Mise à jour le 21/01/2007
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San Finna N°397 du 22 au 27 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus"
  

Tribune de la femme

WEEK-END STUDIEUX ET D’AGREMENT DE L’UNDD

Ce week-end du 20 janvier 2007, après avoir bouclé la réunion de son Bureau exécutif national, les responsables du parti de la panthère se sont ébranlés en plusieurs directions du pays. D’abord au Sud Ouest : à Batié pour y raccompagner les pèlerins et tailler une bavette avec les militants, à Diébougou pour des prises de contact, à Dano pour des échanges avec des responsables du parti et des enseignants.. ; ensuite, dans le Centre Ouest pour y présenter les vœux à la presse locale et tenir le deuxième Forum de communication alternative.

San Finna, qui était de la partie à Koudougou, a pu en faire le résumé suivant.
A l’occasion de la cérémonie de vœux, le président du parti entouré de membres du BEN, de responsables régionaux, provinciaux et communaux de l’UNDD, et en présence d’une délégation de conseillers, de sages…, et d’élèves et étudiants, a présenté ses vœux aux journalistes présents au nombre d’une douzaine.

Il a expliqué que le parti a voulu rompre avec les habitudes en délocalisant les vœux à Koudougou et il a souhaité à la presse des vœux de santé, de réussite multiforme. Il a encouragé les journalistes à persévérer dans leur dur sacerdoce car ils sont les templiers de la démocratie.

Les journalistes, par les soins du président de leur Coordination, Mathieu Valéa, ont retourné les mêmes vœux à l’UNDD et à son président, félicité l’initiative première du genre de ces vœux délocalisés, et souhaité qu’ils soient suivis de prises en considération des difficultés réelles qu’ils rencontrent dans l’exécution de leur sacerdoce.

Le président du parti en a pris acte en invitant le président de la Coordination à prendre contact avec le président régional Marcellin Yaméogo pour les dispositions conséquentes ; cela a été reçu par un tonnerre d’applaudissements et on est passé au rituel du « tchin tchin » avant de faire un sort à la collation.
La cérémonie débutée à 19 h 30 s’est poursuivie au-delà de 22 heures, marquée par des échanges très nourris sur la situation nationale et internationale.

Le lendemain, tout aussi nombreux, les journalistes se sont retrouvés avec des leaders de partis politiques, d’associations, des enseignants, des élèves et étudiants, dans la salle bondée de la Direction des Sports pour le deuxième FOCAL consacré au thème suivant : « Le dialogue inter ivoirien : Un recentrage à multiples facettes prometteur à encourager ».

Tour à tour, Salif Kiemdé est intervenu pour situer le cadre de ce FOCAL. Après quoi, Marcellin Yaméogo, Commissaire national du parti, est intervenu sur « La crise en Côte d’Ivoire, rétrospective sur les relents néo-colonialistes d’une guerre imposée au pays d’Houphouët ». Il a été suivi par Noël Yaméogo, Conciliateur du parti, sur « La main tendue de Gbagbo à Soro : une initiative aux multiples avantage à encourager et à consolider ». Pour finir, c’est Mathieu N’Do, Secrétaire général à la communication et porte parole du parti, qui exposera sur le sous thème « Conquérir la paix durable pour la Côte d’Ivoire et la sous région en trouvant les réponses économiques et sociales aux vrais déterminants de la crise ».

Me Hermann Yaméogo, Président du parti prit alors la parole pour faire la synthèse des communications en français et en moré avant que l’échange interactif ne commence.

Il y a eu d’abord ceux qui ont félicité l’initiative du FOCAL ou qui ont cherché à mieux le comprendre. Là-dessus, les explications n’ont pas manqué et qui ont reposé sur la volonté de combler les lacunes en matière de dialogue démocratique, d’informations républicaines et de gestion équilibrée des opinions, particulièrement au niveau des médias d’Etat.

Ensuite, le dialogue inter ivoirien étant le plat principal, les questions se sont naturellement concentrées sur le sujet.

Le parti, qui a tant fait et tant endurer pour ce dialogue, et qui préconise de l’encourager parce qu’il y va de l’intérêt de tous ne préjugerait-il pas de la capacité de Guillaume Soro (qui n’est pas son propre maître) de décider ? Certes, il peut y avoir des arrière-pensées mais il faut, dira Me Yaméogo, prendre acte des adhésions multiples au dialogue inter ivoirien, celles des Nations Unies, de l’Union Européenne, de la France, du GTI mais aussi et surtout des premiers intéressés eux-mêmes, à savoir les Forces Nouvelles et leurs alliés houphouéttistes. On ne peut pas au Burkina Faso, dans ces conditions, être plus royaliste que le roi !

Nous devons surtout encourager à l’adhésion sincère à cette politique de main tendue parce que nous avons beaucoup à nous reprocher dans la crise ivoirienne. A ce sujet, il a été demandé à l’UNDD d’apprécier ce que pourrait être la contribution de Blaise Compaoré dans la crise ivoirienne, lui qui doit être le prochain président en exercice de la CEDEAO. Evidemment, ce furent des exhortations à ce qu’il aille jusqu’au bout car il y va aussi bien de son propre intérêt que de ceux du Burkina et de la sous région.

Dans les échanges et réactions multiples, il est aussi ressorti une préoccupation par rapport justement aux recommandations du parti en matière de gestion des flux migratoires : n’y aurait-il pas contradiction à se réclamer de l’intégration et de vouloir dans le même temps contrarier la libre circulation des personnes ? Les communicateurs ont montré que cette incompatibilité n’existait pas, que la régulation devait se faire par des incitations financières, des financements selon le principe de la discrimination positive pour aider les pays en retard de développement et qui sont les plus grands pourvoyeurs d’émigration avec des investissements structurants qui retiennent les populations.

Les mutineries perlées des militaires, les élections législatives, la CENI, les regroupements de partis politiques, ont fait l’objet également de discussions. Ensuite, la situation en Guinée, celle au Tchad, au Rwanda, en Centrafrique, les élections dans l’Hexagone, la politique africaine de la France.. , ont été abordées. Là-dessus, les responsables du parti ont apporté des réponses qui sont maintenant bien connues de l’opinion. Il est ressorti de tous ces échanges que les militaires, avec leur mutinerie, n’ont fait que dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, que la crise de l’armée est un révélateur de la crise nationale. Ce qui se passe à l’extérieur a été analysé comme pouvant aussi se passer au Burkina Faso puisque les mêmes causes qui sont à l’origine de ces crises, existent aussi chez nous. C’est le cas en particulier pour l’impunité, le dévoiement de la démocratie, la mal gouvernance que provoquent généralement ceux qui se pérennisent au pouvoir, mettant la vie politique et économique sous coupe réglée.

Comme chaque chose a une fin, c’est dans les remerciements et dans le souhait de renouveler les fora à Koudougou que la manifestation, qui avait commencé à 16 h 45 a pris fin aux environs de 18 h 30.

LK/SK





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