FESPACO
2007
BOIS D’EBENE ET PETROLE DU BURKINA
Jeudi dernier, c’est le siège
du LIPTAKO GOURMA qui a été choisi par
le comité d’organisation de la 20 ème
édition du FESPACO pour une rencontre de bilan
avec la presse nationale et internationale. Rencontre
animée par le président dudit comité,
le délégué général
du FESPACO ainsi que le chargé de programme.
Nombreux, les journalistes présents n’ont
pas lésiné sur leur curiosité,
insistant pour des réponses claires et très
détaillées. Ainsi donc, sont passées
à la loupe, des questions relatives au budget
de la manifestation, les questions de sécurité,
de prise en charge des festivaliers… et celles
liées aux innovations même du FESTIVAL.
Les
bousculades de 2005
Lors de l’ouverture du dernier festival, on
se rappelle qu’ un malheureux évènement
avait eu lieu au stade du 4 Août. Une bousculade
avait entraîné la mort d’un homme
et fait de nombreux blessés. Le comité
d’organisation a tenu à rassurer les
Festivaliers que le dispositions ont été
d’ores et déjà prises pour éviter
de tels dérapages tout au long de la manifestation.
Toutefois, il n’a pas été dévoilé
le plan de sécurité. Le FESPACO 2007
sera présidé par le on ne peut plus
célèbre Manu Dibango, artiste et homme
de culture. Cet invité d‘honneur fêtera
dans le même temps ses 50 années de carrière
musicale.
Le FESPACO ou le pétrole du Faso
Les questions des journalistes ont trouvé des
réponses à l’exception d’une
seule qui a été esquivée par
les organisateurs - parmi eux, le délégué
général du FESPACO, Baba Hama- . celle
relative au budget de la manifestation. Monsieur Désiré
Konombo président du comité, au lieu
de dire le chiffre exact tel que voulu par les confrères,
est allé parler du FESPACO et de la culture
comme étant les seules richesses du pays, insistant
qu’il n’était pas nécessaire
de dévoiler ces chiffres. Il a d’ailleurs
par la suite été soutenu par Baba Hama,
qui lui a fini, face à l’insistance des
hommes de médias, a dévoilé la
chose : le Budget estimatif actuel serait d’après
lui de 939.022.000F.
A l’ouverture du festival, les burkinabé
ne verront pas comme ce fut le cas lors des dernières
éditions des artistes internationaux et de
grande renommée. La part belle selon le comité
en chef, sera réservée aux artistes
nationaux. Mais la présence d’une troupe
tahitienne viendra colorer davantage la manifestation.
Les films
Selon les organisateurs, les films étrangers
et nationaux sont en train d’être acheminés
au siège, mais pour l’heure le comité
dit n’avoir reçu qu’une petite
partie des films. Le comité espère entrer
en possession d’au moins 95% des films d’ici
au début du festival. Cela dit-il est dû
au fait que certains cinéastes présentent
actuellement leurs œuvres au niveau du festival
de Berlin et autres en cours. L’Etalon du Yennenga
(or) de cette année aura une valeur de 10 millions
de francs. L’Etalon d’argent, 5 millions
et celui de bronze sera doté d’une valeur
de 3 millions de francs. Ce qui on le sait reste toujours
frugal étant donné que les cinéastes
misent beaucoup plus pour leurs productions. Le caractère
symbolique du prix est néanmoins considérable.
Nuages
possibles avec des professionnels du Cinéma
marocain ?
C’est en surfant sur Internet que nous sommes
tombés sur un article de Libération
Casablanca du 5 février 2007, autour d’un
litige relatif à un film en compétition
pour le prochain FESPACO, qui pourrait même
amener les professionnels de cinéma marocains
à boycotter la prochaine manifestation cinématographique
chez nous. Il y aurait polémique « au
niveau de la compétition officielle pour le
long métrage » du film « La Vague
blanche » de Mohamed Ali Mejboud qui aurait
été retenu. Des professionnels du cinéma
marocain estimeraient que c’est un téléfilm
et qu’il n’a donc pas sa place dans la
compétition, même s’il est de qualité.
Nous avons interrogé monsieur Hama sur la question
à la fin de la conférence de presse
et celui-ci a tenu à dire qu’il n’y
a aucun nuage dans la relation entre sa structure
et les professionnels marocains, et que d’ailleurs
les critères de sélection des films
qui sont présentés au Fespaco ne sont
pas régis par les Marocains. Il dira que pour
l’instant les conditions de tournage des films
ne font pas partie des critères de sélection
des films à accepter par le Fespaco. Il nous
précisera que plusieurs films, qui sont déjà
passés et qui sont programmés pour la
présente édition, ont été
tournés en HD (mode vidéo).
Bala
Sibiri