| L’EDIFICATION
DE LA STATUE POUR LES PROSTITUEES EST COURAGEUSE
ET JUSTE
Lorsque
l’on voit cette statue représentant
une femme debout sur le pas d’une porte, sûre
d’elle, les mains sur les hanches, le regard
tourné de biais vers le ciel, on est d’abord
frappé par le respect simple qui s’en
dégage. Cette statue nous force à
aller au-delà de nos stéréotypes,
de certains de nos conditionnements sociaux pour
ne voir que la Femme. Il faut donc dire que c’est
d’abord une réussite artistique. Ensuite,
c’est bien pensé que les Hollandais,
qui sont souvent en avance sur leur temps (c’est
ainsi que la nature les a créés),
aient décidé d’édifier
une statue de bronze en hommage aux prostituées
femmes du monde entier car la prostitution, il faut
la considérer dans les faits comme un métier,
et la réhabiliter en tant que plus vieux
métier du monde. Il est vrai que cela suppose
que l’on franchisse des murs séculaires
de sexisme, de prévention érigés
notamment par les valeurs sociales, coutumières
ou religieuses en véritable dogme et qui,
on le voit, peuvent apparaître infranchissables.
Mais à l’époque où la
question Genre est élevée en priorité
internationale et de plus en plus abordée
sans subjectivisme, il convient de réaliser
ces mutations fondamentales pour arriver à
ne voir que la femme dans la prostituée ;
la femme qui n’exerce ce métier que
parce qu’elle n’a rien trouvé
d’autre à faire pour gagner sa vie,
subvenir aux besoins de sa famille. Combien de reportages,
d’études ne montrent-ils pas en effet
que c’est le plus souvent « contraintes
et forcées » (comme le chantait Reggiani)
que ces femmes sont amenées à «
relever leurs jupons » ? Mais même si
ces femmes exercent en toute liberté, en
toute conscience, cette profession parce qu’elles
estiment que c’est le moyen pour elles d’atteindre
un objectif précis, voire même parce
qu’elles aiment cette profession comme un
avocat aimerait la plaidoirie, un artiste la peinture,
un sportif le football…, pourquoi leur en
dénier le droit et aller même jusqu’à
leur refuser toute humanité ? Et puis, a-t-on
pensé à tous ces hommes esseulés
ou que la nature a défavorisés, qui
sans le secours des prostituées, pourraient
être conduits à épancher leur
libido en portant atteinte à l’ordre
social ? Les Hollandais, encore une fois, n’ont
commis peut-être que le tort d’avoir
raison très tôt !
TOMY. |
LA
REALISATION DE CETTE STATUE EN HOMMAGE AUX PROSTITUEES
EST UNE PRIME A LA DEPRAVATION
C’est
vrai que c’est de la partie nord de l’Europe
que viennent très souvent les révolutions
dans les mœurs. Qu’il s’agisse
des questions de sexe, d’avortement, de drogues,
d’homosexualité.., c’est dans
ces pays nordiques que la tendance est souvent partie
pour déferler sur le monde. En matière
de prostitution, il n’est pas étonnant,
lorsqu’on voit toutes les services et habitudes
qui se créent autour de cette activité,
qu’on en soit aujourd’hui à ériger
une statue pour magnifier la prostitution. Mais
ce ne sont pas toutes les innovations qui sont bonnes.
On peut même dire aujourd’hui que d’avoir
suivi sans sélection, sans tempérament,
certains exemples venus du Nord, le monde en subit
les contrecoup à travers cette chute des
valeurs éthiques et morales, cette augmentation
de maladies sociales qui déstabilisent les
familles et les sociétés. Ce n’est
pas en tout cas Simon Compaoré, qui mène
une lutte épique contre la prostitution au
Faso, qui applaudira à tout rompre à
l’érection de cette statue pour les
prostituées du monde entier. Loin de consacrer
la liberté de la femme, de la restituer dans
ses droits, elle la dévalorise, tout comme
cette pratique qui consiste à exposer ces
femmes dans des vitrines, comme des mets à
l’appétit vorace des mâles. Avec
cette statue, on va au bout du renversement des
valeurs sociales et si on n’y prend garde,
demain, ce sont des filières éducatives
spécialisées qui seront créées
pour bien apprendre et mieux faire connaître
la prostitution. On ouvre une boîte de Pandore
très dangereuse car jusqu’où
n’ira-t-on pas, à ce rythme-là
? Pourquoi ne pas reconnaître demain que les
coupeurs de route exercent aussi une profession,
les malheureux ? C’est pas toujours de gaieté
de cœur qu’on devient un coupeur de routes,
c’est souvent parce qu’on n’a
pas d’autres moyens pour gagner sa pitance.
On peut même être coupeur de routes
parce que c’est un métier à
travers lequel on se réalise pleinement.
Il n’y aura pas de limites. On ira même
jusqu’à ériger des monuments
aux bourreaux et pourquoi pas pour les terroristes
comme Ben Laden. Il faut très vite une pétition
dans le monde entier pour amener les Hollandais
à revenir sur cette réalisation d’autant
plus choquante qu’elle s’est faite au
nom des prostituées du monde entier, sans
avoir requis l’avis de tous les gouvernements
du monde.
TOZI.
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