*
La Chine Populaire dispose d’une arme antisatellite
et loin de s’en cacher, le confirme publiquement
! Ca ne plaît pas du tout aux USA et à
la Russie qui étaient les seules à en
disposer. Eh bien, il faudra s’y habituer car
la Chine n’est ni la Corée du Nord, ni
l’Iran !
* San Finna ne s’est quasiment pas trompé
: dans le dossier François Compaoré
contre L’Evènement, en dehors de l’amende
sur laquelle nous ne nous étions pas attardés,
il y eut comme prévu une condamnation avec
sursis. Elle a été de 3 mois, et comme
il fallait s’y attendre, nos confrères
ont immédiatement relevé appel de la
décision.
* Au Faso, on assiste à une hausse anormale
des loyers. L’explication ? Certainement la
construction de ces quasis châteaux à
Ouaga 2000 dont les propriétaires ont imposé
des loyers atteignant facilement 1, 5 million FCFA
par mois ! Du coup, tous les propriétaires
ont augmenté les loyers, même s’ils
ne possèdent que des bicoques. On parle d’une
augmentation allant, dans certains cas, jusqu’à
50 %. Voici donc une conséquence très
dommageable pour les gens d’en bas, de cette
folie locative des nouveaux propriétaires de
Ouaga 2000.
* Le 25 janvier passé, comme pour répondre
au Docteur Bidima qui le réclamait, le Procureur
du Faso Adama Sagnon et le Procureur général
Abdoulaye Barry, ont donné une conférence
de presse autour des déclarations de Moïse
Ouédraogo, petit frère du regretté
David Ouédraogo, décédé
comme on sait, pour dire que qu’on ne rouvrira
pas le dossier Zongo car les déclarations dudit
Moïse ne sont pas crédibles. C’est
une conférence de presse qui n’a pas
surpris comme n’ont pas surpris les non-lieux
dans le dossier Norbert Zongo, la condamnation de
l’Evènement. C’est toujours la
même logique : ne pas laisser la moindre chance
à la réouverture du dossier, à
la mise en cause de François Compaoré.
Tenez donc : ce serait la brèche qui pourrait
emporter le régime et ses soutiens. Mais c’est
encore et surtout une preuve de plus qu’il n’y
a pas de justice indépendante au Faso !
* A Bobo-Dioulasso le 25 janvier dernier, Laurent
Gbagbo a frappé par la subtilité de
ses propos, retransmis depuis en boucle par Africa
N° 1 : «Que la paix revienne pour la Côte
d’ivoire et pour la sous région. Ce qui
est arrivé à la côte d’Ivoire
a édifié tout le monde ; c’est
l’occasion vraiment de dire ‘plus jamais
ça’, et plus jamais personne n’ira
jouer au pyromane après ça. Je fais
confiance à la CEDEAO dont Blaise Compaoré
a été nommé Président
». Faut pas croire !
* Justement sur le sujet de la vigilance, après
l’attaque meurtrière des postes frontaliers
de Noé (170 km au Sud-Est d’Abidjan),
survenue en pleine dynamique nationale et internationale
de dialogue inter ivoirien, voilà qu’aurait
été arrêté, selon le Matin
d’Abidjan du 25 janvier dernier, un gendarme
français avec un barda des plus suspects. De
là à alimenter le camp de ceux qui recommandent
au président Gbagbo d’être très
vigilant pour ne pas qu’on fasse de la facilitation,
un couteau derrière le dos, il n’y a
pas loin ! Mais comme on dit que l’Homme de
Mama a des yeux derrière la nuque, il sera
donc difficile de lui faire un enfant dans le dos
!
* Le pouvoir aujourd’hui s’accroche à
ces élections législatives en disant
en quelque sorte qu’ « il faut rester
dans la légalité », continuer
à témoigner que la démocratie
au Faso est un long fleuve tranquille. Comme tout
le monde veut manger, il espère qu’en
dépit de quelque grogne de circonstance, il
finira par imposer une fois de plus, un scrutin bidouillé
contre quelques strapontins à l’opposition.
Pourtant, le calendrier électoral en 2005 a
été inversé par le pouvoir et
ça ne l’a pas gêné : les
municipales devaient avoir lieu en septembre 2005
et ont été reculées pour laisser
passer la présidentielle ; pire, il y eut encore
deux reports de ces élections municipales !
Aujourd’hui, le pouvoir devrait accepter le
report de ces élections de mai 2007, eu égard
à la grogne généralisée
de l’opposition à qui aucune mesure de
transparence n’a été accordée,
à qui le pouvoir a imposé unilatéralement
le retour à un mode de scrutin exécré
pour permettre à ce pouvoir de faire le «Tuk
guili » électoral ! Ceci avec une CENI
plus que jamais discréditée et aux ordres
! Plus grave, la loi a décidé que les
élections se déroulent à la proportionnelle
au Burkina Faso. Or, avec un seul député
retenu dans 15 circonscriptions, cette proportionnelle
est battue en brèche. Il y a violation de la
loi. Comme le pouvoir n’en est pas à
sa première violation de la loi, même
suprême, alors il « tampille » comme
aurait dit Norbert Zongo. Les élections au
Burkina Faso, c’est plus que jamais des élections
« ouya ouya » qui vous font perdre votre
temps, votre argent !
* La semaine dernière, nous nous demandions
quand est-ce que le pouvoir diminuerait le prix des
produits pétroliers puisque le baril est passé
sous la barre des 50 dollars. Eh bien, le Père
Balemans, dans la rubrique « Droit dans les
yeux » qu’il anime dans le Pays, en a
parlé dans son article intitulé «
Un président ne peut pas tout savoir »,
publié le 23 janvier 2007 : « Fin septembre
2006, les syndicats ont obtenu une baisse du prix
de l’essence de 87 f mais vu la baisse de prix
de pétrole depuis juin 2006, cette baisse aurait
dû être de 163 fcfa et on parle quand
même de dialogue fécond. Mieux vaut dire
: être roulé dans la farine ».
Rien ne vaut les chiffres effectivement ! Merci Père
Balemans. Syndicalistes, à bon entendeur, salut
!
* Comme relevé dans notre article de la semaine
intitulé «Impasse annoncée de
la gouvernance nationale Interrogations sur les voies
de sortie de crise », et qui posait la question
d’un « congé du chef de l’Etat
burkinabé », le sujet est au cœur
de l’actualité puisque les partis d’opposition
viennent en ce mois de janvier 2007, de demander le
départ du chef de l’Etat. Au point où
on en est, chacun pense que le Collectif ne pourra
que se prononcer dans ce sens. La date du 03 février,
retenue pour ses manifestations notamment dans le
dossier Zongo, serait l’occasion idéale
de reprendre en écho cet appel plus qu’opportun
des politiques ! Il est grand temps maintenant de
faire entendre maintenant un «Trop c’est
trop » global, qui vise la gouvernance générale.
* Le Sommet France/Afrique prévu en février
à Cannes (ville choisie, dit-on, par ces premières
Dames africaines pour cause de climat plus clément)
est loin de faire l’unanimité. Beaucoup
pensent que ce sera le dernier sommet du genre puisque
Chirac semble bel et bien partant !
* La célèbre association SURVIE vient
de publier une déclaration sur la situation
en Guinée. Extraits : « Nous demandons
à la France, qui soutient inconsidérément
le pouvoir discrédité de Lansana Conté,
de ne pas faire obstacle aux légitimes aspirations
du peuple guinéen à la démocratie.
Nous demandons notamment qu’elle cesse toute
coopération avec la Guinée dans les
domaines régaliens tel que l’assistance
militaire technique et l’aide à la Gendarmerie,
tant que l’Etat guinéen n’aura
pas mis en place un système de gouvernance
démocratique et instauré l’Etat
de droit ».
* Sur la chaîne dite du plaisir partagé,
on a raconté l’histoire de cette femme
qui se dit munie d’un sixième sens qui
lui permet de débusquer les délinquants
et autres coupables de méfaits que la justice
peine à épingler, et la télévision
a donc montré comment le Ministre de la justice
Badini a fait restituer manu militari à la
prophétesse son matériel de travail,
saisi par les forces de l’ordre qui ne supportent
pas cette concurrence déloyale, pire ce camouflet.
Nous y reviendrons dans un deux sons de cloche appropriés
tant les opinions sont partagées sur le sujet!
* Kaddafi persiste et signe. Certains diront qu’il
est un idéaliste invétéré,
perclus dans son nuage mais il n’empêche
qu’il est revenu à la charge à
l’occasion de la dernière réunion
du CENSAD, en préconisant de débattre,
au prochain sommet de l’UA, de la mise en place
d’ un gouvernement africain. Il ne s’est
pas trouvé, parmi la brochette de chefs d’Etat
présents, pour glisser un discret et ferme
conseil « vous devriez peut-être éviter
d’évoquer un tel sujet qui n’est
pas du tout d’actualité pour des chefs
d’Etat qui n’entendent pas renoncer à
leurs prérogatives mais qui, comme nous, n’osent
pas vous le dire pour ne pas vous déplaire
» !
* Dans notre dernier numéro (N° 397), nous
nous sommes demandé si Agathe Habyarimana,
qui venait de voir sa demande d’asile rejetée
en France, était un « agneau sacrificiel
de la raison d’Etat » ou « une simple
repêchée de l’histoire ».
Dans l’article, nous faisions état de
la protestation de la veuve Habyarimana qui ne mettait
cependant pas en cause l’Office français
de protection des réfugiés et apatrides
(OFPRA). Comme une réponse du berger à
la bergère, nous avons eu communication d’une
réaction des enfants de feu Juvénal
Habyarimana. Ils ne sont pas contents, c’est
le moins qu’on puisse dire, et ils le font savoir
haut et fort à travers un communiqué
du 23 janvier pour diffusion immédiate, dont
nous vous livrons quelques passages : « .. Comment
l’OFPRA peut-il reprendre les calomnies de ses
détracteurs et les aider à remuer le
couteau dans une plaie encore fraîche ? En refusant
de lui octroyer le statut de réfugiée,
l’OFPRA prend partie et s’associe à
ses détracteurs, qui lancent des accusations
non vérifiées. Une telle attitude est-elle
acceptable dans un pays comme la France qui jouit,
à juste titre, d’une réputation
multiséculaire de terre d’asile par excellence
? » Et ils affirment : « Ce génocide,
nous ne le dirons pas assez, a été planifié
par ceux qui ont envahi le Rwanda en 1990, ont assassiné
le Président le 6 avril 1994, ont installé
un régime tyrannique au Rwanda et continuent
de massacrer et maltraiter la population ».
Ils rappellent que « Le général
Kagame, qui a récemment fait comprendre que
son intention première était d’éliminer
physiquement le président Habyarimana, est
au centre de la planification et l’exécution
de ce génocide ». De la façon
la plus ferme, les enfants dénoncent «
avec la dernière énergie toute tentative,
fut-ce par des moyens judiciaires, de travestir la
vérité sur la tragédie rwandaise
en vue de couvrir les criminels et de condamner les
victime ». La suite au prochain numéro,
comme on dit !
* Nous avons reçu, concernant le même
article, un mail d’un de nos lecteurs qui nous
a demandé de faire deux petites rectifications.
Il nous a précisé que l’avion
abattu n’était pas un Boeing mais un
Falcon 50 et que le président burundais, décédé
avec le président Habyarimana s’appelait
Cyprien Ntaryamira et non Melchior Ndadaye. Merci
Monsieur Jean-Jacques.
* « Burkina Faso : La filière coton au
bord de l’asphyxie » : c’est le
titre d’un article du journal ivoirien «
Le Temps » du 25 janvier 2007 qui explique que
«La filière coton au Burkina Faso, premier
producteur africain, est au bord de l'asphyxie en
raison de la chute des prix mondiaux et désormais
les sociétés cotonnières nationales
ne peuvent même plus payer les producteurs de
ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest ». L’article
reprend les propos de François Traoré,
président des producteurs de coton, repris
par l’AFP, le mercredi passé : "Les
sociétés de coton sont insolvables,
aucune n'a encore versé le moindre centime
aux paysans qui leur ont vendu toute leur production
de la campagne".
* Selon Panapress du 25 janvier 2007, «Un Nigérian,
Jelani Aliyu, a fait une découverte capitale
pour l’industrie automobile aux Etats-Unis,
en concevant une voiture électrique ultramoderne,
un ‘Chevy Volt’ décrite comme une
‘Révolution américaine’,
indique un communiqué de General Motors (GM),
le plus gros fabricant mondial de voitures ».
Ca fait chaud au coeur d’entendre que c’est
un Africain qui a fait une telle découverte
!