San
Finna N°397 du
22 au 27 Janvier 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
CONFERENCE
DE PRESSE DE LA CONVENTION
DEMOCRATIQUE ET FEDERALE (CODEF)
C’est
le 18 janvier 2007 que le Bureau Politique National de
la Convention démocratique fédérale
(CODEF), présidé par le député
Fidèle Hien, a présenté le nouveau
parti qu’il dirige. C’était à
la maison des retraités Antoine Nanga à
Ouagadougou.
Le député
expliquera que, bien sûr, il avait dit vouloir se
retirer de la scène politique mais que «nous
nous sommes rendu compte que des hommes et des femmes
nous font confiance depuis plus de 10 ans". Ceci
explique donc cela.
La CODEF, pour ses initiateurs, n’est pas un parti
de plus. Elle entend « promouvoir une autre conception
de la politique ».
La CODEF a fait un constat peu flatteur de la situation
du pays, relevant « une pratique démocratique
de façade qui cache mal un pouvoir fortement influencé,
voire dominé, par des forces et des valeurs non
démocratiques ; une économie fragile, largement
dépendante d’un environnement écologique
instable, de coûts de facteurs peu compétitifs
et d’une corruption croissante du corps économique
et social ; une croissance insuffisante pour tamponner
une pauvreté qui gagne de plus en plus les couches
moyennes de la société ; le développement
de l’incivisme et de la violence comme réponse
à la mal gouvernance ; une crise de confiance grandissante
des citoyens en leur justice, convaincue d’inféodation
au système politique en place… ».
L’option politique de la CODEF est « l’alternance
politique obligatoire au sommet de l’Etat, une gouvernance
politique, une gouvernance politique bâtie sur la
responsabilité et l’imputabilité des
dirigeants ». Au plan économique et
social, la CODEF est « convaincue que la reconnaissance
et la promotion de l’initiative privée dans
une économie de marché constituent le cadre
le plus pertinent de mobilisation des efforts de construction
de la Nation ».
A l’occasion de cette conférence de presse,
la CODEF a informée qu’elle est parvenue,
avec des partis tels que la CDS, la CNDP et le MDR, partis
se réclamant de l’opposition, à créer
une union.
Fidèle Hien a regretté que le parti au pouvoir
n’ait pas été présent car "le
CDP doit assumer la responsabilité de la pourriture,
sinon qu'il débarrasse le plancher."
Fidèle Hien démentira également les
rumeurs de certaines personnes laissant croire que le
parti, qui est représenté dans 8 régions
sur 13 du Burkina, est un parti régionaliste. Et
pour finir, sachez que le Bureau exécutif est composé
de 35 personnes.