| LES
NATIONS UNIES, EN CREANT DES CONTINGENTS FEMININS,
ONT TIRE A COTE
Avec
cette manie de vouloir, coûte que coûte,
mettre à niveau les hommes et les femmes,
on aboutira à des situations des plus cocasses,
des plus dangereuses pour les femmes elles-mêmes.
Le danger pourrait justement venir de la création
de ce premier contingent féminin qu’on
expédie dans un pays à risque comme
le Liberia pour maintenir la paix et l’ordre.
Les femmes seront nécessairement mises devant
les situations les plus dangereuses, en contact
avec des criminels, des délinquants, des
multi récidivistes qui ont fait leurs armes
aux côtés des chefs de guerre les plus
sanguinaires qui soient. Elles courent le risque
de la contamination. On ne peut pas dire qu’au
Liberia, le milieu soit guéri des criminalités
nées de la guerre. Les femmes pourraient
être happées, de gré ou de force,
dans certains commerces illégaux, intéressant
notamment le sexe. On a vu comment en Irak, la soldate
américaine Lynndie Englande, femme sans problèmes,
une fois plongée dans l’univers de
violence irakien et au contact de militaires hommes,
a été prise dans le cycle infernal
de la dépravation ; personne n’oubliera
les photos monstrueuses la montrant au monde entier
tenir un prisonnier en laisse, entourée d’autres
prisonniers dénudés. Mais les femmes
des contingents pourraient aussi apparaître
comme des proies convoitées par plusieurs
prédateurs. D’abord, de certains éléments
des contingents masculins envoyés en mission
de pacification et souvent placés dans des
situations de privations sexuelles qui les amènent,
lorsque la pression est trop forte, à s’épancher
sur les populations locales. On ne compte plus maintenant
des exemples de ce genre dont les médias
se sont fait l’écho et qui font ou
non l’objet de poursuites au plan judiciaire.
Ensuite, les femmes peuvent être convoitées
non seulement par les forces de l’ordre au
Liberia (qui comprennent des éléments
de la rébellion reversée en leur sein
n’ayant pas abandonné certaines habitudes
acquises dans le maquis), elles peuvent aussi être
agressées par les mercenaires et autres combattants
désarmés, démobilisés,
non intégrés dans les forces de défense
et de sécurité nationale et qui continuent
à sévir dans bien des contrées
du pays. Les exactions contre les femmes sont monnaie
courante, même sur celles qui ne font pas
partie des contingents de la paix. Jeune Afrique
N° 2403 du 28 janvier dernier, vient de rapporter
qu’au Darfour, « une Française
travaillant pour Action contre la faim avait été
violée lors d’une attaque du camp de
Gereida, près d’el-Fasher ».
Et puis, jusqu’à aujourd’hui
en tout cas, entre un homme et une femme aguerris
tous deux au métier des armes, il n’y
a pas match : la femme n’a pas encore rejoint
l’homme au plan de la force physique ! A la
vérité, il y a bien d’autres
domaines où l’on gagnerait à
mieux valoriser les femmes que celui-ci !
TOMY.
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LA
CREATION DE CONTINGENTS FEMININS EST UNE CHOSE A
FELICITER
Pour
une fois au moins, on peut dire que les Nations
Unies ont joint l’acte à la parole
avec la création de tels contingents. On
a critiqué l’organisation mondiale
sur ses résolutions, ses proclamations, ses
grandes rencontres qui se terminent quasiment toujours
en queue de poisson sinon en échec. Cette
fois, il faut reconnaître que l’ONU
a fait du bon boulot. La promotion de la femme ne
doit pas se faire de façon sélective.
S’il doit y avoir l’égalité
des chances entre elle et l’homme, il faut
aussi qu’il y ait égalité des
risques. Des contingents de femmes au Liberia, qu’y
a-t-il d’anormal à cela ? N’est-ce
pas du reste dans ce pays que l’on trouve
une femme ayant accepté de prendre le risque
d’assumer les charges de chef d’Etat
? Et aussi dans ce pays que les forces de police
au Liberia sont sous le commandement d'une femme,
Munah Sieh pour ne pas la citer ? On peut même
espérer que sur le théâtre des
opérations, elles réussissent mieux
que les hommes. Les populations leur feront certainement
meilleur accueil qu’aux hommes ; elles seront
plus regardantes pour les intérêts
de ces populations plutôt que pour les leurs
propres, et surtout elles seront moins tentées
par les violences multiples et les déprédations
dont les hommes qui composent les contingents, donnent
souvent le triste exemple. On ne peut pas en effet
imaginer des femmes qui connaissent ce que c’est
que la maternité, se mettre à commettre
toutes ces horreurs, en particulier commettre des
exactions sur des enfants. Elles pourront contribuer
à faire baisser non seulement les violences
mais aussi le discrédit qui rejaillit sur
les Nations Unies avec toutes ces affaires de mœurs
des contingents masculins. C’est avec justesse
que le site www.afrik.com du 31/01/2007 a titré
sur les femmes casques bleus au Libéria le
sentiment qu’on en a en général
: « Elles seraient plus accessibles et moins
menaçantes pour la population ». Et
puis, franchement, s’il y a des femmes astronautes,
pilotes de chasse, catcheuses, policières
et même enrôlées dans des troupes
de combat, pourquoi ne pas envisager qu’elles
puissent valablement opérer dans des cas
d’interposition qui sont tout de même
un cran en dessous de l’engagement armé
? A elles, qui en plus ont reçu les mêmes
formations que les hommes, de montrer sur le terrain
leurs compétences, leur sérieux (comme
elles l’ont fait au Cachemire entre autres)
afin de mériter cette décision des
Nations Unies.
TOZI.
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