivoirienne.

Comme pour lever toute équivoque sur les intentions souterraines que certains prêtent à la France et pour attester que les autorités françaises accordent leur aval à la médiation, Brigitte Girardin a tenu d’entrée de jeu à faire les précisions suivantes : La France soutient fermement la médiation de Blaise Compaoré. Son objectif est que la population ivoirienne puisse jouir de son droit de choisir, dans la démocratie et la transparence, son président...

A propos de cette rencontre avec Guillaume Soro avant le président Gbagbo, une question lui a été posée de savoir si cela répondait à une logique ou à une question de calendrier. Elle dira en substance de ne pas y voir un quelconque calcul malintentionné mais plutôt des questions de disponibilité de ses interlocuteurs. Elle en a profité pour repréciser que la France n’interfère pas dans cette médiation, qu’elle n’y a pas de rôle particulier et n’entend pas émettre le moindre avis sur le dialogue inter ivoirien. Ce qui ne l’empêchera pas d’apprécier le processus d’une certaine façon en relevant que le dialogue direct est pour le moment assez indirect puisqu’il n’y a pas encore eu la rencontre des rencontres entre Gbagbo et Soro. Elle poursuivra en faisant observer que le grand atout de ce dialogue est qu’ « on va au fond des choses, aux choses concrètes ».

A la question de savoir si les élections qui ont été ramenées à octobre 2007 seront cette fois-ci respectées et si 8 mois permettront de respecter une telle échéance dans la transparence, Mme Girardin dira qu’il faudrait au moins 11 mois pour pouvoir les organiser comme il faut mais elle dit souhaiter un accord rapide qui permettrait de débloquer la situation même si on peut se donner 2 ou 3 mois de plus.

La crise guinéenne s’est invitée à cette conférence et c’est là que la Ministre a fait savoir qu’elle comptait passer à Conakry après la réunion du GTI à Abidjan, pour y rencontrer le nouvel homme du consensus guinéen, Lansana Kouyaté.

Aux journalistes qui tenaient à ce qu’elle dise un mot sur les affaires intérieures de la France, notamment en ce qui concerne la campagne présidentielle, elle a adopté la posture des fameux singes : je n’ai rien dit, je n’ai rien vu, je n’ai rien entendu !

Thierry Nabyouré


MESSAGE DE MECONTENTS DE OUAGA

Comme cela nous arrive souvent sur les sujets les plus divers, nous avons reçu sur notre boîte, un écrit « coup de gueule » de personnes se disant agents de la police municipale à Ouagadougou, et qui interpellent avec des mots crus, le maire de la commune de Ouagadougou. Pour être mécontentes, ces personnes le sont puisqu’elles n’écartent pas de prendre le macadam pour exprimer d’ une façon qui devient maintenant commune, leur ras le bol.

Monsieur le Maire de la commune de Ouagadougou.

Nous avons l'honneur de vous faire part de notre grand mécontentement en ce qui concerne vos décisions unilatérales et sans concertation de vos différents responsables de services !

Le travail que vos braves agents de Police Municipale abattent jours et nuits et qui fait votre fierté partout où vous allez, doit être payé à sa juste valeur.

Où allons-nous avec votre dictature en temps de démocratie, votre gestion personnelle et personnalisée des biens et matériel de la commune ? Nous regrettons vos propos : « il y a l'argent à la mairie mais pas pour les travailleurs ». .Pourquoi ?

Nous savons bien que c'est nous les agents d'exécution qui sommes à la base de votre réussite .Une mauvaise volonté ou quoi ?

Vous venez de vous acheter un nouveau véhicule; vous avez fini votre construction à la Patte-d'oie alors que nous sommes bloqués depuis 10 ans de carrière sur une P50 et toujours dans des célibatorium où vous nous exigez encore la taxe de résidence. Pour vous, à chaque mandat son véhicule et sa villa !

Monsieur le Maire, pourquoi avez-vous refusé les indemnités de risque (30.000fr) que nos collègues de la Police Nationale perçoivent?

Monsieur le Maire, pourquoi refusez-vous les indemnités spécifiques de 15.000fr ?

Votre seul, ridicule et affreux motif est que nous sommes des agents communaux.

Les termes sont clairs: Agent de POLICE Municipale est bien différent de Agent municipale de POLICE. De toute façon ce sont des biens qui ne resteront que sur terre.

Vous infligez à vos braves et courageux travailleurs du terrorisme financier et il est encore temps que vous prenez note de la présente! Combien sont décédés par manque de soins (manque d'argent) pendant que vous au moindre mal, vous utilisez les fonds de la commune pour des soins à l'extérieur ?

Mr le Maire de la commune, le mois de Mars est l'ultime rendez-vous attendu comme promis en ce début d'année en ce qui concerne les indemnités dont les agents de police municipale doivent bénéficier. Sachez que la date du lundi 26 mars 2007 est le délai de notre soumise patience. Nous envisageons une observation d'arrêt de travail ce jour au cas échéant une marche sur l'hôtel de ville sera immédiate.

A vous mes très chers collègues, pour une cause commune et pour de meilleures conditions de travail et de vie, unissons-nous. On vous invite à plus de solidarité et de mutuelle compréhension. Au nom de la liberté d'expression, du droit à de meilleures conditions de vie et de travail,

Monsieur le Maire de la commune, nous vous prions de bien vouloir recevoir nos salutations distinguées.

Le mouvement:Travail dans l'Egalité, la Joie et les Bonnes conditions.

Ouaga le 02 mars 2007





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