WEEK-END
STUDIEUX ET D’AGREMENT DE L’UNDD
Ce
week-end du 20 janvier 2007, après avoir bouclé
la réunion de son Bureau exécutif national,
les responsables du parti de la panthère se
sont ébranlés en plusieurs directions
du pays. D’abord au Sud Ouest : à Batié
pour y raccompagner les pèlerins et tailler
une bavette avec les militants, à Diébougou
pour des prises de contact, à Dano pour des
échanges avec des responsables du parti et
des enseignants.. ; ensuite, dans le Centre Ouest
pour y présenter les vœux à la
presse locale et tenir le deuxième Forum de
communication alternative.
San Finna,
qui était de la partie à Koudougou,
a pu en faire le résumé suivant.
A l’occasion de la cérémonie de
vœux, le président du parti entouré
de membres du BEN, de responsables régionaux,
provinciaux et communaux de l’UNDD, et en présence
d’une délégation de conseillers,
de sages…, et d’élèves et
étudiants, a présenté ses vœux
aux journalistes présents au nombre d’une
douzaine.
Il a expliqué que le parti a voulu rompre avec
les habitudes en délocalisant les vœux
à Koudougou et il a souhaité à
la presse des vœux de santé, de réussite
multiforme. Il a encouragé les journalistes
à persévérer dans leur dur sacerdoce
car ils sont les templiers de la démocratie.
Les journalistes, par les soins du président
de leur Coordination, Mathieu Valéa, ont retourné
les mêmes vœux à l’UNDD et
à son président, félicité
l’initiative première du genre de ces
vœux délocalisés, et souhaité
qu’ils soient suivis de prises en considération
des difficultés réelles qu’ils
rencontrent dans l’exécution de leur
sacerdoce.
Le président du parti en a pris acte en invitant
le président de la Coordination à prendre
contact avec le président régional Marcellin
Yaméogo pour les dispositions conséquentes
; cela a été reçu par un tonnerre
d’applaudissements et on est passé au
rituel du « tchin tchin » avant de faire
un sort à la collation.
La cérémonie débutée à
19 h 30 s’est poursuivie au-delà de 22
heures, marquée par des échanges très
nourris sur la situation nationale et internationale.
Le lendemain, tout aussi nombreux, les journalistes
se sont retrouvés avec des leaders de partis
politiques, d’associations, des enseignants,
des élèves et étudiants, dans
la salle bondée de la Direction des Sports
pour le deuxième FOCAL consacré au thème
suivant : « Le dialogue inter ivoirien : Un
recentrage à multiples facettes prometteur
à encourager ».
Tour à tour, Salif Kiemdé est intervenu
pour situer le cadre de ce FOCAL. Après quoi,
Marcellin Yaméogo, Commissaire national du
parti, est intervenu sur « La crise en Côte
d’Ivoire, rétrospective sur les relents
néo-colonialistes d’une guerre imposée
au pays d’Houphouët ». Il a été
suivi par Noël Yaméogo, Conciliateur du
parti, sur « La main tendue de Gbagbo à
Soro : une initiative aux multiples avantage à
encourager et à consolider ». Pour finir,
c’est Mathieu N’Do, Secrétaire
général à la communication et
porte parole du parti, qui exposera sur le sous thème
« Conquérir la paix durable pour la Côte
d’Ivoire et la sous région en trouvant
les réponses économiques et sociales
aux vrais déterminants de la crise ».
Me Hermann Yaméogo, Président du parti
prit alors la parole pour faire la synthèse
des communications en français et en moré
avant que l’échange interactif ne commence.
Il y a eu d’abord ceux qui ont félicité
l’initiative du FOCAL ou qui ont cherché
à mieux le comprendre. Là-dessus, les
explications n’ont pas manqué et qui
ont reposé sur la volonté de combler
les lacunes en matière de dialogue démocratique,
d’informations républicaines et de gestion
équilibrée des opinions, particulièrement
au niveau des médias d’Etat.
Ensuite, le dialogue inter ivoirien étant le
plat principal, les questions se sont naturellement
concentrées sur le sujet.
Le parti, qui a tant fait et tant endurer pour ce
dialogue, et qui préconise de l’encourager
parce qu’il y va de l’intérêt
de tous ne préjugerait-il pas de la capacité
de Guillaume Soro (qui n’est pas son propre
maître) de décider ? Certes, il peut
y avoir des arrière-pensées mais il
faut, dira Me Yaméogo, prendre acte des adhésions
multiples au dialogue inter ivoirien, celles des Nations
Unies, de l’Union Européenne, de la France,
du GTI mais aussi et surtout des premiers intéressés
eux-mêmes, à savoir les Forces Nouvelles
et leurs alliés houphouéttistes. On
ne peut pas au Burkina Faso, dans ces conditions,
être plus royaliste que le roi !
Nous devons surtout encourager à l’adhésion
sincère à cette politique de main tendue
parce que nous avons beaucoup à nous reprocher
dans la crise ivoirienne. A ce sujet, il a été
demandé à l’UNDD d’apprécier
ce que pourrait être la contribution de Blaise
Compaoré dans la crise ivoirienne, lui qui
doit être le prochain président en exercice
de la CEDEAO. Evidemment, ce furent des exhortations
à ce qu’il aille jusqu’au bout
car il y va aussi bien de son propre intérêt
que de ceux du Burkina et de la sous région.
Dans les échanges et réactions multiples,
il est aussi ressorti une préoccupation par
rapport justement aux recommandations du parti en
matière de gestion des flux migratoires : n’y
aurait-il pas contradiction à se réclamer
de l’intégration et de vouloir dans le
même temps contrarier la libre circulation des
personnes ? Les communicateurs ont montré que
cette incompatibilité n’existait pas,
que la régulation devait se faire par des incitations
financières, des financements selon le principe
de la discrimination positive pour aider les pays
en retard de développement et qui sont les
plus grands pourvoyeurs d’émigration
avec des investissements structurants qui retiennent
les populations.
Les mutineries perlées des militaires, les
élections législatives, la CENI, les
regroupements de partis politiques, ont fait l’objet
également de discussions. Ensuite, la situation
en Guinée, celle au Tchad, au Rwanda, en Centrafrique,
les élections dans l’Hexagone, la politique
africaine de la France.. , ont été abordées.
Là-dessus, les responsables du parti ont apporté
des réponses qui sont maintenant bien connues
de l’opinion. Il est ressorti de tous ces échanges
que les militaires, avec leur mutinerie, n’ont
fait que dire tout haut ce que beaucoup pensent tout
bas, que la crise de l’armée est un révélateur
de la crise nationale. Ce qui se passe à l’extérieur
a été analysé comme pouvant aussi
se passer au Burkina Faso puisque les mêmes
causes qui sont à l’origine de ces crises,
existent aussi chez nous. C’est le cas en particulier
pour l’impunité, le dévoiement
de la démocratie, la mal gouvernance que provoquent
généralement ceux qui se pérennisent
au pouvoir, mettant la vie politique et économique
sous coupe réglée.
Comme chaque chose a une fin, c’est dans les
remerciements et dans le souhait de renouveler les
fora à Koudougou que la manifestation, qui
avait commencé à 16 h 45 a pris fin
aux environs de 18 h 30.
LK/SK