Mise à jour le 14/01/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°396
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope

PUBLICITES

Galerie de photos

 
 

LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni


RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°396 du 15 au 21 Janvier 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus" 

FEMMES EN NOIR DU FASO
MESSAGE DU 7 JANVIER 2007
SUR LA TOMBE DE NORBERT ZONGO

Le 1er dimanche du mois de janvier 2007, les Femmes en noir ont remis ça : inlassables, elles se sont retrouvées autour de la tombe de Norbert Zongo et de ses compagnons pour le mensuel témoignage de leur détermination à être la petite flamme inextinguible. Ce fut l’occasion pour elles, à travers leur message, de revenir sur l’idée de ce fonds de protection et de motivation pour favoriser les témoignages dans les dossiers sensibles. Comme pour leur donner raison, voilà que Moïse Ouédraogo, le frère du célèbre supplicié du Conseil de l’Entente, David Ouédraogo, se fait entendre dans une interview choc dans l’Evènement qui ouvre des perspectives tout aussi fortes que celles offertes par Robert Ménard de réouverture du dossier de Norbert Zongo. Du coup, la proposition des Femmes en noir se révèle encore plus nécessaire et urgente quand on connaît la propension qu’on a au Burkina Faso de faire taire les témoins gênants et d’effacer les indices compromettants dans les dossiers sensibles. Voici donc le message que les Femmes en noir ont livré le 7 janvier dernier au cimetière de Gounghin.


Norbert,

Le mois de décembre 2006 s’est achevé sans que, malgré des mobilisations conséquentes, la nouvelle de la réouverture de ton dossier ne tombe. Le pouvoir est resté sourd à notre appel, à celui du Collectif comme de bien d’autres structures et de partenaires.

Mais s’il s’entête à vouloir enterrer le dossier, nous nous entêterons à notre niveau à le déterrer sans tapage mais avec constance et détermination. Petit à petit, goutte à goutte, nous sommes persuadées que nous sortirons victorieuses de la lutte contre l’oubli et l’impunité.

Ce que nous souhaitons pour 2007, c’est que tous ceux qui ont élevé la voix après le non-lieu, au lieu de se murer dans le silence, continuent à donner de la voix, à s’engager davantage dans la lutte contre l’impunité ; cette impunité, qui prend de l’ampleur et qui aura eu une incidence dans les derniers évènements qui ont secoué tout le pays à la suite du meurtre d’un militaire par un policier. Les incitations à témoignage, par des motivations notamment financières et sécuritaires, peuvent aider à rompre les barrières de la peur et faire bouger les choses. Cela se fait dans beaucoup de pays dont les USA où une prime a été votée pour des renseignements afin de capturer Charles Taylor et dernièrement au Sénégal après l’assassinat de Oumar Lamine BADJI, Président du conseil régional de Ziguinchor où le Président Wade a proposé 50 millions de fcfa pour des informations sur ce crime. La même chose pourrait être appliquée dans des dossiers sensibles au Burkina Faso avec l’aide d’un Fond que pourraient soutenir des partenaires attachés à la lutte contre l’impunité.

Nous ne manquerons pas de revenir sur cette idée.

En attendant, Norbert, nous te disons « à nous revoir en début février » en espérant que d’autres bonnes volontés se joindront à nous dans cette lutte de longue haleine.


CRISE A L'ECOLE INTER-ETATS D'INGENIEURS DE L'EQUIPEMENT RURAL (EIER)

S’il est un des reproches souvent faits aux médias burkinabé, c’est l’indifférence volontaire ou involontaire qu’ils manifestent parfois par rapport à des questions catégorielles très sensibles. Et ce reproche est souvent formulé par des cercles aussi divers que ceux des étudiants de l’Unité de formation et de recherche en Sciences Humaines, des femmes balayeuses de Koudougou…

La question qui fait actuellement grand bruit en milieu estudiantin et qui n’a pas l’écho favorable au niveau médiatique, c’est la crise à L'Ecole inter-états d'Ingénieurs de l'Equipement Rural (EIER).

Ce label du panafricanisme va de plus en plus à la dérive.

En effet, depuis les dernières semaines du mois de décembre 2006, les étudiants de l’EIER ont déserté les amphithéâtres. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 15 décembre 2006 sur le site de Ouaga (NDLR : l’école a deux sites, celui de Ouaga et celui de Kamboinsé), ils réclamaient à l’époque, entre autres :

-l’accessibilité 24 h/24 h de la salle informatique pour permettre aux étudiants de mener leurs recherches

-l’accessibilité des salles de cours en dehors des heures de cours pour les besoins de travaux en groupe

-une précision sur la nature des diplômes sanctionnant leurs études car pour eux, l’administration entretient une confusion entre Master et diplôme d’ingénieur à travers un diplôme appelé Master d’ingénierie

Après un premier mouvement marqué par une marche de Kamboisé à Ouaga, ils furent reçus par le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et des ressources halieutiques pour échanger autour de leurs problèmes. Le Ministre Salif Diallo « himself » se serait joint à la réunion et aurait garanti aux étudiants la résolution de leurs problèmes à condition que ceux-ci reprennent les cours à la rentrée.

A la rentrée, les choses –au lieu d’évoluer positivement- ont régressé. Alors qu’il était prévu une rencontre tripartite, c’est-à-dire le Ministre, l’Administration de l’école et les étudiants, en lieu et place, il n’y a eu qu’une chaîne d’audiences : d’abord entre le SG du Ministère et les étudiants. Ces derniers ont eu le sentiment d’être méprisés et c’est pourquoi ils rechigneraient à reprendre les cours car ils veulent qu’on crée un cadre de concertation avec l’administration, qu’on leur donne l’assurance que les cours manqués seront assurés et que les devoirs qui n’ont pu se tenir seront reprogrammés.

Sur place, ce sont des étudiants solidaires que nous avons vus et qui se disent déterminés à se battre pour la protection de leur joyau.

A ce qu’on dit, à l’occasion de l’arrivée très prochaine du PCA de l’école, les étudiants entendraient à nouveau manifester.

SK






Site réalisé par Come Tell The World